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Danger ! Secte verte
Brochier Jean-Jacques
DIFFERENCE
10,15 €
Épuisé
EAN :9782729113889
Autant l'écologie est indispensable, autant l'intégrisme écologiste est insupportable. Son seul réflexe: le refus. Contre le nucléaire (même si c'est l'énergie la moins polluante), contre la voiture, contre la chasse, contre la pêche à la ligne, contre les organismes transgéniques (même s'ils permettent de se passer de quantité d'herbicides, d'insecticides catastrophiques pour l'environnement). Persuadé que la forêt hercynienne était plus étendue alors que la forêt en France aujourd'hui, que le bateau à voile est économiquement supérieur au bateau à moteur, que le retour à la chandelle et à l'eau de source est un progrès indéniable, il nous accable de son rousseauisme analphabète. Jean-Jacques Brochier met en garde contre ceux qui veulent faire notre bonheur malgré nous. Tant que ces âneries restaient des v?ux pieux, elles n'avaient guère d'importance mais, aujourd'hui, ceux qui les propagent réclament le pouvoir politique. Alors, méfions-nous de la secte verte!
Résumé : L'interdiction de fumer dans certains avions, et pourquoi pas, bientôt, dans les trains, ou dans la rue, est plus qu'une plaisanterie de mauvais goût : une atteinte caractérisée à notre liberté. Et le symptôme d'un phénomène plus grave encore : la condamnation, sous prétexte de santé, ou d'économie, de tous les plaisirs de la vie. Allons-nous, après des libérations difficilement conquises, retomber dans le carcan d'un moralisme écoeurant ? La défense du principe de plaisir est un impératif catégorique.
Résumé : Rédacteur en chef du Magazine Littéraire, Jean-Jacques Brochier livre chaque mois, depuis des années, sa fameuse " Chronique du Capricorne ". On surveille avec autant d'attention ce capricorne qu'on attend (ou attendait) les louanges ou les sermons des Poirot-Delpech, Frank, Rinaldi et autre Matignon. Jean-Jacques Brochier a sélectionné ici une quarantaine de ses meilleures chroniques écrites entre 1978 et 1983. On y retrouve, bien sûr, les plus grands noms de la littérature : Diderot, Sagan, Aragon, Sartre, Blondin, d'Ormesson, Céline qui côtoient Dominique de Roux, Jean-Edern Hallier. L'écriture est nette à l'image de la pensée ; les analyses claires et souvent audacieuses. Rien de convenu ni de négligé dans ces pages qui redonnent à la critique littéraire son sens le plus profond, le plus noble. Jean-Jacques Brochier est l'auteur de dix-sept ouvrages : romans, essais et pamphlets (dont le tabagique Je fume, et alors ?). Chasseur et amateur de cuisine, il a également écrit de nombreuses anthologies sur le gibier.
Créateur-réalisateur, pendant trente-cinq ans, des "dossiers" du Magazine littéraire, dont il fut le rédacteur en chef de 1967 à 2002, Jean-Jacques Brochier s'entretient avec sa collaboratrice Nadine Sautel de la lecture, épicentre de sa vie. Avec tendresse et humour, ce sartrien convaincu tourne autour du sujet comme le philosophe Husserl autour des faces du cube. Comment isoler une activité qui l'a fait romancier, essayiste, "nègre" , chasseur, cuisinier, dégustateur... et témoin éclairé d'un demi-siècle d'édition et d'histoire des idées ? L'auteur ne sépare pas les genres. L'art de la synthèse étant chez lui aussi allègre que le goût du jeu, il caracole aux frontières de l'autobiographie, vigoureusement mise "hors-je" . En lieu et place, il ranime en quelques traits le Saint-Germain des-Prés des années soixante où traînent Losfeld, Pauvert, Balland, Belfond... Au "village" , c'est la guerre froide. En toile de fond, communisme, existentialisme et structuralisme se livrent une lutte sans merci. A une altitude qui fait taire les rumeurs, Aragon passe. On croise Perec, Bazin, Mauriac ou Roland Barthes : le feuilleton peut commencer. Sa chaîne est le souvenir, sa trame l'amitié.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.