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Krabat ou la métamorphose du monde
Brezan Jurij ; Kudela Jean ; Scholze Dietrich
ESPACE INSTANT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782375720332
L'affaire commence par un dialogue avec Lucifer. Celui-ci a créé le duo Krabat-Reissenberg symbolisant le penseur et le pouvoir, éternellement condamnés à s'affronter. Krabat rappelle bien sûr le Faust de Goethe, qui devient Jan Serbin au nom identitaire et qui circule à travers les époques sans cesser d'être lui-même. Au départ paysan sorabe ne recherchant qu'une vie simple au pays du Bonheur ? qui évoque la Lusace ?, il est devenu un biologiste de renom, lauréat du prix Nobel. Après l'échec d'une tentation vulgaire, Lucifer lui dépêche l'éternel Reissenberg, qui lui offre des ponts d'or contre la formule que le savant détient. "Si j'avais la formule, réplique Jan Serbin, elle effacerait peu à peu de la terre l'humanité telle qu'elle est, et elle en ferait une autre. [...] Une humanité qui serait incapable de se penser vers le progrès et qui glisserait ainsi à reculons jusqu'à son point zéro."
Les proverbes tirés de la Bible se traduisent souvent mot à mot. Mais les autres sont le refl et, dans l'image qu'ils emploient, de l'histoire, des coutumes et de la culture du pays. En France, le vin donne lieu à une dizaine de proverbes. En anglais, "ship" , le bateau, intervient souvent. D'autres encore sont des vers d'auteurs célèbres : "L'habit ne fait pas le moine" est de Shakespeare. "Rien ne sert de courir, il faut partir à point" vient de La Fontaine. Monique Brézin-Rossignol nous offre ici une nouvelle édiO on augmentée.
L'idiotisme est une locution qu'on ne peut traduire littéralement. On peut en comprendre chaque mot sans en saisir le sens : She is at sixes and sevens / elle est sens dessus dessous On peut aussi en percevoir le sens, mais l'image employée n'est pas la même dans les deux langues : Porter le chapeau / to hold the bag Quand l'équivalent n'a pas été trouvé, l'expression est traduite, mais ne figure que dans l'une des entrées du dictionnaire. Elle est souvent le reflet de l'histoire ou de la culture du pays. Le Français perd son latin quand il ne comprend plus et pour l'Américain l'indien n'a rien de bon. L'Indian giver est celui qui reprendra ce qu'il a donné.
A Mrdusa-d'en-bas, village reculé de l'arrière-pays dalmate, les dirigeants du Front Populaire font la pluie et le beau temps. La pièce s'ouvre sur une réunion entre les dirigeants du comité local du Parti et les paysans, dont le but est de redynamiser la vie culturelle du village. La Chope, secrétaire du Parti et directeur de la coopérative agricole, demande à l'instituteur Skunca de mettre en scène Hamlet de Shakespeare, avec les villageois comme acteurs. Se confrontant à l'ignorance des paysans, Skunca se retrouve à réécrire complètement la pièce. Au lieu des vers de Shakespeare qui s'avèrent trop compliqués, on retrouve des lignes décasyllabiques, des interjections et l'écho de la phraséologie politique. Dans cette tragi-comédie burlesque, la mise en abîme de l'oeuvre de Shakespeare et sa structure dramatique sont un formidable miroir des relations entre les protagonistes de Mrdusa-d'en-bas et de la société yougoslave.
Dans mon métier, monsieur l'inspecteur, sachez que nous sommes informés de tout ce qui se passe ", dit l'antiquaire. Les deux hommes se retrouvèrent face à face. Le flic et le truand. La loi et l'affairisme assassin. Louis-Marie Brézac, inspecteur principal de la Police nationale, est le septième policier lauréat du Prix du Quai des Orfèvres. Prix du quai des orfèvres 1992
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.
A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.
Hikmet Nâzim ; Cingöz Noémi ; Maupaix Nicole ; Sou
Ceci est un rêve est une surprenante opérette, dans laquelle l'auteur orchestre avec humour et fantaisie un vaudeville oriental, riche en impostures et quiproquos, intrigues amoureuses et situations burlesques. Les passagers d'une croisière, sous l'effet de quelques cigarettes très spéciales, sombrent dans un rêve tout aussi particulier... Ferhad et Sirin, écrit en prison, est une histoire d'amour inspirée d'une légende populaire. On y retrouve l'intérêt de l'auteur pour les contes et les thèmes épiques. Ferhad, peintre décorateur, doit, pour retrouver sa bien-aimée, la princesse Sirin, percer une montagne pour amener l'eau jusqu'à la ville, où le peuple meurt de soif. Ivan Ivanovitch a-t-il existé? était jusqu'à présent la seule pièce de Nâzim Hikmet à avoir été publiée en français. L'auteur explore le réalisme socialiste, mais toujours avec le même regard critique, contre le culte de la personnalité et le régime stalinien.