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La représentation de Hamlet au village de Mrdusa-d'en-bas
Bresan Ivo
ESPACE INSTANT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782915037500
A Mrdusa-d'en-bas, village reculé de l'arrière-pays dalmate, les dirigeants du Front Populaire font la pluie et le beau temps. La pièce s'ouvre sur une réunion entre les dirigeants du comité local du Parti et les paysans, dont le but est de redynamiser la vie culturelle du village. La Chope, secrétaire du Parti et directeur de la coopérative agricole, demande à l'instituteur Skunca de mettre en scène Hamlet de Shakespeare, avec les villageois comme acteurs. Se confrontant à l'ignorance des paysans, Skunca se retrouve à réécrire complètement la pièce. Au lieu des vers de Shakespeare qui s'avèrent trop compliqués, on retrouve des lignes décasyllabiques, des interjections et l'écho de la phraséologie politique. Dans cette tragi-comédie burlesque, la mise en abîme de l'oeuvre de Shakespeare et sa structure dramatique sont un formidable miroir des relations entre les protagonistes de Mrdusa-d'en-bas et de la société yougoslave.
Enfants, femmes et vieux : trois zones affectives, trois régions du réel dont les coutumes sont différentes bien qu'on y parle une même langue. Un discours trois fois réitéré sur l'absence de ceux qui sont les seuls à même de donner un sens au monde et faute desquels les vieux pourrissent, les femmes se tuent et les enfants dévorent : les maîtres. Trois romans qui n'en font qu'un seul, tant il est vrai que ce n'est que par l'accumulation de ces trois visions que le monde devient un tout. Vrai et fabuleux, fabuleux par la force de sa vérité, l'univers de Nicolae Breban, qui n'est pas sans rappeler ceux d'un Tchékhov ou d'un Dostoïevski, est un noeud de drames dont l'écrivain se sert pour explorer les forces occultes et primordiales qui nous gouvernent. Car ce n'est que grâce aux personnages que l'on peut apercevoir, comme à travers les verres vivants d'un immense appareil optique, au plus profond du monde, l'horlogerie secrète dont seul les maîtres ont conscience.
Résumé : L'affaire commence par un dialogue avec Lucifer. Celui-ci a créé le duo Krabat-Reissenberg symbolisant le penseur et le pouvoir, éternellement condamnés à s'affronter. Krabat rappelle bien sûr le Faust de Goethe, qui devient Jan Serbin au nom identitaire et qui circule à travers les époques sans cesser d'être lui-même. Au départ paysan sorabe ne recherchant qu'une vie simple au pays du Bonheur ? qui évoque la Lusace ?, il est devenu un biologiste de renom, lauréat du prix Nobel. Après l'échec d'une tentation vulgaire, Lucifer lui dépêche l'éternel Reissenberg, qui lui offre des ponts d'or contre la formule que le savant détient. "Si j'avais la formule, réplique Jan Serbin, elle effacerait peu à peu de la terre l'humanité telle qu'elle est, et elle en ferait une autre. [...] Une humanité qui serait incapable de se penser vers le progrès et qui glisserait ainsi à reculons jusqu'à son point zéro."
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
L'action d'Angry Bird se déroule dans un village qui voit naître un conflit religieux entre ses habitants. Autrefois vivant en bonne intelligence, ils doivent à présent faire face à une radicalisation d'un autre âge. Dans le même temps, deux adolescents, l'un issu d'une famille chrétienne et l'autre d'une famille musulmane, se découvrent mutuellement, autour d'une tablette électronique. Ils se retrouvent ainsi chaque soir pour jouer ensemble, alors que leurs pères tentent de se dresser contre ce rapprochement et que la tension monte tout autour d'eux. Mais ces Roméo et Juliette du Caucase décident de créer leur propre jeu. Le village, les parents et les dieux deviennent les jouets d'une lutte cruelle et impitoyable, à la fin apocalyptique. Le jeu devient plus brutal encore que la réalité et prend une dimension prophétique.
En prison, deux criminels planifient des cambriolages qui, invariablement ratés, les ramènent sans cesse à leur cellule de départ. Un guide philosophe et un sans-logis tombent sur le sac d'un écrivain dans lequel se trouvent une bombe prête à exploser quatre-vingts jours plus tard et un bout de papier sur lequel figure une adresse qui les lancera à la recherche de l'écrivain. Deux inspecteurs à la table surdimensionnée de leur laboratoire analysent, révisent et répètent les traces laissées par un meurtrier... Trois espaces, trois mondes, trois temps : vingt ans du parcours d'un criminel, quatre-vingts jours sur la route d'un sans-logis, vingt-quatre heures de la vie d'un inspecteur. Trois épisodes qui pour nous lecteurs se déroulent en un même lieu et en même temps.