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L'interview
Breyne Mathias de
SULLIVER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782351220849
Derrière le dialogue entre intervieweur et interviewé qui court tout au long du livre, se révèle vite l'introspection ludique d'un auteur qui utilise cette forme vivante afin, réellement, de s'interroger sur son écriture, sur son existence et sur le monde auquel les deux sont confrontées. La spontanéité et la complicité des deux voix, parfois leurs taquineries, leurs attaques à fleuret moucheté, soutenues par de savoureuses inventions langagières, amènent le lecteur à se prendre d'amitié pour ces "deux" compères et peut-être ira-t-il jusqu'à s'identifier à eux, se voyant lui aussi croqué par ce jubilatoire autoportrait collectif. Car, dans ce jeu subtil où l'humour et l'autodérision ont la part belle, c'est bien nos aspirations à tous, nos élans, mais aussi nos fragilités qui sont évoqués, même si la vie de l'auteur est clairement ancrée dans un temps et dans un lieu : le Buenos Aires et l'Argentine d'aujourd'hui, dont l'atmosphère imprègne et pimente le livre, ajoutant encore à son originalité.
Il y a des voyages qu'on préférerait ne pas faire. Des voyages dont on se dit qu'ils ne valent pas la peine d'être vécus, car on croit en connaître tous les recoins, toutes les fins et les peines. Pourtant, même si on aurait voulu éviter ce long voyage-là, celui d'un ami parti trop tôt, on réalise qu'il s'agit d'un des plus beaux voyages de la vie ; ce voyage incessant, ce voyage de l'accompagnement et non de l'éloignement que l'on vivra avec l'ami parti non pas pour toujours, mais avant nous. Deux choix se présentent alors: laisser l'ami voguer seul, à tout jamais, ou voguer avec lui - comme avant -, et passer, ensemble, d'un monde à l'autre, les deux n'étant désormais qu'un. Avec En voyage avec mon ami mort, Mathias de Breyne, géographe des sentiments, nous offre une ode bouleversante à l'amitié et à l'errance, convaincu que la mémoire est une longue rue paisible qui mène à un petit pont en bois.
La vie de Magda, une jeune secrétaire allemande, bascule le jour où elle entre au service de Himmler, le chef des SS. Les journées s'enchaînent : envoyer des invitations pour des réceptions, demander des devis pour la construction de camps de concentration et obéir à un homme qu'elle méprise. Mais en secret, Magda mène une double vie. Le soir, elle entre dans la clandestinité et travaille pour la Résistance. Un jeu dangereux où la jeune femme risque la mort à chaque instant. C'est le prix à payer pour protéger l'homme qu'elle aime, un résistant qui combat le nazisme... Quarante ans plus tard, sa petite-fille Nina découvre des documents troublants datant de la Seconde Guerre mondiale. Dans les ruines d'un passé que sa grand-mère a tenté d'oublier, elle lève peu à peu le voile sur les mystères de l'histoire familiale. Des secrets qui vont bouleverser sa vie à tout jamais...
Je vous préviens tout de suite, ça va être chiant, interminable, chiant et interminable, autant insister maintenant oui, car autrement vous pourriez m'en vouloir, oui, terriblement ennuyeux, ah ! quel ennui je vous entends déjà d'ici du début à la fin du premier mot, oui, du premier au dernier mot, il n'y aura rien à en tirer, même pas cette dernière phrase qui a au moins pour intérêt de prévenir et bien non, même pas elle, ah ! quel gâchis, quelle perte de temps vous direz-vous après l'avoir lu, ce texte quelle inutilité. "
Nous n'avons jamais vu autant de papas à la sortie des écoles, dans les aires de jeux, dans les activités extrascolaires. Si les choses ont réellement changé, c'est justement parce que certains de ces pères, les "nouveaux papas" se sont rendu compte combien l'enfant était en attente de cela, d'une part, et combien ils étaient eux-mêmes dans une attente de paternité. Aujourd'hui, la société évolue, le père a un défi merveilleux à relever : prouver qu'il peut être papa à temps plein, à la hauteur de la tâche, au rendez-vous de son enfant. Ce livre contient : - des éclairages sur la paternité : comment s'y préparer, s'impliquer, accompagner son enfant dans tous les stades de son éveil, sans laisser les clichés ternir ce rôle ; - une multitude de conseils efficaces et éprouvés qui complètent ces 10 clés pour réinventer le quotidien, grandir avec son enfant et resserrer chaque jour davantage le lien. Pour plus de conseils et d'astuces, rendez-vous sur parentips.fr.
Grand écrivain dont le style était unanimement admiré, même par ses adversaires, Jean-Jacques Rousseau n'avait pas cependant l'écriture facile. De cet ennemi de la correspondance, ne nous sont pas moins parvenues quelque 2 700 lettres écrites de 1730 à 1778. Une vie d'homme n'est pas uniforme, et celle de Rousseau moins que toute autre, aussi ses lettres sont-elles d'une grande diversité. Certaines sont familières ou personnelles, révélatrices d'un tempérament susceptible de passions ardentes. Certaines, touchantes, vont à celle qui partagea son quotidien pendant trente-trois ans et n'hésita jamais, à partir de 1762, à le suivre dans son exil. La correspondance révèle aussi, chez ce solitaire par choix et par force, son besoin d'autrui, son exigence de compréhension toujours déçue, sa conception intransigeante de l'amitié. "Je fus ami si jamais homme le fut", assure-t-il dans Les Confessions. Autre Rousseau encore, et qu'on ne pouvait ignorer, le philosophe qui constitue son "magasin d'idées" et surtout, en 1756, la lettre qu'il adresse, sur la Providence et la théodicée, au Voltaire du Poème sur le désastre de Lisbonne. Autre Rousseau enfin, celui qui s'exprime, de plus en plus angoissé, quand, après les désastres de Môtiers et de l'île de Saint-Pierre, il pénètre dans l'univers effrayant de la paranoïa des dernières années. Il serait artificiel de présenter cette correspondance selon un ordre thématique. Mais suivies une à une, dans l'ordre chronologique, les 78 lettres de ce florilège font percevoir les étapes successives d'une vie, d'une carrière et d'une pensée.
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.