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TURQUOISE
BRAMANTI/DEBOMY
CAHIER DESSINE
23,35 €
Épuisé
EAN :9782283025581
Les politiciens étaient venus de la capitale pour diffuser des paroles malveillantes, et les premiers miliciens étaient apparus sur la colline. Le régime en place avait décidé l'extermination de la minorité. Il jugeait cette "mauvaise ethnie" acquise à la rébellion armée du Front patriotique. Décidé à garder le pouvoir coûte que coûte, il avait su convaincre la population que l'éradication de ces "ennemis de l'intérieur" était une nécessité. Entre huit cent mille et un million de personnes avaient péri en trois mois. Sur sa colline, elle était la seule survivante du génocide, la seule à conserver le souvenir des siens. Sa famille, ses amis, son village: tout semblait à jamais effacé. Les caméras de télévision étaient pourtant venues, mais trop tard, après les massacres. Les journalistes cherchaient-ils à témoigner du drame ou juste à saluer l'abnégation des soldats du "seul pays de la communauté internationale à avoir tenté quelque chose"? Cette histoire, c'est aussi l'histoire d'une rescapée.
Inconnus du grand public, les éducateurs techniques spécialisés (ETS) exercent principalement leurs fonctions au sein des services et des établissements du secteur social et médico-social. Responsables de l'accompagnement socio-éducatif, de l'apprentissage et de la formation professionnelle ainsi que de l'encadrement à la production dans un atelier, les ETS accompagnent aujourd'hui un public diversifié en situation de handicap mental, physique, psychique ou social. Dès l'origine, les ETS ont occupé une position située à l'interface du secteur éducatif et du monde du travail. Ils se distinguent par le fait de posséder à la fois un diplôme de l'enseignement technique, une expérience professionnelle et des connaissances acquises au sein des centres de formation du travail social. Depuis la réforme de 2005 qui crée le diplôme d'Etat d'éducateur technique spécialisé (DEETS), la formation, jusqu'ici réservée aux personnes en situation d'emploi d'éducateur technique ou de moniteur d'atelier, est désormais accessible à tout détenteur d'un diplôme, certificat ou titre de l'enseignement technique équivalent au niveau du baccalauréat. Les auteurs s'efforcent de donner les clés de lecture permettant de connaître et de comprendre ce monde professionnel complexe, en pleine mutation et encore peu connu. Cet ouvrage de référence s'adresse aux étudiants de la filière éducative ou en sciences humaines et sociales, aux professionnels et aux formateurs du secteur social, aux enseignants-chercheurs ou encore à toute personne souhaitant s'informer des réalités du métier d'ETS.
J'aime plus Noël. Avant j'aimais Noël. Maintenant j'aime plus Noël. On m'aime plus, parce que j'aime plus Noël. C'est pas une raison. J'ai mes raisons.
Le Tendre Serge ; Guéno Jean-Pierre ; Bramanti Jea
A l'âge de l'insouciance, où ils n'auraient dû connaître que de simples chagrins d'enfants, projetés dans la guerre, marqués d'une étoile jaune et souvent séparés de leurs parents, des milliers d'enfants ont dû apprendre à se méfier, à mentir, à se cacher. Leurs souvenirs, la plupart du temps amers et douloureux, les ont également rendus plus forts. Du moins, pour ceux qui trouvèrent amour et protection auprès des "Justes" qui les cachèrent en dépit du danger. Ces enfants ont noté leurs souvenirs dans des lettres, des journaux intimes et divers récits autobiographiques. Ils constituent un témoignage sans prix, attestant des parts d'ombre et de lumière de notre Histoire, qui ne doivent jamais tomber dans l'oubli.
Au début des années 70, un jeune dessinateur qui signe Fournier commence à s?attaquer, dans les pages de Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à tous les pollueurs de la planète, des pétroliers du Torrey Canyon, aux chimistes de l?agro-alimentaire, en passant par les promoteurs du100% nucléaire, jusqu?aux arracheurs de haies et autres bétonneurs. Franc-tireur d?une résistance qui ne s?appelait pas encore écologique, Pierre Fournier réussit à alerter de nombreux contestataires, dont certains rescapés des communautés d?après 1968. Ces écolos n?ont pas de chef, pas de mouvement structuré, mais Fournier, en porte-parole véhément et en polémiste pugnace, dispose d?une tribune nationale avec Charlie-Hebdo, relayée en novembre 1972 par la création de son propre mensuel: La Gueule Ouverte. Les manifestations antinucléaires se succèdent et déplacent des milliers de personnes, un peu partout en France. Mais le 15 février 1973, Fournier meurt subitement d?une crise cardiaque. Il a trente-six ans. EDF et Rhône-Poulenc, réunis et soulagés, lui offrent virtuellement une somptueuse couronne mortuaire sous la plume de Cabu. Peu avant sa mort, entraîné dans ce combat militant, Fournier se prenait à regretter le temps où le dessin était sa véritable passion; il souhaitait retourner à ses crayons, dans la montagne de son enfance, en Savoie. Ce sont précisément les carnets de cette époque d?avant Charlie-Hebdo, et d?avant La Gueule Ouverte, que ce volume propose de faire découvrir en publiant près de 200 dessins demeurés inédits, dessins surprenants, pris sur le vif, dans le métro, dans les bars, à la maison ou en pleine nature. Le regard intime d?un visionnaire.
Résumé : C'est au Japon que Noyau a dessiné ses premiers livres-objets. Dessiné ? Oui, mais avec les doigts trempés dans la gouache noire. Poses érotiques, explosions orales, anales ou génitales, il a fait danser ses personnages sur de grandes feuilles qu'il a assemblées en différents albums. Et chaque album, limité à un exemplaire unique, fut exposé dans une galerie, soigneusement refermé sur une table, pour surtout ne rien donner à voir. Car Noyau, pudique et secret comme tous les excessifs, s'ingénie à tout dissimuler ; mais ses livres s'ouvrent soudain et les voilà qui révèlent le fruit longtemps défendu d'un dessinateur virtuose.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.