Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Taos Amrouche, romancière. Document
Brahimi Denise
JOELLE LOSFELD
14,76 €
Épuisé
EAN :9782909906577
Taos Amrouche est convaincue qu'il n'y a de littérature qu'à partir de ce qu'on a vécu soi-même. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne saurait parler que de soi, mais que n'en pas parler est une fuite. Ses romans tournent autour d'un enjeu essentiel, parce qu'il est de l'ordre de la vérité. Taos attaque la difficulté de manière à chaque fois différente quoique avec un même acharnement. Elle varie son angle d'attaque, mais sa combativité reste immuable. Paradoxalement, cette intensité vitale va de pair avec les constats d'échec qui sont l'autre trait constant des autres romans. Ils se disent sur les tons les plus variés, de l'étonnement à la colère, de l'enthousiasme au désespoir, de l'obstination à l'abattement. Leur point commun est un engagement affectif sans réserve, où Stendhal aurait vu un exemple de "sublime naïveté". "
Résumé : " Faites courir une ligne circulaire, partant, si vous voulez, de Cluis-Dessous, qui est le point de mire de tous les horizons de la Vallée Noire, et faites-la passer par toutes les hauteurs qui enferment et protègent notre bocage... Dirigez votre ligne d'enceinte vers les plateaux... De là vous dirigez votre vol d'oiseau vers les bois du Magnié, où la Vallée s'abaisse et se perd avec les cours de l'Indre dans les brandes d'Ardentes... " C'est ainsi que George Sand inventa la Vallée Noire. La carte qu'elle en traça demeure ignorée des géographes et des administrateurs. Pourtant cette vallée attire de nombreux visiteurs en quête de cette heure magique où l'horizon noyé de bleu vire au violet pour s'assombrir et se recouvrir d'un voile noir profond. La Vallée Noire est semblable à la femme voilée, elle vous fascine mais nul ne pourra jamais percer le mystère de son regard.
En France, on considère comme littératures francophones celles qui utilisent le français comme langue, mais pour exprimer leur propre culture et civilisation, différente de l'hexagonale. La question de la langue est intimement liée à celle de ces littératures, au moins de deux façons. D'abord parce que le français a dû s'adapter et parfois se modifier pour exprimer des réalités différentes de celles dans lesquelles il s'est progressivement constitué en langue nationale. Ensuite parce que ces autres réalités, en retour, l'ont enrichi et ont contribué à son évolution. Il fallait inventer pour le dire une démarche qui permette de croiser les faits de langue et les faits littéraires. La présence du français hors de France est presque aussi ancienne que son développement sur le territoire qui s'est peu à peu constitué comme français. Historiquement, on suivra au fil des siècles cette double installation et confirmation du français comme langue. Du fait de cette histoire, les littératures francophones occupent des territoires géographiques bien distincts, groupés en plusieurs ensembles, dont certains correspondent à d'anciennes colonies. Mais les littératures nationales francophones ne se sont le plus souvent développées qu'après la décolonisation. La francophonie ou usage du français hors de l'Hexagone pose évidemment des problèmes qui constituent une problématique d'ensemble, même si ses aspects sont parfois contradictoires, l'usage du français étant tantôt revendiqué tantôt contesté, tantôt prôné tantôt combattu. Il n'y en a pas moins une thématique commune aux littératures francophones, ici étudiées à travers une dizaine de sujets récurrents.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère