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A la découverte de Simenon romancier
Brahimi Denise
MINERVE
22,40 €
Épuisé
EAN :9782869311251
Tout le monde a lu Simenon et connaît le commissaire Maigret. Et pourtant, n'est-ce pas un leurre que de se fier à ces premières approches et aux déclarations tonitruantes, voire provocatrices, de l'auteur lui-même ? En lisant ses romans de très près, on fait quelques découvertes inattendues, d'autant plus précieuses qu'elles révèlent la profondeur d'un écrivain réputé facile d'accès. On verra dans ce livre à quel point Simenon est imprégné par la lecture des romanciers qui sont ses précurseurs ou ses contemporains. Peu porté sur le roman historique, il écrit plutôt dans les marges de l'Histoire, au plus près de la vie des gens. Incroyable défilé de toutes les catégories sociales jusqu'à la plus humble, celle des clochards, pour lesquels il éprouve une véritable fascination. Fasciné aussi par l'insaisissable sexualité qui n'est pas sans rapport avec la folie, il les explore l'une et l'autre en se tondant sur une connaissance approfondie de la psychiatrie. Cependant, il la sait aussi insuffisante qu'indispensable, et inévitablement déformée par la machine judiciaire. C'est pourquoi il l'inclut dans une exploration plus vaste et proprement romanesque. Et tout cela sur le ton le plus naturel du monde, qui s'avère la plus subtile des feintes. Tant il est vrai que, chez Simenon aussi, le réel est un effet de l'art. Lire ses romans, c'est traverser les apparences, non s'y complaire. Qu'on en fasse l'essai : le résultat est impressionnant.
Résumé : Ce roman a ouvert à son auteur, déjà connu, les portes de la notoriété. Celle-ci se confirmera deux ans plus tard avec le prix Goncourt pour sa suite... La Nuit sacrée ! Articulant avec brio le mystère du récit oriental et l'efficacité du roman moderne, Tahar Ben Jelloun met en scène la folie d'un père de filles qui ne rêve que d'un fils et qui, contre les lois de la nature, décide de faire de sa dernière fille... un garçon ! Il l'élève comme tel(le) jusqu'à libérer cet(te) enfant de ce poids à sa mort, en laissant ouverte la possibilité ou non d'habiter son corps après une éducation masculine.
Un téléfilm français n'est pas une série américaine, non seulement parce qu'il n'a souvent qu'un épisode et va rarement au-delà de quatre mais parce que ses intentions et ses contenus sont très différents. Pourquoi attribuer des vertus initiatiques à ce genre télévisuel qui semble voué au pur divertissement ? Parce qu'il joue certainement un rôle positif dans notre adaptation nécessaire et pourtant difficile à l'évolution rapide, saisissante de la société. Dans le domaine des moeurs, il nous montre des femmes qui travaillent, qui acceptent souvent des fonctions politiques ou civiques et une nouvelle famille française, recomposée ou pas, où les rapports parents/enfants n'ont à peu près rien de commun avec ceux des générations précédentes. Le téléfilm nous parle aussi du passé récent de cette société qui change si vite sous nos yeux : il en évoque l'histoire de manière vivante, à travers des personnages ou des épisodes plus ou moins connus. C'est ainsi qu'il est presque le seul lieu qui donne à voir l'histoire sociale, la fin des mines, des industries et des ouvriers. Nous devrions être plus attentifs à ce qu'il nous dit, sous les apparences de la facilité.
Taos Amrouche est convaincue qu'il n'y a de littérature qu'à partir de ce qu'on a vécu soi-même. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne saurait parler que de soi, mais que n'en pas parler est une fuite. Ses romans tournent autour d'un enjeu essentiel, parce qu'il est de l'ordre de la vérité. Taos attaque la difficulté de manière à chaque fois différente quoique avec un même acharnement. Elle varie son angle d'attaque, mais sa combativité reste immuable. Paradoxalement, cette intensité vitale va de pair avec les constats d'échec qui sont l'autre trait constant des autres romans. Ils se disent sur les tons les plus variés, de l'étonnement à la colère, de l'enthousiasme au désespoir, de l'obstination à l'abattement. Leur point commun est un engagement affectif sans réserve, où Stendhal aurait vu un exemple de "sublime naïveté". "
Résumé : Stages de formation, stages de conversion, informatique dès l'école primaire, technologie dès le collège, rénovation des L.E.E. La crise, le chômage et l'explosion technologique ont projeté ces problèmes aux avant-scènes de l'actualité. Moderniser la formation ? Comment ? Pour quel avenir ? Pour quelle société ? Ces questions, B. CHARLOT et M. FIGEAT les posent à l'histoire de la formation des ouvriers. Histoire de l'apprentissage du métier et de la condition ouvrière, que jalonnent l'école primaire puis les diverses institutions d'enseignement technique et professionnel. Histoire des stratégies du patronat, des ouvriers, des jeunes et de l'Etat face au marché de l'emploi. Donc aussi histoire de la lutte contre le chômage, avec son cortège de racisme, de sexisme et d'attitudes anti jeunes, histoire des politiques patronales et gouvernementales, et même... histoire militaire ! Histoire sociale, politique et idéologique de la formation des ouvriers et des techniciens, où se jouent le développement industriel, l'avenir de la classe ouvrière, lés choix de société. Histoire pour les historiens, mais aussi, et tout autant, pour les parents, les enseignants, les syndicalistes, les économistes et les politiques. Sans que jamais les auteurs éludent les enjeux politiques, c'est-à-dire les questions brûlantes d'aujourd'hui. Histoire de notre présent et de notre avenir autant que de notre passé.