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Sables
Bouziane Anissa M. ; Larsen Laurence
MAUCONDUIT
24,00 €
Épuisé
EAN :9791090566279
Je suis venue au Sahara pour y être enterrée ". Ainsi commence l'histoire de Jeehan Nathaar. Née de père marocain et de mère française, elle a quitté New York où elle a vécu la plus grande partie de son existence après avoir assisté à l'effondrement des tours du World Trade Center. Avec elles, son rêve américain s'écroule et le regard des autres la fait se sentir étrangère, comme nombre de musulmans depuis le 11 septembre 2001. S'ensuit une quête d'identité et le retour à la patrie, où elle se trouve impliquée dans un combat pour sauver des migrants clandestins. Cartographie du clivage entre Occident et Orient, le roman oscille entre les débris de Manhattan dans les jours qui suivent le 11 septembre et les sables de Lalla et Aliah, la plus haute dune du désert marocain. Jehaan va y renaître après s'y être fait enliser.
La traversée de l'océan regroupe une variété de poèmes qui explorent les nombreux phénomènes qui parsèment la vie et en font sa beauté. Parmi ces thèmes, on retrouve l'amour, la naissance, la tristesse et l'adversité, pour n'en citer que quelques-uns.
Inspiré d'un fait réel, le roman Le sang ne change pas de couleur raconte le destin croisé de trois femmes (Mira, Aicha et Sophia) au maquis. Placées à l'arrière de la résistance armée algérienne durant la guerre de libération comme cuisinière ou encore infirmière, elles racontent les horreurs de la guerre et les drames indescriptibles que celle-ci entraîne aussi bien chez les maquisards acculés par les bombes, les ratissages et la faim que chez les soldats français, pour partie gravement blessés et à qui on a confisqué le meilleur de leur vie : leur jeunesse.
Depuis Mai 68, on a l'habitude de voir des jeunes gens rallier une foule, former une foule, mais cela n'a pas toujours été le cas. Les grands mouvements politiques des années 1920 et 1930 ont amené diverses personnes à se joindre à des rassemblements urbains, dont une catégorie de la population nouvellement prise en compte : les adolescents. Leur introduction dans les masses humaines a généré plusieurs récits tout au long de l'entre-deux-guerres. Ce sont ces récits qu'étudie ce livre, lequel tente de comprendre pourquoi l'association de la foule et de l'adolescent figure avec autant de force dans plusieurs textes littéraires de la première moitié du XXe siècle. Par le biais de lectures sociocritiques des Beaux quartiers de Louis Aragon (1936), de La conspiration de Paul Nizan (1938) et du Sursis de Jean-Paul Sartre (1945), il montre comment ce motif particulier permet de révéler des tensions qui traversent l'imaginaire social. L'étude convoque en appui à la démonstration nombre de fictions (Les Thibault, Mort à crédit, Les hommes de bonne volonté, La chronique des Pasquier, etc.) qui entrent en rapport avec ces trois oeuvres. Toutes ces publications littéraires sont lues en interaction avec un ensemble composé de textes médicaux, politiques, religieux et urbanistiques.
Résumé : Rien ne semble résister au raï : ni les pressions, ni les modes, ni les frontières... Cette musique épicée, née au c?ur de l'Algérie, fait aujourd'hui le tour du monde et triomphe partout... comme si une magie l'entourait ! Musique de la rue, évoquant les joies et les souffrances d'un peuple (raï signifie " parole, témoignage "), musique d'une jeunesse souvent déracinée, le raï est aujourd'hui le symbole de tous les métissages. Un formidable bouillon de culture, dont les héros ont pour noms Fadéla, Hasni, Khaled, Mami, Faudel ou Raï Kum... Bouziane Daoudi, journaliste à Libération et grand spécialiste de cette musique depuis plus de quinze ans, retrace cette folle aventure partie d'Oran, il y a bien longtemps, pour mettre aujourd'hui le feu à la planète entière.
Frappier Alain ; Frappier Désirée ; Stora Benjamin
Résumé : Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l'indépendance de l'Algérie devient inéluctable. L'OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d'un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de " OAS assassins ", " Paix en Algérie ". La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l'impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier. C'est une véritable histoire dans l'Histoire à laquelle nous invite l'auteur, restituant ce témoignage intime dans son contexte historique et tragique, tout en nous immergeant dans l'ambiance des années soixante : flippers, pick-ups, surboums, Nouvelle Vague, irruption de la société de consommation.
Une jeune femme de 33 ans, brûlée et défigurée dans un accident de voiture, découvre la double peine qui lui est infligée : la mutilation physique, irrémédiable, mais aussi l’assignation par les autres à la monstruosité et au renoncement à vivre "normalement". Animée d’une détermination implacable, elle parvient à reconstruire sa vie, entre à l’université, développe des talents de conteuse et d’écrivaine. Tout cela au prix d’un long calvaire et d’une lutte de tous les instants pour affronter le regard de l’autre, souvent scandalisé qu’une femme autant handicapée sorte de la voie que le destin lui a tracée. C’est ce parcours étonnant, cette résilience que Pauline Picquet raconte dans son livre, choisissant de composer des fragments et de les présenter sous la forme d’un abécédaire dans lequel le lecteur est happé comme dans un roman. Ce récit, cru et violent, a été refusé par plusieurs éditeurs qui l’ont jugé trop dur, dérangeant, voire culpabilisant. Les éditions du Mauconduit estiment au contraire que la force et la dignité de ce témoignage l’emporte sur l’horreur, qu’il questionne tout un chacun sur sa propre force de vie et sur sa relation à l’humain.
Dans un récit foisonnant qui met en scène trois générations, Anne-Marie Sandrini évoque la famille de danseurs dont elle est l'héritière : sa grand-mère, Emma, célèbre danseuse étoile de l'Opéra de Paris, son père, Pierre Sandrini, qui étudie la danse à Garnier avant de bifurquer vers le music-hall et de créer le Bal Tabarin - cabaret qui attira le Tout-Paris des années trente -, mais aussi sa mère, Andrée Rapo, magnifique danseuse classique convertie au cancan, ou encore son mystérieux grand-père... A travers ce témoignage émouvant, la "petite Sandrini" fait bien plus que raconter une saga familiale : en allant à la recherche de ses "racines dansantes", elle analyse son propre parcours de danseuse, sa démission de l'Opéra Garnier où son nom devenait trop lourd à porter, et son engagement passionné, des années plus tard, pour l'enseignement et la transmission de la danse auprès des jeunes générations.
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?