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Situer le fascisme. L'addition italienne des extrêmes 1914-1945
Bouthillon Fabrice
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204165457
Depuis que la Révolution française a séparé la Gauche et la Droite, les démocraties sont gouvernées au centre, par l'exclusion des forces politiques les plus radicales. Les totalitarismes proposent la solution inverse : occuper le centre, oui, mais par l'addition des extrêmes. Voilà le fait totalitaire. Voilà la puissante thèse de Fabrice Bouthillon dont l'étude du fascisme italien permet de déterminer la nature profonde d'un modèle qui, cent ans après, continue de torturer l'Europe. De la Marche sur Rome à la République de Salò, Fabrice-Bouthillon examine avec un regard neuf la fuite en avant du régime mussolinien. Il montre le rôle structurant de la violence. Démontre le caractère parareligieux du système. Décrypte le sens de son antisémitisme tardif. Et fait oeuvre pionnière en analysant la relation entre Hitler et Mussolini, une histoire faite de fascination, de jeux de pouvoir, de tensions, jusqu'à son renversement final en faveur du Führer. Une approche originale. Une enquête vertigineuse. Une clé pour aujourd'hui.
Il faut partir de la révolution française pour comprendre l?épanouissement du nazisme en Allemagne et, hélas, son invraisemblable postérité. Cette thèse, iconoclaste, Fabrice Bouthillon la démontre, grâce à une érudition époustouflante et une plume allègre, dans un livre qui fera date.C?est en effet la Révolution qui a séparé la Gauche de la Droite, créant ainsi dans toute l?Europe une déchirure politique qui, malgré l??uvre unitaire de Bismarck, n?était en fait à la veille de 1914 pas plus surmontée en Allemagne qu?en France. La défaite de 1918, refusée et même niée par beaucoup, a porté à vif la déchirure allemande.Parce qu?il prétendait réconcilier une valeur de Droite, le nationalisme, avec une valeur de Gauche, le socialisme, le nazisme s?est offert aux Allemands comme la solution, paradoxalement centriste, à ce problème lancinant de la réfection de l?unité nationale, en faisant confluer ces deux héritages sur la personne d?un meneur charismatique. Plus fort encore, Hitler, jusqu?au moment de rédiger son testament politique, est resté dans la ligne de ce centrisme, comme s'il entendait ménager l'avenir.Ancien élève de l?ENS-Ulm, puis membre de l?Ecole française de Rome, Fabrice Bouthillon est Professeur d?histoire contemporaine à l?université de Brest, et titulaire d?une Licence de Théologie catholique de l?université de Strasbourg. Il a notamment publié Et le Bunker était vide. Une lecture du testament politique d?Adolf Hitler (Hermann, 2007), et Brève Histoire philosophique de l?Union soviétique (Plon/Commentaire, 2003). Le chapitre VII du présent ouvrage lui a valu le prix Henry Hertz de la chancellerie des Universités de Paris.
Rapprocher Napoléon des grands dictateurs du XX siècle est inacceptable pour la quasi unanimité de l'historiographie à la française. Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car bien des éléments de sa politique la rapprochent de celles que les totalitarismes ont pratiquées après lui, centrisme par addition des extrêmes, politique religieuse, référence impériale romaine... Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste. Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.
Col Norbert ; Bouthillon Fabrice ; Henrichot Miche
Par " écritures de soi ", il faut entendre non seulement l'autobiographie, le roman autobiographique, l'autoportrait, les mémoires, l'autofiction..., mais encore toute forme d'inscription de l'auteur, fût-elle implicite, voire inconsciente, dans des écrits considérés dans un champ littéraire large (roman, essai, poésie, théâtre, préface, épigraphe et autres paratextes, chronique, récit historique, correspondance, journal intime et / ou littéraire, brouillons, etc.). Cet ouvrage rassemble la plupart des communications au colloque international " Écritures de soi " qui s'est tenu à l'Université de Bretagne-Sud (Lorient) du 24 au 26 novembre 2004. Au-delà des diverses approches stylistiques et des réponses apparemment divergentes, on ne manquera pas de remarquer le point central : le problème moral que soulève l'écriture de soi, doublé des solutions qu'offrent la fictionnalisation ou la conjugaison de l'intime et de l'autre, dont une forme spécifique est l'expression politique du soi.
Résumé : En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu'il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu'en 1995, à la veille de sa mort. Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d'un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour. 15 novembre 1964 : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie. Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour". Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995 : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?".
Résumé : "Quand les hommes, les femmes vous disent : "Nous, les générations adultes, nous nous savons sacrifiées, mais nous travaillons pour les enfants, pour l'avenir", vous direz ce que vous voudrez, c'est beau". Léon Trotsky (1879-1940), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, est, avec Lénine, un des principaux acteurs de la révolution d'Octobre. Successivement président du soviet de Saint-Pétersbourg, commissaire du peuple pour l'Armée et les Affaires navales de l'URSS, il finira par s'opposer à la bureaucratisation du régime incarné par Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche. Chassé du gouvernement en 1925 puis d'URSS quatre ans plus tard, il vivra le restant de ses jours en exil : Turquie, France, Norvège, Mexico enfin, où il sera assassiné par Ramón Mercader. Créateur de la IVe Internationale qui fédère encore aujourd'hui de nombreux mouvements adeptes de la pensée trotskyste, celui qui signait ses lettres à sa "femme" d'un familier "ton vieux chien" reste pour beaucoup une énigme dont Michel Renouard tente ici de s'approcher.
Résumé : Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance et les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, confirme que, sous ce regard neuf, la plupart des aspects de la guerre prennent un tour totalement différent. Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat devient peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN. Des bouleversements provoquant des affrontements dont les premiers bénéficiaires seront Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene au cours de l'été 1962, mais dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.
Résumé : Déclenchée dans un contexte de ruée vers l'or et le diamant, la guerre anglo-boer est singulière à bien des égards. Aux origines de l'apartheid, elle oppose le puissant Empire britannique aux deux petites républiques boers. Ce conflit asymétrique, largement médiatisé, évolue très vite en guérilla. Camps de concentration, déplacements de population, terreur contre les civils, tactique de la terre brûlée, famine : aucun moyen n'est épargné pour soumettre les descendants des premiers colons néerlandais d'Afrique du Sud. Dans ce livre couronné de prix, Martin Bossenbroek donne toute son ampleur à ce conflit inaugural des tragédies du XXe siècle et restitue, avec un réel talent littéraire, les espoirs et le désespoir de tous ceux qui ont pris part au conflit, combattants ou simples civils - voire les deux à la fois. Il met ses pas dans ceux de trois acteurs du conflit - le diplomate et juriste hollandais Willem Leyds, au service de la république du Transvaal, un correspondant de guerre britannique quelque peu remuant qui n'est autre que Winston Churchill et le jeune soldat boer Deneys Reitz - et suit au plus près leur destin pour livrer un récit aux allures d'épopée. Ce livre a obtenu le prestigieux Prix Libris de l'Histoire aux Pays-Bas.