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Ecritures de soi
Col Norbert ; Bouthillon Fabrice ; Henrichot Miche
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296031142
Par " écritures de soi ", il faut entendre non seulement l'autobiographie, le roman autobiographique, l'autoportrait, les mémoires, l'autofiction..., mais encore toute forme d'inscription de l'auteur, fût-elle implicite, voire inconsciente, dans des écrits considérés dans un champ littéraire large (roman, essai, poésie, théâtre, préface, épigraphe et autres paratextes, chronique, récit historique, correspondance, journal intime et / ou littéraire, brouillons, etc.). Cet ouvrage rassemble la plupart des communications au colloque international " Écritures de soi " qui s'est tenu à l'Université de Bretagne-Sud (Lorient) du 24 au 26 novembre 2004. Au-delà des diverses approches stylistiques et des réponses apparemment divergentes, on ne manquera pas de remarquer le point central : le problème moral que soulève l'écriture de soi, doublé des solutions qu'offrent la fictionnalisation ou la conjugaison de l'intime et de l'autre, dont une forme spécifique est l'expression politique du soi.
Le roman de Joseph (Genèse 37-50). De façon bien étrange, le long récit qui clôt le livre de la Genèse est peu évoqué dans le reste de la Bible. Mais ensuite, quelle profusion de textes dans le judaïsme, le christianisme et l'islam ! Dans le judaïsme ancien, l'histoire de Joseph en Egypte a été rapprochée du destin d'Israël au milieu des nations. Dans le christianisme, les Pères ont déployé une lecture " typologique " où la geste du patriarche est mise en correspondance avec l'œuvre de salut en Christ et le rôle de l'Eglise -sans oublier les prolongements moraux, sur la chasteté ou la politique. ! Le Coran, quant à lui, consacre une sourate entière à Youcef, récit " décisif "pour le croyant. Manuscrits, fresques, vitraux et mosaïques l'ont illustré somptueusement. Rabbins juifs et docteurs chrétiens, Origène et Djâmî, Raphaël, Haendel et Thomas Mann, poètes et exégètes d'hier et d'aujourd'hui n'en finissent pas d'explorer cette histoire énigmatique : Ne craignez rien. Suis-je à la place de Dieu ? Vous avez voulu me faire du mal, Dieu a voulu en faire du bien...
Après avoir rappelé ce qu'étaient les sacrifices juifs au temps de Jésus, ce Cahier étudie comment les auteurs du Nouveau Testament ont compris la mort du Christ : en ont-ils parlé comme d'un sacrifice ? quelles conclusions en ont-ils tirées pour la vie des chrétiens ? Sont analysées successivement les théologies de Paul, des évangiles synoptiques, de l'épître aux Hébreux, de l'évangile et des épîtres de Jean et enfin de l'Apocalypse. Une synthèse finale rassemble les richesses de ces divers langages et en montre l'unité profonde ; cela peut renouveler le sens de l'eucharistie et donc celui de notre vie : don de Dieu et don à Dieu.
Edmund Burke (1729-1797) fut non seulement un homme politique mais aussi un penseur dont les écrits et les discours sont la première grande manifestation des doctrines contre-révolutionnaires. Cet ouvrage aborde sa pensée par le biais des théories contractualistes. Face à Locke, Rousseau et Paine qui utilisent le contrat social afin de fonder la souveraineté populaire, Burke n'y voit que des serments qui doivent assumer la cohésion sociale et la transmission d'une ancienne constitution ; cette dernière est un aspect local de cet " ordre de l'univers " qui, dans l'optique de Burke, interdit de dissocier le contrat social de la volonté divine. Une telle rhétorique dérive de la justification dominante, au XVIIIe siècle, de la Glorieuse Révolution de 1688-1689 : l'historiographie de ces dernières décennies tend à montrer que Burke s'est fait le fidèle interprète de cet événement que l'on a parfois compris, à tort, à la lumière des théories de Locke ; Burke, en revanche, en donne une lecture conforme aux débats contemporains largement tributaires d'une pensée encore médiévale à certains égards. C'est ainsi qu'il peut récuser la Révolution française, sa volonté de rupture et de table rase, sa création d'un peuple abstrait où les libertés individuelles disparaissent dans l'hypertrophie de l'État. Tel est, en effet, le sens du conservatisme de Burke qui est, au fond, une défense des libertés dans le cadre d'un Etat aussi stable que minimal et qui, dans ces conditions, peut se faire l'instrument de l'extension des droits. Or, si la Grande-Bretagne peut sembler être le paradigme d'un tel Etat, l'Irlandais en Burke est contraint de reconnaître que son île natale montre en l'ordre britannique quelque chose de bien proche de l'oppression caractéristique de la France révolutionnaire. En définitive, si tout peut sembler opposer 1688 et 1789, c'est uniquement en faisant l'impasse sur la situation de l'Irlande.
La diversité des titres donnés à cette parabole reflète les difficultés de son interprétation, des Pères de l'Eglise à l'exégèse contemporaine. La psychanalyse s'en est aussi saisi... " Le fils prodigue " a inspiré des auteurs de théâtre, des musiciens, des peintres... Le tableau de Rembrandt est, dit-on, le premier portrait grandeur nature pour lequel Dieu lui-même ait jamais pris la pose...
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.