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Burke, le contrat social et les révolutions
Col Norbert
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868476203
Edmund Burke (1729-1797) fut non seulement un homme politique mais aussi un penseur dont les écrits et les discours sont la première grande manifestation des doctrines contre-révolutionnaires. Cet ouvrage aborde sa pensée par le biais des théories contractualistes. Face à Locke, Rousseau et Paine qui utilisent le contrat social afin de fonder la souveraineté populaire, Burke n'y voit que des serments qui doivent assumer la cohésion sociale et la transmission d'une ancienne constitution ; cette dernière est un aspect local de cet " ordre de l'univers " qui, dans l'optique de Burke, interdit de dissocier le contrat social de la volonté divine. Une telle rhétorique dérive de la justification dominante, au XVIIIe siècle, de la Glorieuse Révolution de 1688-1689 : l'historiographie de ces dernières décennies tend à montrer que Burke s'est fait le fidèle interprète de cet événement que l'on a parfois compris, à tort, à la lumière des théories de Locke ; Burke, en revanche, en donne une lecture conforme aux débats contemporains largement tributaires d'une pensée encore médiévale à certains égards. C'est ainsi qu'il peut récuser la Révolution française, sa volonté de rupture et de table rase, sa création d'un peuple abstrait où les libertés individuelles disparaissent dans l'hypertrophie de l'État. Tel est, en effet, le sens du conservatisme de Burke qui est, au fond, une défense des libertés dans le cadre d'un Etat aussi stable que minimal et qui, dans ces conditions, peut se faire l'instrument de l'extension des droits. Or, si la Grande-Bretagne peut sembler être le paradigme d'un tel Etat, l'Irlandais en Burke est contraint de reconnaître que son île natale montre en l'ordre britannique quelque chose de bien proche de l'oppression caractéristique de la France révolutionnaire. En définitive, si tout peut sembler opposer 1688 et 1789, c'est uniquement en faisant l'impasse sur la situation de l'Irlande.
Après avoir rappelé ce qu'étaient les sacrifices juifs au temps de Jésus, ce Cahier étudie comment les auteurs du Nouveau Testament ont compris la mort du Christ : en ont-ils parlé comme d'un sacrifice ? quelles conclusions en ont-ils tirées pour la vie des chrétiens ? Sont analysées successivement les théologies de Paul, des évangiles synoptiques, de l'épître aux Hébreux, de l'évangile et des épîtres de Jean et enfin de l'Apocalypse. Une synthèse finale rassemble les richesses de ces divers langages et en montre l'unité profonde ; cela peut renouveler le sens de l'eucharistie et donc celui de notre vie : don de Dieu et don à Dieu.
Le roman de Joseph (Genèse 37-50). De façon bien étrange, le long récit qui clôt le livre de la Genèse est peu évoqué dans le reste de la Bible. Mais ensuite, quelle profusion de textes dans le judaïsme, le christianisme et l'islam ! Dans le judaïsme ancien, l'histoire de Joseph en Egypte a été rapprochée du destin d'Israël au milieu des nations. Dans le christianisme, les Pères ont déployé une lecture " typologique " où la geste du patriarche est mise en correspondance avec l'œuvre de salut en Christ et le rôle de l'Eglise -sans oublier les prolongements moraux, sur la chasteté ou la politique. ! Le Coran, quant à lui, consacre une sourate entière à Youcef, récit " décisif "pour le croyant. Manuscrits, fresques, vitraux et mosaïques l'ont illustré somptueusement. Rabbins juifs et docteurs chrétiens, Origène et Djâmî, Raphaël, Haendel et Thomas Mann, poètes et exégètes d'hier et d'aujourd'hui n'en finissent pas d'explorer cette histoire énigmatique : Ne craignez rien. Suis-je à la place de Dieu ? Vous avez voulu me faire du mal, Dieu a voulu en faire du bien...
Résumé : Enfant choyée par des parents aimants, elle s?est naïvement construite sur l?honneur, l?honnêteté et la beauté des grands sentiments. Eternelle romantique, elle a souvent accepté de se brûler les ailes pour toucher au plus près la flamme du désir, quitte à se sacrifier sur le bûcher de la passion? A quel moment la douleur d?aimer vainc l?amour ? Cet ouvrage est un voyage parmi les émotions amoureuses, avec ses haltes inévitables : certitudes malmenées, univers tourmentés, auto- révélations, choix et dilemmes? Les rencontres vous changent, vous étonnent, vous contrarient, vous enrichissent, vous révèlent, et ce livre est une rencontre, de celle qui vous dévoile la vérité cachée dans la valse des non-dits? D?une simple danse, ma vie fut un ballet, Dont les plus belles roses ont égratigné mon c?ur.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour