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Du politique dans les organisations. Sociologies des dispositifs de gestion
Boussard Valérie ; Maugeri Salvatore
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747547987
Cet ouvrage réunit les travaux de sociologues ayant apprivoisé la gestion, son vocabulaire, ses outils, ses démarches... Ces éléments disparates, fortement articulés les uns aux autres dans les pratiques managériales concrètes, forment des dispositifs qui constituent l'objet d'analyse central de l'ouvrage. Issus de recherches empiriques, les textes rassemblés ici rappellent que toute " technique de gestion " est une construction socio-historique dont la nécessité n'a rien d'absolu. L'intérêt d'une telle posture est de montrer que les choix de gestion et les instruments développés pour les déployer dans l'entreprise ou l'organisation ont leur source dans des jeux sociaux dont l'essence fondamentale est d'ordre politique. La déconstruction des dispositifs de gestion révèle ainsi les soubassements et appropriations politiques dans lesquels tout acte de gestion se trouve engagé, loin des visées optimatrices que leur prête le discours managérial. Dans cette perspective, les choix de gestion ne peuvent plus être vus comme le fruit d'une rationalité technique, économique ou organisationnelle parfaite et surplombante, mais comme le produit de la rencontre aléatoire des rationalités croisées des membres de l'organisation. Avec l'étude des dispositifs de gestion, l'analyse sociologique retrouve et approfondit les principes d'une approche des organisations centrée sur les acteurs et leurs interactions, en les replaçant dans le cadre naturel qui est le leur, celui de structures de part en part animées par des instruments et des techniques chargés d'organiser les activités.
Boussard Valérie ; Demazière Didier ; Milburn Phil
Les restructurations dans les organisations sont à l'origine de malaises au travail qui prennent diverses formes, parfois dramatiques. Au-delà des conditions de travail, ce sont les logiques professionnelles des travailleurs qui sont mises à mal. S'appuyant sur une sociologie des professions désormais bien installée dans le paysage français de la discipline, l'ouvrage réunit des résultats de travaux de recherche interrogeant la question de l'autonomie des professionnels de divers horizons. Postiers, informaticiens, techniciens et conseillers sont soumis aux transformations des modes de gestion au sein de leurs entreprises, tandis que des évolutions viennent également bousculer les policiers, les magistrats, les officiers de l'armée comme les médecins ou les comptables au sein des cadres institutionnels qui les régissent. Ces changements sont vécus comme autant d'injonctions au professionnalisme qui entrent le plus souvent en collision avec les conceptions que les professionnels ont eux-mêmes de leur activité. Ces injonctions se traduisent par une demande de plus grande performance, d'une meilleure efficacité, d'une adéquation aux logiques du marché, mais aussi à des exigences politiques ou à celles des usagers. Pourtant la perte de contrôle des fondements de l'activité professionnelle ne va pas sans résistances ni stratégies d'adaptation de la part de ces acteurs. L'ouvrage s'emploie donc à rendre compte de telles dynamiques professionnelles, et ce sur divers registres tels que le statut, la carrière, le cadre juridique, la nature technique de l'activité, la relation avec le public ou la coordination et l'exercice de l'autorité dans le travail. La diversité des métiers étudiés offre une vision très concrète des phénomènes à l'oeuvre.
Ce dossier se propose d'analyser l'engagement des corps au travail à partir de leur dimension symbolique, la corporéité. Les textes réunis par Valérie Boussard s'intéressent à la façon dont les signes émanant des corps des travailleurs et travailleuses sont interprétés en termes de professionnalisme. A partir des exemples de coiffeurs et coiffeuses (Diane Desprat), de concierges d'hôtel de luxe (Thibaut Menoux), de consultant. es en organisation (Isabel Boni-Le Goff) et de cadres responsables diversité en entreprise (Laure Bereni), ils montrent que le corps, en tant que façade personnelle et institutionnelle, devient un élément de ce professionnalisme. Mais le corps des travailleurs est aussi ce que la profession, en tant qu'institution, donne à voir. Dans une perspective centrée sur le rôle des rapports sociaux dans la construction des professionnalismes, la corporéité est ce que les corps expriment des positions de classe, de genre et de "race" .
Bras techniques des méthodes de management, les dispositifs de gestion n'ont fait que proliférer, au rythme d'innovations technologiques, organisationnelles et managériales. Systèmes de normalisation (de la qualité, de la sécurité), d'intégration des informations (ERP), d'évaluation (des compétences, des résultats financiers) s'imposent partout : de l'entreprise à but lucratif à l'association, du privé au public, de la grande entreprise à la PME, de l'hôpital à l'école... Ils s'imposent au nom d'une norme, celle de l'organisation idéale : efficace et rationnelle car régulée et contrôlée. Derrière les dispositifs de gestion, se profile donc une logique organisationnelle. Et derrière cette dernière se dessine le rôle des managers, premiers acteurs de ces dynamiques de changement, pour avoir intériorisé les principes de la rationalisation. Premiers acteurs ? Seuls acteurs ? Acteurs rationnels et uniquement dévoués à l'organisation ? Les textes rassemblés dans cet ouvrage réinterrogent la dynamique managériale à l'origine des dispositifs de gestion, en explorant leurs processus de mise en œuvre. A côté du manager, ils font apparaître une deuxième figure, celle du professionnel. Et c'est à partir de normes professionnelles, construites autour de modèles et définitions des métiers, que s'éclaire d'un nouveau jour la diffusion des dispositifs de gestion.
Résumé : Cet ouvrage retrace les grands modèles de professions qui se sont succédé en Occident et expose les principales théories sociologiques des professions qui continuent à s'affronter, et parfois à se combiner, dans les travaux récents. Au sein d'un modèle spécifique de régulation par l'Etat des groupes professionnels, il rend compte de nombreuses recherches empiriques menées dans la France des années 1960 à 2010. Les évolutions récentes de ces groupes, changements démographiques, transformation du rôle de l'Etat, managérialisation et internationalisation, sont présentées autour de cas empiriques. A travers les modèles, théories et recherches, l'ouvrage tente de clarifier le vocabulaire qu'utilisent les sociologues pour décrire le travail professionnel, analyser la dynamique des groupes professionnels et des marchés du travail, interpréter l'évolution des systèmes et des identités professionnelles. Cette quatrième édition réactualisée prend acte des derniers travaux suscités en France par cette discipline.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.