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L'injonction au professionnalisme. Analyses d'une dynamique plurielle
Boussard Valérie ; Demazière Didier ; Milburn Phil
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753510036
Les restructurations dans les organisations sont à l'origine de malaises au travail qui prennent diverses formes, parfois dramatiques. Au-delà des conditions de travail, ce sont les logiques professionnelles des travailleurs qui sont mises à mal. S'appuyant sur une sociologie des professions désormais bien installée dans le paysage français de la discipline, l'ouvrage réunit des résultats de travaux de recherche interrogeant la question de l'autonomie des professionnels de divers horizons. Postiers, informaticiens, techniciens et conseillers sont soumis aux transformations des modes de gestion au sein de leurs entreprises, tandis que des évolutions viennent également bousculer les policiers, les magistrats, les officiers de l'armée comme les médecins ou les comptables au sein des cadres institutionnels qui les régissent. Ces changements sont vécus comme autant d'injonctions au professionnalisme qui entrent le plus souvent en collision avec les conceptions que les professionnels ont eux-mêmes de leur activité. Ces injonctions se traduisent par une demande de plus grande performance, d'une meilleure efficacité, d'une adéquation aux logiques du marché, mais aussi à des exigences politiques ou à celles des usagers. Pourtant la perte de contrôle des fondements de l'activité professionnelle ne va pas sans résistances ni stratégies d'adaptation de la part de ces acteurs. L'ouvrage s'emploie donc à rendre compte de telles dynamiques professionnelles, et ce sur divers registres tels que le statut, la carrière, le cadre juridique, la nature technique de l'activité, la relation avec le public ou la coordination et l'exercice de l'autorité dans le travail. La diversité des métiers étudiés offre une vision très concrète des phénomènes à l'oeuvre.
Cet ouvrage réunit les travaux de sociologues ayant apprivoisé la gestion, son vocabulaire, ses outils, ses démarches... Ces éléments disparates, fortement articulés les uns aux autres dans les pratiques managériales concrètes, forment des dispositifs qui constituent l'objet d'analyse central de l'ouvrage. Issus de recherches empiriques, les textes rassemblés ici rappellent que toute " technique de gestion " est une construction socio-historique dont la nécessité n'a rien d'absolu. L'intérêt d'une telle posture est de montrer que les choix de gestion et les instruments développés pour les déployer dans l'entreprise ou l'organisation ont leur source dans des jeux sociaux dont l'essence fondamentale est d'ordre politique. La déconstruction des dispositifs de gestion révèle ainsi les soubassements et appropriations politiques dans lesquels tout acte de gestion se trouve engagé, loin des visées optimatrices que leur prête le discours managérial. Dans cette perspective, les choix de gestion ne peuvent plus être vus comme le fruit d'une rationalité technique, économique ou organisationnelle parfaite et surplombante, mais comme le produit de la rencontre aléatoire des rationalités croisées des membres de l'organisation. Avec l'étude des dispositifs de gestion, l'analyse sociologique retrouve et approfondit les principes d'une approche des organisations centrée sur les acteurs et leurs interactions, en les replaçant dans le cadre naturel qui est le leur, celui de structures de part en part animées par des instruments et des techniques chargés d'organiser les activités.
Comment expliquer l'extraordinaire développement des techniques de gestion et de management dans les entreprises privées ou publiques depuis un demi-siècle ? Encore embryonnaires au début du XXe siècle, celles-ci sont devenues la "panacée" de toute organisation qui voudrait tendre vers l'efficacité. Qualité Totale, GMAO, ERP, Balance Scorecard, Référentiels de compétence, etc. , se succèdent ou se surajoutent, au point que nombre d'observateurs parlent de modes managériales. Mais doit-on considérer les discours qui vantent les qualités de ces techniques comme autant de recettes miracles ? La performance d'une organisation est-elle bien la conséquence des outils de gestion qu'elle utilise ? Comment comprendre par ailleurs que la gestion contamine toutes les sphères socio-économiques, et qu'ainsi, associations et administrations publiques se voient aujourd'hui concernées par des techniques inspirées des entreprises privées ? Qu'est-ce qui rend cette gestion aussi indispensable ? Là encore, peut-on croire les discours qui font du management la clef de l'efficience ? Cet ouvrage propose de répondre à ces questions à travers une double investigation. Parcours historique d'une part, pour montrer en quoi la gestion est une forme spécifiquement moderne de gouvernance. Incursion dans les discours et pratiques de management de l'autre, pour partir sur les traces de ceux qui, depuis la fin du XIXe siècle, inventent, fabriquent et diffusent cette forme gestionnaire. Consultants, universitaires et managers se révèlent alors être les experts sans qui la gestion ne pourrait advenir et qu'en retour elle contribue à faire exister.
Malentendus et passion Un récit, nourri d'archives inédites, de la crise finale de la IVe République. Après la nationalisation du canal de Suez, Guy Mollet pense pouvoir gagner la guerre d'Algérie en liquidant Nasser : "Les anciennes puissances coloniales ne comprennent pas qu'à travers [lui] s'expriment les premières manifestations d'une identité arabe moderne." En perspective, les échecs de la politique algérienne, entre assimilation maladroite et colonisation militaire.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.