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Communication interculturelle. Mode d'emploi
Bourse Michel ; Yücel Halime
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343175942
Cet ouvrage propose de comprendre ce qui se joue dans la communication interculturelle. La rencontre dans une situation d'interculturalité — surtout dans le contexte général de la mondialisation — prend souvent la forme d'une confrontation et ce qui s'y manifeste est le malentendu. Ce malentendu institue pourtant des rapports inédits entre les interlocuteurs : il est manifestation de la contingence, mais aussi création de capacités et ouverture de nouveaux possibles, là où il n'y avait que possibilités réglées. Si les différences de valeurs — et de codes — interférent bien dans la rencontre entre personnes de cultures différentes, on peut aussi comprendre que la communication interculturelle se présente comme une " scène " où se jouent à la fois du conflit et de la coopération. Certes, les modalités d'expression du malentendu diffèrent d'une culture à une autre. La communication est alors justement le moyen pour les interlocuteurs de le mettre en scène d'où pourra émerger du sens. La communication interculturelle constitue ainsi l'essentiel du lien volontaire qui unit les interlocuteurs entre eux que tout pourtant divise (langues, cultures, idéologies, etc.). En ce sens, elle implique le respect de l'Autre.
La communication politique recouvre toutes les stratégies visant à présenter des idées politiques dans le débat public. La révolution des technologies de l'information a cependant donné la possibilité pour chacun d'entre nous d'intervenir comme sujet commentant et agissant par ses prises de position et son engagement. Les rapports au politique s'en trouvent transformés. C'est ainsi qu'il faut reconnaître, même si cela ne va pas sans problèmes, qu'aujourd'hui les réseaux sociaux et autres espaces d'autopublication (blogs, forums électroniques, etc.) sont devenus des lieux incontournables d'expression et de mobilisation politique. Il s'agira aussi de s'interroger sur la manière dont cette recon¬figuration du système médiatique (presse, audiovisuel, réseaux) et l'émergence d'outils numériques de formalisation de l'opinion publique participent de l'évolution des formes de la communication politique et donc aussi de la démocratie.
Cet ouvrage se propose de comprendre ce qui est mis en oeuvre dans l'acte de parler. La performativité de l'acte de parole ne se limite pas seulement aux aspects techniques et informationnels. Elle réside plutôt dans la capacité des locuteurs à assumer collectivement le processus de communication. La communication se réalise alors lorsque les co-parlants arrivent à considérer la position de l'autre dans l'échange. Elle est réussie lorsque les symboles sont partagés. C'est un processus toujours ouvert et incertain. Définir ce qui constitue l'acte de parler est ainsi plus difficile qu'il ne semble, et cela bien que nous parlions tous et tout le temps et que nous pensons en conséquence connaître sa signification. Parler renvoie à des notions complexes et les enjeux sont ici multiples : identitaires, d'influence et relationnels. Dans la parole adressée à autrui se joue en fait une relation spécifique au travers de laquelle tout individu se structure. La parole est alors l'instrument essentiel d'une intersubjectivité possible, c'est-à-dire d'une relation créatrice qui nous constitue comme sujet dans notre relation à l'autre. Parler aurait donc une fonction véritablement politique : s'y joue en définitive le rapport au monde de chacun d'entre nous.
Cet ouvrage se propose de faire la généalogie des deux mots interculturel et multiculturel. Ces deux mots n'existent pas dans les dictionnaires de la langue française avant les années 1990 et il n'existe pas à proprement parler de définition exhaustive. Il est ainsi nécessaire de savoir ce qu'ils peuvent signifier, d'en retrouver les origines et leurs évolutions, d'en examiner les aspects implicites et les connotations, voire d'en décrire les limites et les dangers. L'histoire des mots — et de leurs usages — se révèle alors pleine de sens : si l'interculturel et le multiculturel sont aujourd'hui presque banalisés dans leurs usages, leur histoire est malgré tout très instructive. Retracer les itinéraires de ces mots-clés peut ainsi nous permettre de contribuer à une meilleure connaissance de l'évolution idéologique de nos sociétés. Les mots nous intéressent ainsi comme champ d'analyse : en particulier les problèmes de signification, ceux par lesquels, à travers les mots, les hommes émettent des valeurs. En ce sens l'interculturel et le multiculturel sont deux mots qui justifient assez bien ce projet : ils sont tous les deux des termes importants du vocabulaire contemporain et surtout ils sont particulièrement révélateurs, parce qu'engagés. Révélateurs parce qu'ils sont largement tributaires de l'évolution idéologique et fournissent les thèmes de multiples controverses politiques tout autant qu'à de multiples colloques ou conférences. Engagés dans de nombreuses batailles idéologiques, ils sont devenus porteurs de préférences idéologiques ou politiques et se sont ainsi chargés de jugements de valeur.
Ce qui frappe le lecteur d'aujourd'hui c'est l'étonnante actualité des Cultural Studies. Pendant des années, ce courant - lié très souvent dans l'esprit de ses contempteurs à ce qu'il a été convenu d'appeler "la pensée 68" - a été dévalorisé. La période actuelle nous autorise pourtant à réinterroger cette pensée d'une manière positive. Le monde et les sociétés témoignent de changements qui ont été mis à jour et analysés par les Cultural Studies. En particulier, on constate que le monde est traversé par une réelle effervescence politique : printemps arabe, mouvement des Indignés, d'Istanbul à Tunis, de New York à Madrid, etc. Cette effervescence politique atteste d'un fait nouveau : l'existence, au sein des sociétés, d'auto-organisations populaires, d'initiatives à la base et de groupes oppositionnels et alternatifs qui, à leurs différents niveaux, manifestent une réelle "résistance culturelle". Les Cultural Studies ont justement tenté, dans leurs divers travaux, de comprendre ces nouvelles catégories politiques qui ont émergé à partir des années soixante et d'en dégager la logique, à savoir favoriser une organisation sociale respectant l'égalité et l'autonomie des citoyens et ainsi faciliter la participation active des citoyens aux décisions publiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.