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Paroles, paroles ! Pour quoi parlons-nous ?
Bourse Michel
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343132198
Cet ouvrage se propose de comprendre ce qui est mis en oeuvre dans l'acte de parler. La performativité de l'acte de parole ne se limite pas seulement aux aspects techniques et informationnels. Elle réside plutôt dans la capacité des locuteurs à assumer collectivement le processus de communication. La communication se réalise alors lorsque les co-parlants arrivent à considérer la position de l'autre dans l'échange. Elle est réussie lorsque les symboles sont partagés. C'est un processus toujours ouvert et incertain. Définir ce qui constitue l'acte de parler est ainsi plus difficile qu'il ne semble, et cela bien que nous parlions tous et tout le temps et que nous pensons en conséquence connaître sa signification. Parler renvoie à des notions complexes et les enjeux sont ici multiples : identitaires, d'influence et relationnels. Dans la parole adressée à autrui se joue en fait une relation spécifique au travers de laquelle tout individu se structure. La parole est alors l'instrument essentiel d'une intersubjectivité possible, c'est-à-dire d'une relation créatrice qui nous constitue comme sujet dans notre relation à l'autre. Parler aurait donc une fonction véritablement politique : s'y joue en définitive le rapport au monde de chacun d'entre nous.
Un cauchemar en pleine nuit. Lulu se réveille et cherche son doudou partout : dans la cuisine, la salle de bains, l'aspirateur... Un tout petit opéra pour voix d'enfants et percussions avec des refrains joyeux et des bruitages étonnants.
L'usage de la notion d'"identité" pose aujourd'hui problème, notamment du fait d'évolutions sociales qui conduisent à remettre en cause les supports traditionnels d'identification individuelle et collective. On peut en conséquence se demander si la notion est toujours porteuse du même sens. L'objet de cet essai n'est pas de chercher une définition de l'"identité", ni même d'analyser le rôle des discours dans la construction des diverses identités. Il se propose d'insister sur la véritable question identitaire qui se pose aux sociétés contemporaines, laquelle n'est pas celle d'une "identité nationale" figée mais plutôt celle de la pluralité des identités et toujours à construire. L'identité peut alors se définir comme un processus dynamique dans lequel l'individu met constamment en place des stratégies. Au niveau individuel, les identités se construisent alors par une "mise en scène" de soi et des autres à travers nos comportements et nos discours. C'est pourquoi l'identité se construit à travers l'énonciation : il s'agit toujours d'une façon de parler de soi, et donc d'un discours. L'identité est donc "performative" : ce que cet ouvrage se propose justement d'analyser.
Cet ouvrage propose de comprendre ce qui se joue dans la communication interculturelle. La rencontre dans une situation d'interculturalité — surtout dans le contexte général de la mondialisation — prend souvent la forme d'une confrontation et ce qui s'y manifeste est le malentendu. Ce malentendu institue pourtant des rapports inédits entre les interlocuteurs : il est manifestation de la contingence, mais aussi création de capacités et ouverture de nouveaux possibles, là où il n'y avait que possibilités réglées. Si les différences de valeurs — et de codes — interférent bien dans la rencontre entre personnes de cultures différentes, on peut aussi comprendre que la communication interculturelle se présente comme une " scène " où se jouent à la fois du conflit et de la coopération. Certes, les modalités d'expression du malentendu diffèrent d'une culture à une autre. La communication est alors justement le moyen pour les interlocuteurs de le mettre en scène d'où pourra émerger du sens. La communication interculturelle constitue ainsi l'essentiel du lien volontaire qui unit les interlocuteurs entre eux que tout pourtant divise (langues, cultures, idéologies, etc.). En ce sens, elle implique le respect de l'Autre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.