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Qui est l'État
Bourdil Pierre-Yves
ELLIPSES
8,70 €
Épuisé
EAN :9782729846626
L'Etat, dit-on communément, c'est moi. Toute la question est de savoir comment comprendre une telle affirmation, vu que l'Etat vit de n'être pas discuté. Il manifeste une instance englobante, l'obligatoire inspiration, sinon de nos pensées, du moins de nos actes. Il ordonne. Obéissant aux seuls impératifs de sa nature, il demeure impassible et sourd aux gémissements particuliers, personnels, privés, tout simplement parce qu'ils sont incompatibles avec le plan général des institutions politiques, juridiques, économiques, policières et administratives qu'il anime. Il donne consistance culturelle au monde. Sa pensée détermine les limites et les modalités de son pouvoir. Comme les dieux, il prend au choix forme personnelle ou impersonnelle, et si une certaine Révolution n'avait pas eu lieu, nous ne saurions toujours pas à qui revient l'ultime souveraineté. Il n'est pas sûr, hélas, que nous tirions les meilleurs leçons de cette aventure fondatrice. Nous sommes donc en danger. La réflexion s'impose, car l'autorité reste à qui maîtrise les référents des valeurs publiques.
La pensée de Spinoza est gouvernée par les nécessités de la raison. L'exactitude des propositions initiales décide invinciblement des plus ultimes conséquences qu'on en déduira. La rigueur éthique ne transige pas avec cette loi. Il faut donc à un moment réclamer les conditions socio-politiques les plus favorables à l'avènement du vrai. C'est la démocratie. Pourtant, Spinoza ne croit pas tous les citoyens capables d'assumer l'engagement démocratique. L'intelligence requise pour cela leur manque. Pour eux, la religion est plus adaptée : elle obtient l'obéissance appropriée à la paix civile. Elle les aide à se montrer sages. Mais quelle religion ? Pour Spinoza et son siècle, le christianisme est la réponse occidentale, quand bien même les réformés et les papistes se déchirent entre eux pour en établir l'authenticité. Il se fonde en tout cas sur l'accomplissement de l'" ancien " Testament par un " nouveau ". Philosophiquement, il détermine les conditions d'une métaphysique décidant quel au-delà est habilité à gouverner le monde. Pour trancher ce problème, Spinoza entreprend d'établir le caractère simplement historique du texte biblique. Ce faisant, il est amené à discuter le statut du " peuple hébreu " puisque celui-ci attend encore son Messie dans un monde chrétien qui l'a déjà reconnu dans la figure du Christ. Fidèle à sa tradition, le peuple juif se voit ainsi placé dans un statut poétique qui rend son existence politique et sociale aléatoire. Une lecture attentive de Spinoza met en évidence les aspirations problématiques de la métaphysique. Nous n'avons pas fini d'en assumer la responsabilité. La conscience historique ne nous a pas innocentés. Lisant au plus près de son texte l'engagement de Spinoza, nous apprenons comment l'écriture fait la philosophie et, de là, notre humanité.
Qu'avons-nous à faire avec la politique, tant il n'est pas sûr qu'elle nous intéresse encore ? Nous pouvons confier notre sort aux spécialistes de la chose publique ou l'assumer par nous-mêmes. Le tout est de savoir s'il faut trancher et, si oui, comment ; au nom de quoi. Les thèses de référence qui nous viennent à l'esprit nous ramènent au passé. Or, la politique, c'est pour demain qu'on la conçoit. Et demain, pour nous, ressemble au grand vide. Au lieu de nous résigner, défendons franchement la cause de la politique. Rien de simple ne tient : idéaliste ou réaliste, elle reste obstinément ambiguè. Et alors ? Entre savoir et faire, elle traduit le monde tel que nous le concevons ; tel que nous devrons en assumer les ultimes conséquences, démocratiques ou despotiques. Moins il y a de culture, plus il y a de pouvoir : c'est l'enjeu. Autant le savoir.
Nous avons pris l'habitude universitaire d'appeler "philosophie" la lecture patiente et scrupuleuse d'un certain nombre de textes canoniques. Le philosophe authentique, c'est l'autre, celui qui a écrit. Nous jouons seulement les seconds rôles. Pourquoi serait-il interdit de revenir sur l'acte initiateur, sur l'acte ambitieux qui produit des questions et formule des réponses ? Car il a bien fallu que les phrases ou les pensées qui sollicitent notre commentaire aient été imaginées, conçues, écrites, transformées en propositions " philosophiques ". Arrive toujours un moment où le philosophe se trouve confronté à sa vocation poétique. Le voilà écrivain. Son outil, c'est la raison. A elle, tout le propos est soumis. Elle justifie les thèses respectables. La Raison philosophique tâche de retrouver les voies par lesquelles passe la pensée soucieuse du sens quand elle travaille à transformer la langue usuelle en parole " philosophique ". Elle est constamment attentive à saisir comment la philosophie se construit au sein de son écriture au lieu de simplement se lire. Elle prend en compte obstinément l'intimité de cet effort : que devient la pensée quand elle cherche à découvrir plutôt qu'à reconnaître ? Aucun philosophe ne s'étonnerait s'il n'attendait un sens qui lui fait d'abord terriblement défaut. L'ambition principale et fondatrice, le faire de la philosophie ne consiste donc pas à produire des citations à la disposition des futurs commentateurs, mais à trouver comment il pourrait y avoir du sens dans un univers que personne, au fond, n'a souhaité comme il est. Ce sens, chaque philosophe croit pouvoir le produire avec l'aide de la seule raison. Et si la raison s'épuise, ce qui arrive sous nos yeux, il faudra bien que la philosophie trouve une autre parole, un autre système de normes, ne serait-ce que pour apprendre à disparaître du champ culturel.
Prenons la philosophie de front. Non pour dresser le répertoire des thèses qui se réclament d'elle, ni pour faire le bilan des assurances qu'elle est censée apporter, mais pour examiner quels engagements elle nous convie à prendre. Trois types de résolutions s'enchaînent. En premier lieu, les pouvoirs de la connaissance trouvent dans la figure admirable de la vérité des choses un ascendant considérable : c'est la science, qui travaille à concevoir le meilleur des ordres possibles. Hélas, le monde ordinaire se plie mal aux raides catégories du vrai. Pour leur échapper, on s'est mis à cautionner l'autorité de l'histoire, accordée aux variations du temps. Il arrive pourtant que l'histoire nous emporte où nous redoutons d'aller. Rebelle, la raison philosophique préconise la mise en œuvre du monde, poétique peut-être, littéraire souvent, problématique toujours. Elle réclame justice. Faire la philosophie témoigne de l'activité par laquelle nous ne pouvons nous retenir de créer du sens à l'imitation du premier poète venu. Une extrême exigence est requise au moment de légitimer l'entreprise. S'engager ne va pas de soi, d'autant plus que l'époque ne veut plus des vieilles coutumes culturelles et tue les modèles de réflexion qui l'ont déçue. Elle se lasse d'une métaphysique demandant que les valeurs supérieures gouvernent les mœurs. Les questions requièrent un langage neuf. Arrive un moment où le philosophe doit dépasser les convenances trop commodes et ne pas consentir, par son silence à l'inacceptable. Il n'a pas trente-six questions, mais une : pourquoi faire la philosophie plutôt que rien ?
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.
Résumé : Vous êtes débutant, faux-débutant en français langue étrangère ? Vous souhaitez apprendre ou réviser le vocabulaire de base du français langue étrangère tout en vous amusant, à votre rythme, en fonction de vos besoins ou de vos envies ? Cet ouvrage est fait pour vous ! Composé de très courtes fiches thématiques illustrées, il vous permettra de découvrir ou de réviser le vocabulaire utile au quotidien en quelques minutes par jour grâce aux nombreux exercices et jeux. Au programme : 60 fiches thématiques (dont 7 dédiées exclusivement à la prononciation), 900 mots et expressions à connaître, 125 exercices et jeux corrigés, 109 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses.