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La raison philosophique. Comment croire au sens des choses
Bourdil Pierre-Yves
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204067577
Nous avons pris l'habitude universitaire d'appeler "philosophie" la lecture patiente et scrupuleuse d'un certain nombre de textes canoniques. Le philosophe authentique, c'est l'autre, celui qui a écrit. Nous jouons seulement les seconds rôles. Pourquoi serait-il interdit de revenir sur l'acte initiateur, sur l'acte ambitieux qui produit des questions et formule des réponses ? Car il a bien fallu que les phrases ou les pensées qui sollicitent notre commentaire aient été imaginées, conçues, écrites, transformées en propositions " philosophiques ". Arrive toujours un moment où le philosophe se trouve confronté à sa vocation poétique. Le voilà écrivain. Son outil, c'est la raison. A elle, tout le propos est soumis. Elle justifie les thèses respectables. La Raison philosophique tâche de retrouver les voies par lesquelles passe la pensée soucieuse du sens quand elle travaille à transformer la langue usuelle en parole " philosophique ". Elle est constamment attentive à saisir comment la philosophie se construit au sein de son écriture au lieu de simplement se lire. Elle prend en compte obstinément l'intimité de cet effort : que devient la pensée quand elle cherche à découvrir plutôt qu'à reconnaître ? Aucun philosophe ne s'étonnerait s'il n'attendait un sens qui lui fait d'abord terriblement défaut. L'ambition principale et fondatrice, le faire de la philosophie ne consiste donc pas à produire des citations à la disposition des futurs commentateurs, mais à trouver comment il pourrait y avoir du sens dans un univers que personne, au fond, n'a souhaité comme il est. Ce sens, chaque philosophe croit pouvoir le produire avec l'aide de la seule raison. Et si la raison s'épuise, ce qui arrive sous nos yeux, il faudra bien que la philosophie trouve une autre parole, un autre système de normes, ne serait-ce que pour apprendre à disparaître du champ culturel.
Résumé : On ne peut s'intéresser à la religion que si l'on n'y croit pas : tel est le paradoxe. Le convaincu trouve sa croyance excellente. Pourquoi se poserait-il des questions ? L'insouciant pour sa part se moque de la religion. Elle s'adresse donc à l'incroyant sincère et disponible, prêt à cultiver sa curiosité. Il pourrait vouloir une bonne information : qu'on lui dise qui croît quoi. Hélas. Un répertoire traiterait toutes les religions avec un même désintérêt. L'histoire n'obtiendrait pas mieux, ni la sociologie, ni aucune science humaine. Elles peignent des comportements, pas des hommes. C'est que la religion ne relève ni d'un savoir ni d'un classement. Elle est affaire d'engagement : comment une conviction personnelle, je crois en un dieu ou plusieurs, trouve une forme collective avec ses rites, ses règles, ses monuments, ses m?urs. La religion n'explique pas non plus le monde. Elle n'est ni un folklore ni une science naïve, mais elle demande qu'un dieu justifie le sens du monde. Exprès. Elle ne veut pas des sectaires qui trichent et tuent sans honte. Posant la question de la religion, nous discutons la communauté dans laquelle nous vivons. Aujourd'hui. Il y va de la liberté de chacun.
Rien n'intéresse plus que le plaisir : en toute occasion, c'est lui qu'on attend. On aimerait lui consacrer sa vie entière et ne connaître que lui. Tout se complique dès qu'on entreprend d'expliquer ce qu'on ressent. Le plaisir, en effet, est intime. Ne disparaît-il pas lorsqu'on le communique ? C'est le risque à courir en le partageant. C'est le plaisir à gagner. Du café qu'on savoure en terrasse jusqu'à la réflexion la plus sérieuse, en passant par toutes les expériences que nous en faisons - un repas gourmand, la lecture d'un bon livre, la façon de vivre un agréable moment, sans oublier naturellement l'exaltation des corps -, Pierre-Yves Bourdil nous invite à un parcours impertinent. La philosophie n'est pas toujours sage, elle peut aussi se dévergonder. De fait, on réclame qu'un discours sur le plaisir fasse plaisir jusqu'au bout. On demande à retrouver le goût délicieux des bêtises que l'on fait sitôt que les grandes personnes ont le dos tourné. Si nous ne sommes pas tous philosophes, nous réfléchissons tous en philosophie. On ne trouvera ici ni thèse savante ni catalogue, mais un dialogue complice entre un auteur et son lecteur. Pierre-Yves Bourdil fait de la pensée un art généreux. Il nous montre que nous pouvons réfléchir et rend la pratique de la philosophie jubilatoire.
Qu'avons-nous à faire avec la politique, tant il n'est pas sûr qu'elle nous intéresse encore ? Nous pouvons confier notre sort aux spécialistes de la chose publique ou l'assumer par nous-mêmes. Le tout est de savoir s'il faut trancher et, si oui, comment ; au nom de quoi. Les thèses de référence qui nous viennent à l'esprit nous ramènent au passé. Or, la politique, c'est pour demain qu'on la conçoit. Et demain, pour nous, ressemble au grand vide. Au lieu de nous résigner, défendons franchement la cause de la politique. Rien de simple ne tient : idéaliste ou réaliste, elle reste obstinément ambiguè. Et alors ? Entre savoir et faire, elle traduit le monde tel que nous le concevons ; tel que nous devrons en assumer les ultimes conséquences, démocratiques ou despotiques. Moins il y a de culture, plus il y a de pouvoir : c'est l'enjeu. Autant le savoir.
Résumé : Le XXe siècle, plus qu'aucun autre, passe pour le siècle de l'histoire. Il cherche quels événements sont dignes de mémoire et cultive une discipline chargée de les comprendre. Nous respectons volontiers les historiens qui savent comment raconter l'homme à l'homme. Nous pouvons nous contenter de les écouter comme des sages. Certaines horreurs commises au nom même de l'histoire peuvent néanmoins nous alarmer. Sans fondement moral, les pires dérives idéologiques sont à craindre. L'interprétation historique ne nous protège de rien, suggèrent, avec impertinence, les philosophes. Si l'histoire examine les événements qui sont arrivés, pendant que la philosophie se soucie de principes qui n'existent jamais, comment ne s'opposeraient-elles pas tôt ou tard, et vivement ? Par essence, l'histoire et la philosophie sont jalouses l'une de l'autre. Elles veulent édifier le même monde. Plus que sur la vérité, les philosophes et les historiens se disputent sur le sens d'une société laïque, résolument humaine, délivrée des intérêts pas toujours francs des mythes, des légendes et des superstitions. Hélas ! Notre civilisation semble de moins en moins attirée par les valeurs culturelles classiques, établies par l'histoire et garanties par l'école. Sous la forme de la consommation généralisée, l'envie folle nous guette de laisser agir la loi du plus fort. L'histoire a montré quelles horreurs cette fascination a pu déchaîner. La démocratie que nous désirons n'en est pas moins une invention de philosophes. Alors ?
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...