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Les sorciers de la Dombe
Bouin Philippe
VIVIANE HAMY
8,90 €
Épuisé
EAN :9782878581447
Des gamins, des gones comme on dit à Lyon, s'adonnent aux joies du braconnage dans les étangs de la Dombes, magnifique zone rurale perdue entre Trévoux et Bourg-en-Bresse. Ils ne font pas que pêcher. Ils observent aussi. Ils épient cette jeune femme rousse que l'on dit sorcière, cette magicienne nue à qui les agriculteurs demandent la protection de leurs récoltes. Et puis, tout près, ils tombent sur le corps poignardé du père Vouvéré, une connaissance de Gontrand Cheuillade, journaliste au Progrès de Lyon et qui voudra une explication. Ce n'est pas tout : le cimetière est saccagé, un député est empoisonné, un mafieux russe est sur les lieux... La sorcellerie n'explique certainement pas tout ce chaos dans un coin d'ordinaire si paisible. Voilà une nouvelle mission pour s?ur Blandine, la délicieuse religieuse enquêtrice, et ses collègues s?ur Guillemette et mère Adrienne.Et revoilà s?ur Blandine, la géniale nonne créée par l'auteur dans Implacables Vendanges, sa malice, son solide humour et sa Renault 4 affectueusement baptisée Titine. Revoilà aussi Cheuillade, l'aristocrate-journaliste amoureux de la belle commissaire de police d'origine corse, Victoire Amalfi. Ancien homme d'affaires, Philippe Bouin a inventé avec eux des personnages fort attachants, qui ne se prennent pas au sérieux mais n'en sont pas moins efficaces dans la résolution d'une énigme parfaitement maîtrisée. Le texte n'est guère angoissant, mais ce n'est pas sa vocation : on rit beaucoup dans ce roman policier honnêtement écrit, bien construit et bien documenté sur la région qu'il dépeint. Philippe Bouin est aussi l'auteur des Croix de paille, qui lui a valu d'être élu écrivain de l'année... en Arménie, aux côtés de Paule Constant, prix Goncourt. Implacables Vendanges est en cours d'adaptation pour la télévision. --Bruno Ménard
On les attendait, les revoilà. Avec La peste blonde, les héros des Croix de Paille sont de retour pour de nouvelles aventures. Entre les deux livres, à peine un an s'est écoulé. La même durée sépare l'action des deux histoires. Dieudonné d'Anglet a maintenant 21 ans et travaille toujours pour Nicolas de la Reynie, le premier lieutenant de police directement nommé par Louis XIV. Fleur, Cyclope, Atlas, Saint-Gris sont toujours de la partie, de la Reynie s'est remarié, Dieudonné d'Anglet est amoureux et Paris complote toujours autant.La routine... jusqu'au jour où Monsieur de la Reynie reçoit une étrange lettre. La peste fait son entrée dans la capitale par le biais d'un trafic de perruques volontairement infestées. Dieudonné d'Anglet et son armée de gueux sont face à un odieux complot dont ils doivent démêler l'intrigue.Une fois de plus, Philippe Bouin nous entraîne dans une série d'aventures rondement menées. L'action enchevêtre en permanence fiction et réalité. Dieudonné d'Anglet, personnage imaginaire, côtoie aussi bien Nicolas de la Reynie, véritablement préfet de police à l'époque, que Molière ou Colbert. Des notes de bas de page viennent brouiller les pistes comme pour mieux entretenir le suspense. La fameuse lettre, prétexte à l'intrigue a réellement existé. «De la Reynie a bien reçu cette lettre anonyme le Ier mai», lit-on. Et la langue de l'époque, revisitée avec truculence par Philippe Bouin, plonge le lecteur dans un XVIIème siècle plus vrai que nature. L'occasion de redécouvrir quantité d'expressions et de jurons aujourd'hui oubliés. Mais là encore, le doute plane sur la véracité des mots. Vous avez dit mystère ?... --Flore de Lesquen--
11 mai 1981. Le corps sans vie de Quentin Ayssèdre, notable, fils de bonne famille et industriel renommé du Touquet, est rejeté par les flots. Dossier rapidement bouclé: un tragique accident de mer. La victime laisse derrière elle un enfant en bas âge et une jeune veuve enceinte, Angélique, qui doit rembourser ses dettes.Février 2007. Vingt-cinq ans plus tard, une inconnue, une Allemande, est tuée près de la propriété d'Angélique. Celle-ci, bien que possédant un alibi, se sent harcelée par le petit juge local. Aussi décide-t-elle de faire appel à Gabriel Rampart, ancien amour de jeunesse devenu un journaliste d'investigation bien connu. Sa notoriété la lavera de tout soupçon, du moins le croit-elle...Pourquoi Gabriel, fils de gendarme, qui s'était autrefois fait plaquer comme un moins-que-rien, décide-t-il de répondre au message de détresse d'Angélique? Toujours est-il que son retour sur les terres de son enfance n'est pas sans conséquences: assassins et maîtres chanteurs en font leur terrain de chasse.Bien vite, Gabriel se sait manipulé. Pourtant, il ira jusqu'au bout. À quarante-six ans, il a décidé de changer de vie. Pour cela, il lui faut d'abord solder ses comptes avec le passé, quitte à faire resurgir certains secrets jalousement conservés. Car, chez ces gens-là, paraître est crucial. On est prêt à tout pour sauver les apparences, même à tuer...
Au c?ur des traboules, mystérieux passages du vieux Lyon, Célestine, ex-gloire du music-hall surnommée la Gaga, berce en chantonnant le cadavre d'un jeune homme. A-t-elle commis le crime? Impossible, clament ses amis, cabots déjantés et cuisiniers à l'ancienne, qui la défendent avec ardeur. L'ennui, c'est que la Gaga vit dans son monde à elle, seulement accessible à sa nièce, l'acariâtre Guillemette, du couvent de la Sainte-Croix. Entrée en scène de s?ur Blandine, ex-officier de la Crim'. En voulant prouver l'innocence de Célestine, elle tombe sur un sanguinolent trafic de marionnettes. Or à Lyon, Guignol, c'est sacré! Gare à la sainte colère de Blandine...Après Implacables vendanges, Les Sorciers de la Dombes, L'Inconnue de l'écluse et La Saône assassinée, voici, mâtinée par Philippe Bouin, la nouvelle aventure de s?ur Blandine. Guidée par les voix du Seigneur, elle n'a rien perdu de sa verve et roule toujours en 4L.
En 1667, dans une France à peine remise de ses guerres de religion, le roi Louis XIV se consacre à un nouveau chantier : la création d'un droit unique destiné à homogénéiser les multiples institutions policières et judiciaires incapables de combattre efficacement le crime. Le fer de lance de cette entreprise énorme, semée d'embûches, sera M. de La Reynie, nouveau lieutenant de police de Paris, qui sait qu'il ne peut compter sur ses pairs. La première décision de La Reynie consistera donc de s'adjoindre les services d'un "commissaire" secret : le jeune Dieudonné Danglet, ancien élève de la confrérie des Oratoriens, un fin lettré doté de facultés d'observation et d'un pouvoir de déduction hors du commun, fine lame et surtout ancien voleur.Impliqué malgré lui dans le meurtre trouble d'un procureur, Danglet, sorte de Vidocq avant la lettre, va faire appel à son tour à ses comparses de la Cour des miracles (Cyclope le vide-gousset, Fleur la lanceuse de couteaux, le nain Atlas...) et démêlera un complot aux nombreuses ramifications : des dévots sont décidés à raviver les braises encore chaudes des massacres de la Saint-Barthélémy pour prendre le pouvoir à la Cour...Avec ce premier roman historique au suspense sans faille où se mêlent finement réalité et fiction, Philippe Bouin, ex-chef d'entreprise, nous régale. Le masque d'un narrateur ? le père Grégoire, protecteur de Danglet ? lui permet d'adopter un style haut en couleurs, proche de celui de l'époque, dont il rend à la perfection la vie quotidienne comme les grands moments. On ressort à regret de ces Croix de paille, convaincu d'avoir vécu un temps sous le règne du Roi Soleil aux côtés des gueux comme des princes. Fort heureusement, pour prolonger le plaisir avec La Peste blonde. --Nathalie Mège
Résumé : Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Enzo, 13 ans, fugue de sa banlieue natale pour rejoindre son grand frère Greg. C'est l'été, il fait beau et la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. Depuis qu'il a coupé les ponts avec sa mère, Greg vit dans une caravane au milieu d'une décharge rurale. Il connaît cette douleur qu'éprouve Enzo et il va le recueillir le temps d'un week-end. C'est, pour Enzo, le plaisir simple d'être ensemble. C'est la rencontre avec Ninon qui "fréquente" , Charline, la petite amie de Greg, Sofiane l'optimiste, Eddy au tatouage tribal... C'est le bonheur des premières fois, loin d'un quotidien fait de jeux vidéo et de sordides indifférences. Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit à merveille ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience. Une parenthèse bucolique et lumineuse, avec ce sentiment que le bonheur est à portée de main
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France