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Les Croix de Paille
Bouin Philippe
VIVIANE HAMY
8,90 €
Épuisé
EAN :9782878581225
En 1667, dans une France à peine remise de ses guerres de religion, le roi Louis XIV se consacre à un nouveau chantier : la création d'un droit unique destiné à homogénéiser les multiples institutions policières et judiciaires incapables de combattre efficacement le crime. Le fer de lance de cette entreprise énorme, semée d'embûches, sera M. de La Reynie, nouveau lieutenant de police de Paris, qui sait qu'il ne peut compter sur ses pairs. La première décision de La Reynie consistera donc de s'adjoindre les services d'un "commissaire" secret : le jeune Dieudonné Danglet, ancien élève de la confrérie des Oratoriens, un fin lettré doté de facultés d'observation et d'un pouvoir de déduction hors du commun, fine lame et surtout ancien voleur.Impliqué malgré lui dans le meurtre trouble d'un procureur, Danglet, sorte de Vidocq avant la lettre, va faire appel à son tour à ses comparses de la Cour des miracles (Cyclope le vide-gousset, Fleur la lanceuse de couteaux, le nain Atlas...) et démêlera un complot aux nombreuses ramifications : des dévots sont décidés à raviver les braises encore chaudes des massacres de la Saint-Barthélémy pour prendre le pouvoir à la Cour...Avec ce premier roman historique au suspense sans faille où se mêlent finement réalité et fiction, Philippe Bouin, ex-chef d'entreprise, nous régale. Le masque d'un narrateur ? le père Grégoire, protecteur de Danglet ? lui permet d'adopter un style haut en couleurs, proche de celui de l'époque, dont il rend à la perfection la vie quotidienne comme les grands moments. On ressort à regret de ces Croix de paille, convaincu d'avoir vécu un temps sous le règne du Roi Soleil aux côtés des gueux comme des princes. Fort heureusement, pour prolonger le plaisir avec La Peste blonde. --Nathalie Mège
Résumé : La collection "Polar" s'agrandit de cinq titres originaux en novembre 2022. Le lauréat ne sera connu qu'en septembre 2022, ainsi que les noms des quatre autres auteurs retenus pour publication. Des histoires inédites sélectionnées par un jury de professionnels (journalistes Ouest-France, responsables des édtions, abonnés du quotidien...) pour leur originalité et le style singulier des auteurs.
Des gamins, des gones comme on dit à Lyon, s'adonnent aux joies du braconnage dans les étangs de la Dombes, magnifique zone rurale perdue entre Trévoux et Bourg-en-Bresse. Ils ne font pas que pêcher. Ils observent aussi. Ils épient cette jeune femme rousse que l'on dit sorcière, cette magicienne nue à qui les agriculteurs demandent la protection de leurs récoltes. Et puis, tout près, ils tombent sur le corps poignardé du père Vouvéré, une connaissance de Gontrand Cheuillade, journaliste au Progrès de Lyon et qui voudra une explication. Ce n'est pas tout : le cimetière est saccagé, un député est empoisonné, un mafieux russe est sur les lieux... La sorcellerie n'explique certainement pas tout ce chaos dans un coin d'ordinaire si paisible. Voilà une nouvelle mission pour s?ur Blandine, la délicieuse religieuse enquêtrice, et ses collègues s?ur Guillemette et mère Adrienne.Et revoilà s?ur Blandine, la géniale nonne créée par l'auteur dans Implacables Vendanges, sa malice, son solide humour et sa Renault 4 affectueusement baptisée Titine. Revoilà aussi Cheuillade, l'aristocrate-journaliste amoureux de la belle commissaire de police d'origine corse, Victoire Amalfi. Ancien homme d'affaires, Philippe Bouin a inventé avec eux des personnages fort attachants, qui ne se prennent pas au sérieux mais n'en sont pas moins efficaces dans la résolution d'une énigme parfaitement maîtrisée. Le texte n'est guère angoissant, mais ce n'est pas sa vocation : on rit beaucoup dans ce roman policier honnêtement écrit, bien construit et bien documenté sur la région qu'il dépeint. Philippe Bouin est aussi l'auteur des Croix de paille, qui lui a valu d'être élu écrivain de l'année... en Arménie, aux côtés de Paule Constant, prix Goncourt. Implacables Vendanges est en cours d'adaptation pour la télévision. --Bruno Ménard
11 mai 1981. Le corps sans vie de Quentin Ayssèdre, notable, fils de bonne famille et industriel renommé du Touquet, est rejeté par les flots. Dossier rapidement bouclé: un tragique accident de mer. La victime laisse derrière elle un enfant en bas âge et une jeune veuve enceinte, Angélique, qui doit rembourser ses dettes.Février 2007. Vingt-cinq ans plus tard, une inconnue, une Allemande, est tuée près de la propriété d'Angélique. Celle-ci, bien que possédant un alibi, se sent harcelée par le petit juge local. Aussi décide-t-elle de faire appel à Gabriel Rampart, ancien amour de jeunesse devenu un journaliste d'investigation bien connu. Sa notoriété la lavera de tout soupçon, du moins le croit-elle...Pourquoi Gabriel, fils de gendarme, qui s'était autrefois fait plaquer comme un moins-que-rien, décide-t-il de répondre au message de détresse d'Angélique? Toujours est-il que son retour sur les terres de son enfance n'est pas sans conséquences: assassins et maîtres chanteurs en font leur terrain de chasse.Bien vite, Gabriel se sait manipulé. Pourtant, il ira jusqu'au bout. À quarante-six ans, il a décidé de changer de vie. Pour cela, il lui faut d'abord solder ses comptes avec le passé, quitte à faire resurgir certains secrets jalousement conservés. Car, chez ces gens-là, paraître est crucial. On est prêt à tout pour sauver les apparences, même à tuer...
Stupeur et dégrisement à Saint-Vincent-des-Vignes, village niché au coeur du Beaujolais. Près de la chapelle du mont Brouilly, deux bigotes farfelues ont découvert le cadavre d'un homme égorgé. Fait pour le moins troublant, des objets de rituels sataniques ont été déposés autour de son corps.Le maire des Vincenvignoblois, car il s'agit de lui, Joseph Marzot, vigneron respecté, ne fêtera donc pas le nouveau morgon tiré de ses cuves.Au manoir de l'Ardières, antre de brocanteur fou, Archibald Sirauton, an-cien juge d'instruction, aujourd'hui premier adjoint au maire, viticulteur aux te-nues déjantées, décide de mener une enquête parallèle à celle de la police. Mais en compagnie de joyeux drilles: Filoche, son bras droit, ex-cambrioleur qu'il avait envoyé en prison; Bougonne, sa gouvernante, accro aux arts divinatoires, laquelle fait peur aux chats et que tout le pays redoute; Xa, sa compagne «in-termittente», jeune et jolie comédienne à la carrière montante, sans oublier Tir-bouchon, le chien le plus futé du canton... et quelques personnages des plus co-casses.Si Archi se lance dans cette affaire, c'est que nombre de rumeurs et ra-contars la pimentent. Car comme disent les mauvaises langues: «La malédic-tion était sur lui, Joseph n'aurait pas dû acheter le vignoble du Diable.»L'ennui est que Joseph n'était que le premier de la liste...
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
Résumé : Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
A 10 ans, Roger Leroy vit comme une trahison l'arrivée dans sa vie de son demi-frère, Nicolas Lempereur. C'est le début d'une haine que rien ni personne ne saura apaiser. Bien des années plus tard, Roger, garde des Sceaux d'un gouvernement populiste, oeuvre à la réhabilitation de la peine de mort. Nicolas, lui, est une véritable rock star, pacifiste et contre toute forme de discrimination. Un fait divers impliquant un pédophile récidiviste rallie bientôt l'opinion publique à la cause du garde des Sceaux, et la peine de mort est rétablie. Mais quand Nicolas est accusé du meurtre d'une jeune femme et clame son innocence, la querelle fraternelle qui l'oppose à Roger devient alors un enjeu sociétal et moral. Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique annoncée d'une tragédie contemporaine ; un roman coup de poing, criant de vérité.