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Il y a loin de la coupe aux lèvres. Quand l'accès à l'eau devient un enjeu de gouvernance
Bouguerra Mohamed Larbi ; Darmame Khadija ; Diop M
ECLM
20,30 €
Épuisé
EAN :9782843771552
Sévèrement touchées par la crise écologique que nous traversons, les ressources en eau de la planète sont au centre des préoccupations politiques, économiques et environnementales. Cet ouvrage s'appuie sur deux études de cas pour dégager les grandes problématiques de gouvernance soulevées par la gestion de l'eau. La première étude porte sur l'installation d'une adduction d'eau "moderne" dans deux villages sénégalais, et sur le fiasco qu'elle engendre - les particularités de la société africaine n'ayant pas été prises en compte. La seconde étude porte sur l'eau dans la ville d'Amman en Jordanie, où cette problématique ne quitte jamais le paysage politique, le problème étant kafkaïen: alors que 97 % de la population est raccordée au réseau, l'eau ne coule dans les canalisations qu'une fois par semaine... Il y a là un vaste champ pour la solidarité écologique, seule en mesure de préserver la durabilité et donc l'avenir même de nos civilisations.
Résumé : La consommation ne répond plus seulement à nos besoins vitaux : elle est devenue une fin en soi. Qu'il s'agisse de notre survie ou de notre confort, rares sont les faits et gestes de notre vie quotidienne qui échappent à son empire, consacré dans cette expression terrible : " la société de consommation ". Certes, la progression de la consommation a permis à des millions d'êtres humains d'échapper à la faim et la pauvreté, d'améliorer la qualité de leur habitation ou d'accéder au progrès technologique. Mais elle est devenue un mastodonte dont il est inquiétant d'observer les dégâts : pollution, dégradation des ressources et saccage des écosystèmes sont le prix que nous payons d'une consommation débridée. Comment faire en sorte de concilier l'extraordinaire engouement que rencontre la consommation et les périls qu'elle génère ? Comment réduire l'écart entre 1,7 milliard de personnes qui appartiennent à la société des consommateurs et 2,8 milliards qui en sont exclues et survivent avec moins de deux dollars par jour ? Telles sont les questions qu'abordent les chercheurs du Worldwatch Institute dans cet ouvrage que Mohamed Larbi Bouguerra a traduit et adapté pour le public francophone. Dans un langage simple, sans parti pris idéologique et en recourant à des exemples puisés dans notre vie de tous les jours, les auteurs s'attachent à proposer les solutions permettant de sortir de ce cercle vicieux, afin que nous contrôlions notre consommation et non que la consommation nous contrôle ".
Résumé : Face aux menaces que font peser sur le vivant les mille et une pollutions insidieuses et invisibles qui accompagent le quotidien des hommes, face aux incertitudes de notre savoir, ce livre plaide pour l'adoption du principe de précaution dans le domaine de l'environnement. Il s'interroge aussi sur le sens de certaines recherches et évoque la mémoire courte de la science car, en vérité, l'épisode des vaches du Michigan contaminées par les composé polybromés annonçait-il pas, dès 1973, l'encéphalopathie spongiforme bovine ? En fait, l'ouvrage-étayé par près de 500 références - montre que la pollution atomique provoque de véritables épidémies silencieuses dont rendent compte les publications spécialisées dans la langue convenue, codifiée sinon codée chère à l'établishment scientifique. Est-il logique de s'évertuer à considérer comme anecdotiques les anomalies de la reproduction et les difformités frappant tant l'imble buccin des fonds des océans que les mammifères marins et les oiseaux ? Mais les pollutions dues aux molécules synthétiques ne vont-elles pas de pair avec la société de consommation, les modes de vie et la poursuite, vaille que vaille, du défit ?
Mohamed Larbi Bouguerra avait vingt ans en 1956 quand la Tunisie a accédé à l'indépendance. Et ce livre parle de ça : de la rencontre entre un adulte en devenir et un pays à pied d'œuvre. Une idylle ? Certes non. Plutôt une union à cœur ouvert. Avec ses brouilles, ses élans et ses émotions, ses instants de fusion et ses incompréhensions tenaces. Ses succès et ses regrets. La Tunisie est l'essence de Mohamed Larbi Bouguerra, la substance de son identité mais aussi la force qui le fait avancer sur les chemins de l'existence. Elle le fait souffrir, souvent, mais nourrit ses plus beaux combats. Cet ouvrage révèle un homme libre, enfant chagrin dans la médina de Bizerte, élève goulu de l'école franco-arabe, étudiant contestataire à Paris, enseignant et chercheur en " sciences applicables " et militant planétaire d'un développement respectueux de l'être humain. Aujourd'hui, quand Mohamed Larbi Bouguerra dénonce le fol usage des pesticides ou l'exploitation irraisonnée de l'eau, c'est, encore et toujours, de démocratie qu'il parle. Bertrand Verfaillie restitue le parcours de ce " patriote ulcéré " - selon l'expression d'un de ses amis - en mêlant anecdotes, regards croisés et réflexions partagées sur l'exercice du pouvoir, les dangers du scientisme, les empêchements du monde arabe ou l'évolution de l'Islam.
Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles. Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence. Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
Pour gérer notre planète, il faut se mettre d'accord sur des valeurs communes. S'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a formé un réseau constitué de militants du monde entier, afin de produire un texte couvrant l'ensemble des défis communs. La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés. Après avoir décrit l'émergence de cette "Déclaration universelle des responsabilités humaines" et ses principes généraux, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en Åuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un "droit commun mondial"