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LE RIRE DE DIEU
BOUGANIM AMI
STAVIT
14,50 €
Épuisé
EAN :9782911671005
Dès son premier livre, Récits du Mellah, Ami Bouganim se présentait en " clown de Dieu ". Depuis, il n'aura cessé de rassembler les éclats de rire de la divinité dispersés aux quatre coins de l'univers. Bouganim est connu au ciel comme l'un des cabalistes les plus cocasses. l'animateur de l'école mystique ludique qui prêche le rire pour mieux arracher les hommes au terrible esprit de sérieux et les initier à l'esprit de légèreté et de dérision. Les lecteurs impatients de découvrir des bribes de sa doctrine, encore en gestation, pourront se distraire, à la lecture de ce recueil de dires talmudiques et philosophiques réunis et présentés par ses soins. Michel Kichka reconstitue dans ses dessins l'humour véhiculé par les dires des sages du Talmud et les commentaires d'Ami Bouganim.
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s'y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer l'Israël et de perturber son histoire. Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs voeux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante. L'arbre à voeux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
Tarédant passe pour la ville la plus neurasthénique du Maroc. Elle est accablée par les vents qui ballottent ses habitants, les vagues qui menacent de l'engloutir, les crabes géants qui hantent ses côtes. En revanche, elle se délecte du lourd anathème sous lequel les religions persistent à la maintenir et s'en remet à la protection du saint local, Menkor Zal, digne héritier du très vénéré Rabbi Baruch Espinosa enterré sur les lieux. La ville ne résiste aux calamités qui la menacent que parce qu'elle se prend pour la plus géniale au monde et qu'elle excelle dans l'insigne art de la simulation politique. Tarédant accueille son prince, de retour de l'on ne sait quelle expédition romantique, pour une nouvelle ère de lubies et de leurres, de réalisations et de déboires. Elle reçoit dans son sillage toutes sortes de personnages dont certains sortent des livres où ils mènent leurs scabreuses aventures, et d'autres s'arrachent aux divans où ils déballent leurs glauques histoires. Ses habitants s'accommodent tant bien que mal des abus, des chantages et des extorsions de son gouvernement princier quand les Français décident de faire de leur cité une station balnéaire pour leurs militaires et leurs artistes. Ce sont alors tous les esprits qui s'excitent, les aliénés qui se révoltent, la chronique de la ville qui déraille et son auteur, encore plus taré que le commun des Rédanais, qui délire dans tous les sens.
Dans un grand centre hospitalier de Manhattan, un père — l'auteur de ce livre — est au chevet de son dernier fils, Nadav, pendant quarante jours et quarante nuits. Au fil des semaines, se défont les derniers paliers de vie d'un jeune homme de trente-six ans, père de trois enfants, aux prises avec la découverte d'un lymphome qui exacerbe fatalement sa maladie congénitale. Endeuillé depuis douze ans par le décès de Ran, l'aîné de Nadav, des suites des mêmes déficiences médicales, leur père pressent, dans les houles de sa dérive, l'imminence d'un second naufrage. Ce que nous propose l'auteur c'est le récit poignant et intense d'un père, mendiant dans l'épuisement de ses invocations, prières et supplications, le salut d'un fils mort dans la sérénité de sa foi. Un texte en forme d'offrande à Nadav, à son épouse et à ses enfants, comme quelque relique flottante sur les eaux de l'abyssal engloutissement.
Résumé : Il n'est venu de si loin, de la France d'exil, que pour enterrer sa mère à Mogador où, berbère, elle était née. Où, peut-être, elle l'avait engendré, lui, l'enfant sans père, le fils du vent, le bâtard. Avocat, spécialiste de droit international, il devrait très vite rentrer à Paris, y retrouver les farces dérisoires de la justice, mais dans le labyrinthe des ruelles serrées de Mogador, il s'enlise, s'englue jusqu'à devenir le disciple de Si Mohand, charmeur de mouettes et de goélands, qui arpente la casbah et nourrit les oiseaux. J'étais sur le point de quitter Mogador, Si Mohand, sans l'avoir vraiment connue, quand je vous ai vu pour la première fois. Vous étiez sur le front de mer, en tenue de muezzin, vêtu de la longue tunique noire qui vous tombe aux chevilles. Vous brandissiez un bâton en poussant des cris. Un premier goéland s'est présenté, suivi d'une mouette, et en quelques minutes, vous étiez entouré d'oiseaux. Ils affluaient de toutes parts, répondant à vos appels. Il en était même pour se poser sur vos épaules, arrachant de vos mains les viscères de poissons que vous leur tendiez.
Histoires vécues, jamais vécues, mais toujours revécues... L'auteur se sépare de lui-même pour se retrouver en ce miroir. Revisitant les livres de chevet, se racontant obstinément les récits qui le parcourent, il se fait héros, poète, pelote ou toupie, scorpion, berger ou marabout, adolescent et vieillard, homme de toutes couleurs... Passe-muraille du temps, du Minotaure au Petit Poucet, de Jacob à Schéhérazade ou au Messie, le dépossédé les convoque tous pour se recomposer. Entre Espagne et Maroc, France, Afrique noire, Mexique ou Turquie, le dispersé rassemble tous les absents en une chevauchée d'ancêtres rêvés.