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L'arbre à voeux
Bouganim Ami
AVANT PROPOS
14,95 €
Épuisé
EAN :9782930627144
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s'y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer l'Israël et de perturber son histoire. Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs voeux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante. L'arbre à voeux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
La société israélienne est dans une impasse. Non pas à cause du conflit israélo-palestinien, premier dogme renversé, ni d?une crispation identitaire, second, mais en raison de lignes de rupture plus profondes, que cet essai comprend finement dans le cadre de l'évolution du judaïsme contemporain. La tension entre le « philistinisme », consumérisme effréné coupé de toute spiritualité et projet de vie en commun, et un judaïsme à la fois théocratique et anarchiste, est à l'origine de cette dynamique délétère dont l'issue pourrait s'avérer fatale à l'État d'Israël. Car la « disparition d'Israël », ce n'est pas tant sa disparition physique que la fin de l?espoir d'une société nouvelle, basée à la fois sur la tradition religieuse et éthique juive et sur un socialisme à visage humain organisé autour du kibboutz. L'échec de ce projet anime la colère d'Ami Bouganim, qui considère que sa société doit revoir certains des dogmes fondamentaux sur laquelle elle s'est fondée, notamment sa prétendue homogénéité, ou cette idée qu?il n?y a de salut pour les juifs qu?en Israël. S?inspirant du sionisme culturel, l?auteur appelle ainsi à une redéfinition des rapports entre la diaspora et Israël. Contre la tendance national-religieuse qui place la loi juive au-dessus de l?État, forme moderne du pharisianisme antique, il propose aussi de revenir à un sadducianisme, orientation religieuse moins radicale et ouverte à la forme moderne de l?État et de la raison.
Résumé : Dès son premier livre, Récits du Mellah, Ami Bouganim se présentait en " clown de Dieu ". Depuis, il n'aura cessé de rassembler les éclats de rire de la divinité dispersés aux quatre coins de l'univers. Bouganim est connu au ciel comme l'un des cabalistes les plus cocasses. l'animateur de l'école mystique ludique qui prêche le rire pour mieux arracher les hommes au terrible esprit de sérieux et les initier à l'esprit de légèreté et de dérision. Les lecteurs impatients de découvrir des bribes de sa doctrine, encore en gestation, pourront se distraire, à la lecture de ce recueil de dires talmudiques et philosophiques réunis et présentés par ses soins. Michel Kichka reconstitue dans ses dessins l'humour véhiculé par les dires des sages du Talmud et les commentaires d'Ami Bouganim.
Résumé : Il n'est venu de si loin, de la France d'exil, que pour enterrer sa mère à Mogador où, berbère, elle était née. Où, peut-être, elle l'avait engendré, lui, l'enfant sans père, le fils du vent, le bâtard. Avocat, spécialiste de droit international, il devrait très vite rentrer à Paris, y retrouver les farces dérisoires de la justice, mais dans le labyrinthe des ruelles serrées de Mogador, il s'enlise, s'englue jusqu'à devenir le disciple de Si Mohand, charmeur de mouettes et de goélands, qui arpente la casbah et nourrit les oiseaux. J'étais sur le point de quitter Mogador, Si Mohand, sans l'avoir vraiment connue, quand je vous ai vu pour la première fois. Vous étiez sur le front de mer, en tenue de muezzin, vêtu de la longue tunique noire qui vous tombe aux chevilles. Vous brandissiez un bâton en poussant des cris. Un premier goéland s'est présenté, suivi d'une mouette, et en quelques minutes, vous étiez entouré d'oiseaux. Ils affluaient de toutes parts, répondant à vos appels. Il en était même pour se poser sur vos épaules, arrachant de vos mains les viscères de poissons que vous leur tendiez.
Ces sept nouvelles évoquent le quartier juif de Fès dans les années 20-30, immédiatement après l'arrivée des Français au Maroc. Elles restituent l'atmosphère d'un espace clos où la proximité et l'intimité créent des situations cocasses, où les rumeurs sont instigatrices des échanges et des démêlés entre les habitants. Ces Juifs fascinés par les lumières de la civilisation, balancent entre moeurs nouvelles et coutumières. S'ils ironisent sur les nouveaux modes de comportement et les sacro-saintes règles du protocole, ils ne savent plus qui gouverne le Maroc et à qui s'en remettre pour leur protection, partagés entre le respect de leurs rites séculaires et la tentation de la modernité. L'ambiance particulière au quartier juif est propice à des récits à plusieurs voix, qui restituent disputes et réconciliations entre des personnages plus originaux (voire fantasques) les uns que les autres.
Ni insolite ni mystérieuse, la franc-maçonnerie ouvre une voie salutaire qui s'oppose à la pieuvre des fanatismes religieux. Le franc-maçon répond à une aspiration au progrès dans la recherche d'une spiritualité débarrassée de dogmes et en répondant par ses actions aux défis du XXIe siècle. Société initiatique des temps modernes, l'Ordre maçonnique engage à une démarche philosophique, progressive, philanthropique et progressiste. La franc-maçonnerie n'étant ni un parti ni une Eglise, elle ne peut émettre des directives relatives à la vie temporelle. C'est par son engagement personnel que le franc-maçon peut provoquer le progrès. Cette capacité de participer à la gestion de la Cité résulte d'une volonté éthique, donc individuelle, au-delà de la morale. Pour cela, le franc-maçon contemporain a besoin de s'ouvrir à la société civile de son pays, de rassembler ce qui est épars, de s'affirmer en faveur de la liberté de penser, de réclamer, comme le faisait Spinoza, une séparation claire et nette entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Il est temps, en Belgique, que la franc-maçonnerie s'extériorise. Non sur son organisation ou sur le vécu de ses rituels, mais sur sa spécificité et ses outils qui, en dépit de tous les totalitarismes et obscurantismes, participent activement depuis trois siècles à l'émancipation de la condition humaine.
Des chemins de vie. Un point dans l'espace où le hasard n'a pas sa place. Des trajectoires qui se mêlent et se démêlent. D'un côté le visible et de l'autre, l'empreinte de l'invisible. Deux histoires parallèles qui vont se toucher dans l'infini amoureux. Une année pour transformer à jamais des destinées et prendre conscience qu'il n'existe aucun mal d'où ne naisse un bien. 365 jours pour récupérer une enfance volée et se rendre compte que, pour faire un miracle, il faut être deux : un pour le présenter et l'autre pour y croire.