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Asher le devin. Et autres contes Fès
Bouganim Ami
ALBIN MICHEL
19,35 €
Épuisé
EAN :9782226207555
Ces sept nouvelles évoquent le quartier juif de Fès dans les années 20-30, immédiatement après l'arrivée des Français au Maroc. Elles restituent l'atmosphère d'un espace clos où la proximité et l'intimité créent des situations cocasses, où les rumeurs sont instigatrices des échanges et des démêlés entre les habitants. Ces Juifs fascinés par les lumières de la civilisation, balancent entre moeurs nouvelles et coutumières. S'ils ironisent sur les nouveaux modes de comportement et les sacro-saintes règles du protocole, ils ne savent plus qui gouverne le Maroc et à qui s'en remettre pour leur protection, partagés entre le respect de leurs rites séculaires et la tentation de la modernité. L'ambiance particulière au quartier juif est propice à des récits à plusieurs voix, qui restituent disputes et réconciliations entre des personnages plus originaux (voire fantasques) les uns que les autres.
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s'y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer l'Israël et de perturber son histoire. Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs voeux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante. L'arbre à voeux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
Tel-Aviv fête ses 100 ans en 2009. Ville adolescente, ville brouillon, elle ne cesse de bouger - de s'étendre, de creuser, de s'élever-, au point de changer de teint, sinon de visage d'année en année. D'une certaine manière, la ville annonce Israël. Elle se débat avec ses hantises, cultive ses contradictions, couve ses rêves. Elle dit le meilleur et le pire; l'engagement et le désengagement; le bouillonnement et la lassitude. Ville alternative par excellence, Tel-Aviv ne cesse de vibrer. Elle est le cimetière de l'ancien Juif et le berceau de l'Hébreu nouveau. De cette énergie débordante, une trentaine d'acteurs témoignent dans ce livre. Militants, artistes, fêtards, journalistes, poètes, rabbins, avocats, pêcheurs, ils brossent un portrait de la ville: résistante, rêveuse, créative, théâtrale... sans répit. Biographie de l'auteur Ami Bouganim est écrivain, philosophe et enseignant, installé en Israël depuis 1970. Il a publié une vingtaine d'ouvrages consacrés à la philosophie de la religion et du judaïsme Photographies de Moti Milrod. Postface de Tobie Nathan, conseiller de coopération et d'action culturelle auprès de l'ambassade de France en Israël.
Dans un grand centre hospitalier de Manhattan, un père — l'auteur de ce livre — est au chevet de son dernier fils, Nadav, pendant quarante jours et quarante nuits. Au fil des semaines, se défont les derniers paliers de vie d'un jeune homme de trente-six ans, père de trois enfants, aux prises avec la découverte d'un lymphome qui exacerbe fatalement sa maladie congénitale. Endeuillé depuis douze ans par le décès de Ran, l'aîné de Nadav, des suites des mêmes déficiences médicales, leur père pressent, dans les houles de sa dérive, l'imminence d'un second naufrage. Ce que nous propose l'auteur c'est le récit poignant et intense d'un père, mendiant dans l'épuisement de ses invocations, prières et supplications, le salut d'un fils mort dans la sérénité de sa foi. Un texte en forme d'offrande à Nadav, à son épouse et à ses enfants, comme quelque relique flottante sur les eaux de l'abyssal engloutissement.
Résumé : Il n'est venu de si loin, de la France d'exil, que pour enterrer sa mère à Mogador où, berbère, elle était née. Où, peut-être, elle l'avait engendré, lui, l'enfant sans père, le fils du vent, le bâtard. Avocat, spécialiste de droit international, il devrait très vite rentrer à Paris, y retrouver les farces dérisoires de la justice, mais dans le labyrinthe des ruelles serrées de Mogador, il s'enlise, s'englue jusqu'à devenir le disciple de Si Mohand, charmeur de mouettes et de goélands, qui arpente la casbah et nourrit les oiseaux. J'étais sur le point de quitter Mogador, Si Mohand, sans l'avoir vraiment connue, quand je vous ai vu pour la première fois. Vous étiez sur le front de mer, en tenue de muezzin, vêtu de la longue tunique noire qui vous tombe aux chevilles. Vous brandissiez un bâton en poussant des cris. Un premier goéland s'est présenté, suivi d'une mouette, et en quelques minutes, vous étiez entouré d'oiseaux. Ils affluaient de toutes parts, répondant à vos appels. Il en était même pour se poser sur vos épaules, arrachant de vos mains les viscères de poissons que vous leur tendiez.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.