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La nuit des figues. Edition bilingue français-arabe
Boudoumi Naéma ; Laulanie Zoé ; Haji Golan
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919511846
La nuit des figues est une re ? flexion sur l'exil et la folie, sur la relation de conse ? quence entre la perte de sa langue d'origine, la perte de repe`res culturels et la maladie mentale. Les poe`mes oscillent entre plusieurs espaces, un dehors et un dedans : dedans, la te^te de l'homme fou, sa souffrance et les voix qu'il entend, ses dialogues avec son grand-pe`re, les bruits de la ville, les voix des passants ; dehors, l'ho^pital psychiatrique ou` il est interne ? , l'avis me ? dical du psychiatre qui conclue que ce patient est "selon nos crite`res habituels, maniaco-de ? pressif, mais il se pourrait simplement qu'il soit alge ? rien. Nous ne sommes pas anthropologues. Traitement : Haldol". Les poe`mes sont issus d'une pie`ce de the ? a^tre, e ? crite et mise en sce`ne par Nae ? ma Boudoumi en hommage a` son pe`re, immigre ? alge ? rien arrive ? en France dans les anne ? es 1970, comme tant d'autres appele ? s par les dispositifs migratoires franc ? ais. Nous avons e ? te ? frappe ? s par la puissance poe ? tique de l'e ? criture de Nae ? ma Boudoumi et lui avons propose ? de se ? lectionner certains passages de sa pie`ce qui, mis bout a` bout, constituent ce recueil de poe`mes. Sa re ? flexion sur les the`mes du langage et de l'identite ? , de l'importance des mots pour dire le monde, a conduit l'autrice a` e ? crire certains passages de son recueil en arabe. Nous les avons conserve ? s en arabe dans le texte franc ? ais. Le lecteur doit aller chercher le mot qui lui manque dans l'autre langue et balayer du regard les deux e ? critures pour reconstituer l'entie`rete ? du dialogue. Une fac ? on de de ? placer son regard, de perdre le lecteur comme le sont les nouveaux arrivants dans un pays dont ils ne mai^trisent pas la totalite ? de la langue, mais dont ils saisissent seulement des bribes. Une fac ? on aussi de tisser a` l'e ? crit le franc ? ais et l'arabe dans un croisement signifiant. Les dessins de Zoe ? Laulanie nous ont frappe ? par leur the ? a^tralite ? : leur composition aux perspectives fortes, comme une perception inte ? rieure des sce`nes et des espaces. Elle s'est empare ? e de la pie`ce de the ? a^tre de Nae ? ma Boudoumi, puis des neuf poe`mes. Elle a cherche ? en dessins la perception du monde par un homme "fou" , la rue, la ville, les gens, l'inte ? rieur et l'exte ? rieur de son e^tre, la peur et la nuit, les re ? miniscences de l'enfance dans un pre ? sent d'adulte. Elle nous a propose ? des carnets de dessins entiers, des peintures sur des enveloppes, des frises et, comme pour la pie`ce de the ? a^tre, nous avons choisi, taille ? , agence ? . Voici comment "La nuit des figues", surgie de l'amour pour un pe`re immigre ? alge ? rien devenu fou, est devenue un recueil de poèmes.
Les Toubou, peuple du Sahara, faisaient de longs voyages. C'étaient des voyages à dos de chameau, souvent en caravane. Pendant le trajet, pour passer le temps, certains chantaient en l'honneur de leurs bien-aimées, d'autres causaient. Ils racontaient des histoires, et toute une littérature orale se développait autour du voyage. Il y avait de bons conteurs et d'excellents chanteurs. On entendait souvent dire : "la compagnie d'un tel est recherchée par les voyageurs, parce qu'il est bon conteur ou chanteur." Ce livre a été écrit dans sa version originale en langue dazaga (gorane, toubou), par le Centre Al-Mouna, en août 2011, avec l'appui de Rivers Camp, alias Galmai Wodji. Il est maintenant traduit en français par l'auteur, et corrigé par Hassan Bolobo Maidé et Mahamat Saleh Yacoub.
Kiki, adolescente, vit seule avec son père. Férues de la culture japonaise kawaii, Kiki et son amie Pastèque changent d'apparence au rythme de leurs humeurs et se donnent à voir quotidiennement sur les réseaux sociaux. Un événement traumatique conduit Kiki à se retirer, abandonnant brutalement sa vie familiale, scolaire et amicale. Démuni face à l'isolement de sa fille, Pierre, dit Le Père, essaie de maintenir un équilibre financier fragile. En perte de repères et de sens, il part régulièrement en forêt afin de se livrer à un étrange rituel. Il se couche sous un lit de feuilles. Un jour, une bête lui rend visite.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?
Résumé : Sept vies est, à travers " une vie de chat ", l'un des rares albums publiés dans le monde arabe qui aborde des questions existentielles. Il relate les joies, les peurs, les doutes, les pensées d'un chat aux multiples visages et aux représentations aussi diverses que ses états d'âmes. Le chat, métaphore de l'enfant, tente de se définir et de se comprendre : à qui ressemble-t-il ? De qui hérite-t-il ? Qui aime-t-il ? Qui est-il vraiment ? Comment être unique et si multiple à la fois... Autant de questionnements universels traités ici avec humour et servis pas un traitement graphique ludique et inventif. Cette version bilingue est publiée dans le sens de lecture arabe pour conserver le dynamisme de l'illustration. A l'heure où les pays arabes vivent des tournants historiques initiés par la revendication de leur peuple à vivre, à dire, il nous paraît intéressant de donner à entendre cette revendication à travers cet album : s'il n'a rien de politique ou d'idéologique, Sept vies illustre cette aspiration à être, ainsi que le désarroi et la joie de l'individu libéré du carcan collectif (nationaliste, étatique, communautaire ou familial) qui lui dicte comment être, comment penser. Sept vies est en fait un hymne à la liberté, sans que jamais le mot huriyya (liberté) scandé par les peuples arabes depuis des années ne soit écrit ou revendiqué de façon didactique. C'est un album politique dans le sens noble du terme, sans message frontal ni doctrine martelée.