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Esotérisme guénonien et mystère chrétien
Borella Jean
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343125961
En formulant les principes universels de l'ésotérisme, entendu au sens d'une saisie métaphysique et intérieure des religions, Guénon s'est imposé en Occident comme son théoricien le plus rigoureux. S'agissant de la religion chrétienne, ce livre propose une confrontation : comparer ce que Guénon nous en dit avec ce que la tradition chrétienne dit d'elle-même. Ce n'est donc pas un livre sur Guénon, et l'exposé de sa doctrine n'y figure qu'au titre de ce qu'exige une comparaison. Sa finalité première est de donner à connaître les réponses que la Tradition chrétienne offre aux questions fondamentales que Guénon croit devoir lui poser, réponses dont il minimise la portée ou qu'il écarte inconsidérément. Il s'agit de donner la parole à cette Tradition et de la faire entendre dans sa "compréhension de soi", telle que les textes nous la révèlent. D'une certaine manière, c'est toute l'histoire de la foi chrétienne qui est ici convoquée, longue histoire, mais dont rien ne peut suppléer l'ignorance. Si l'on accepte d'entrer dans cette histoire, de suspendre pour un instant l'autorité de la lecture qu'en fait Guénon, et de lire le message chrétien dans sa propre lumière, ce qui apparaît alors, c'est un sens, parfois oublié, trop souvent méconnu, un sens qui se révèle à l'écoute attentive de S. Jean et de S. Paul, et que le Christ a confié à son Eglise. Le texte de cette nouvelle édition est largement identique à celui de l'édition originale, qui, toutefois, n'était pas dépourvue de fautes. Il a donc été soigneusement revu, mis à jour et corrigé, ou amendé, voire complété, là où c'était nécessaire.
Dans cette troisième édition revue, et augmentée du Sens du surnaturel, l'auteur tente de répondre à la question chère au pape Benoit XVI : comment concilier foi et raison, grâce et liberté ? Or, depuis trois siècles, théologiens et philosophes s'accordent à refuser toute continuité entre le naturel et le surnaturel. Pour Jean Borella, ce n'est rien moins qu'enfermer l'homme dans une autonomie illusoire, source des "humanismes totalitaires" d'hier et d'aujourd'hui, où l'humain, à force de n'être qu'un singe évolué, devient moins que l'animal. Car "l'homme est une créature ordonnée à devenir Dieu", rappelle l'auteur, en citant saint Grégoire de Nazianze. Dès lors, plutôt qu'" animal raisonnable", c'est "image de Dieu" qui définit l'homme, une image appelée à la pleine ressemblance avec son modèle par la foi dans le Christ. C'est toute l'aventure chrétienne, et l'objet de ce texte, de le rappeler. Celui-ci est complété par un bref essai, initialement publié à part, Symbolisme et réalité, dans lequel l'auteur s'efforce de rendre brièvement compte de ce qui l'a guidé dans sa réflexion de toute une vie sur le symbolisme sacré. En effet, l'homme moderne qui s'efforce d'adhérer à la révélation chrétienne est, en raison des certitudes scientifiques qu'on lui a inculquées et de la mentalité qui en découle, dans une extraordinaire difficulté à croire à la vérité des faits sacrés rapportés dans l'Ancien et le Nouveau Testament et enseignés par l'Eglise. Que peut signifier "monter au ciel" - comme dans l'Ascension du Christ ou l'Assomption de Marie - à une époque où le ciel est investi par les sondes spatiales et où l'oeil des télescopes ne semble rencontrer qu'une universelle absence ? Tel est le défi que l'auteur a tenté de relever spéculativement et dont il s'explique ici.
En théologie comme en métaphysique, penser, c'est penser l'analogie. Dès lors, en effet, que ces deux sciences se proposent de parler de ce qui excède l'expérience ordinaire, elles ne peuvent que recourir à l'analogie que les réalités d'ici- bas présentent avec les réalités divines et transcendantes. D'où la nécessité, pour le philosophe, de tenter de saisir en elle- même, et d'analyser, cette notion sur laquelle reposent toutes nos entreprises individuelles. S'est ainsi constituée une science de l'analogie dont ce livre s'efforce de raconter l'histoire selon une marche régressive. Partant de son usage en théologie médiévale où s'en est élaborée la doctrine la plus rigoureuse, Jean Borella remonte à la racine platonicienne de l'analogie, "le plus beau des liens", dit Platon. Cela nous vaut, entre autres, une méditation assez surprenante sur le symbolisme de la Caverne. Au passage, on aura recueilli quelques enseignements fondamentaux sur 1'« ontologie » du Buisson ardent et la possibilité de l'Etre
Résumé : Ce livre est un voyage. Fut-il jamais entrepris ? Vaine question ! Depuis deux mille ans, les auteurs ne manquent pas, et les plus géniaux, qui ont voulu attester l'accord de la Révélation avec les doctrines de Platon ou d'Aristote - et Descartes lui-même... D'autres encore ont pensé pouvoir tirer directement une métaphysique de l'Ecriture. Tel n'est pas le but de Jean Borella : non pas exposer le contenu d'une métaphysique accordée à - ou tirée de - l'Ecriture, ce dont le propos n'est pas récusé, mais se demander si la Bible n'enseignerait pas - implicitement - quelque chose sur la forme et la nature de la démarche métaphysique, sur son évolution et ses métamorphoses depuis l'origine des temps. Il s'agit donc d'abord de montrer que la rencontre de la Révélation judéo-chrétienne avec la philosophie grecque est l'événement majeur de l'histoire intellectuelle de l'Occident, ce qui permet de préciser ce qu'on peut entendre par métaphysique. En suite de quoi, l'auteur est à même de s'interroger sur ce que nous apprend l'Ecriture : sur la science adamique et l'origine des savoirs, sur la signification de l'épisode babélien et sa recherche d'une langue unique, enfin sur la transformation qu'opère la Pentecôte quant à l'universalité de la connaissance métaphysique, cette ultime étape marquant le terme du voyage.
La doctrine de Marx, en dépit des tragédies qui ont accompagné sa mise en oeuvre au XXe siècle, continue de recueillir la faveur de nombreux intellectuels pour qui elle seule a posé les bases d'une conception scientifique de l'histoire et donc d'une critique efficace du système capitaliste. Qu'en est-il en réalité ? Scientificité et efficacité sont-elles avérées ? La première partie de cet ouvrage s'efforce, après d'autres, de répondre à cette question, n'en appelant qu'aux textes de Marx. Cependant, vraie ou fausse, cette doctrine a aussi introduit dans la pensée philosophique un thème assez nouveau, qui a pris une importance décisive, celui du "sens de l'histoire". La seconde partie de l'ouvrage examine ce thème dans la lumière de la tradition chrétienne. Mais, qu'on ne se méprenne pas ! Il ne s'agit pas de confronter la conception marxiste à celle du christianisme. Le souci de l'auteur est autre : étant donné la "nature" du temps, lieu de l'histoire, à quelles conditions est-il philosophiquement possible de concevoir un "sens de l'histoire" ? Question qui nous entraîne vers des horizons peu fréquentés et nous amène à l'ultime interrogation : en quoi la figure du Christ est-elle la clé métaphysique du mystère du temps ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.