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Marxisme et sens chrétien de l'histoire
Borella Jean
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343094557
La doctrine de Marx, en dépit des tragédies qui ont accompagné sa mise en oeuvre au XXe siècle, continue de recueillir la faveur de nombreux intellectuels pour qui elle seule a posé les bases d'une conception scientifique de l'histoire et donc d'une critique efficace du système capitaliste. Qu'en est-il en réalité ? Scientificité et efficacité sont-elles avérées ? La première partie de cet ouvrage s'efforce, après d'autres, de répondre à cette question, n'en appelant qu'aux textes de Marx. Cependant, vraie ou fausse, cette doctrine a aussi introduit dans la pensée philosophique un thème assez nouveau, qui a pris une importance décisive, celui du "sens de l'histoire". La seconde partie de l'ouvrage examine ce thème dans la lumière de la tradition chrétienne. Mais, qu'on ne se méprenne pas ! Il ne s'agit pas de confronter la conception marxiste à celle du christianisme. Le souci de l'auteur est autre : étant donné la "nature" du temps, lieu de l'histoire, à quelles conditions est-il philosophiquement possible de concevoir un "sens de l'histoire" ? Question qui nous entraîne vers des horizons peu fréquentés et nous amène à l'ultime interrogation : en quoi la figure du Christ est-elle la clé métaphysique du mystère du temps ?
Dans cette troisième édition revue, et augmentée du Sens du surnaturel, l'auteur tente de répondre à la question chère au pape Benoit XVI : comment concilier foi et raison, grâce et liberté ? Or, depuis trois siècles, théologiens et philosophes s'accordent à refuser toute continuité entre le naturel et le surnaturel. Pour Jean Borella, ce n'est rien moins qu'enfermer l'homme dans une autonomie illusoire, source des "humanismes totalitaires" d'hier et d'aujourd'hui, où l'humain, à force de n'être qu'un singe évolué, devient moins que l'animal. Car "l'homme est une créature ordonnée à devenir Dieu", rappelle l'auteur, en citant saint Grégoire de Nazianze. Dès lors, plutôt qu'" animal raisonnable", c'est "image de Dieu" qui définit l'homme, une image appelée à la pleine ressemblance avec son modèle par la foi dans le Christ. C'est toute l'aventure chrétienne, et l'objet de ce texte, de le rappeler. Celui-ci est complété par un bref essai, initialement publié à part, Symbolisme et réalité, dans lequel l'auteur s'efforce de rendre brièvement compte de ce qui l'a guidé dans sa réflexion de toute une vie sur le symbolisme sacré. En effet, l'homme moderne qui s'efforce d'adhérer à la révélation chrétienne est, en raison des certitudes scientifiques qu'on lui a inculquées et de la mentalité qui en découle, dans une extraordinaire difficulté à croire à la vérité des faits sacrés rapportés dans l'Ancien et le Nouveau Testament et enseignés par l'Eglise. Que peut signifier "monter au ciel" - comme dans l'Ascension du Christ ou l'Assomption de Marie - à une époque où le ciel est investi par les sondes spatiales et où l'oeil des télescopes ne semble rencontrer qu'une universelle absence ? Tel est le défi que l'auteur a tenté de relever spéculativement et dont il s'explique ici.
Ce livre, resté inédit pendant plus de quarante ans, est issu des réflexions qu'ont inspirées à l'auteur, d'une part certaines affirmations de René Guénon et de Frihjof Schuon sur les carences supposées de la théologie et de la métaphysique chrétiennes au regard de ce qui est à penser dans le christianisme, d'autre part la tendance inverse des théologiens contemporains à dévaluer le discours doctrinal, lequel s'adresse à l'intelligence, au profit d'une foi purement existentielle et antidoctrinale qui ne peut plus s'investir que dans le domaine de la morale et, singulièrement, de la morale sociale et politique. C'est pourquoi il lui a paru nécessaire d'abord de reprendre le problème général des rapports de la métaphysique sacrée — ou traditionnelle — et de la religion, ensuite de l'examiner plus particulièrement dans le cas du christianisme. Il espère ainsi montrer la richesse et la profondeur de la tradition métaphysique et théologique du christianisme, en même temps peut-être qu'éclairer certains points que la métaphysique sacrée elle-même n'a pas mis en évidence jusqu'ici. En résumé : il n'y a pas d'autre réponse au criticisme théologique des anti-doctrinaux que celle de l'intellectualité sacrée ; mais cette perspective peut dévier vers l'universalité abstraite du discours ; à quelles conditions ce risque peut-il être évité? Telle est la question à laquelle l'auteur s'est efforcé de répondre.
En théologie comme en métaphysique, penser, c'est penser l'analogie. Dès lors, en effet, que ces deux sciences se proposent de parler de ce qui excède l'expérience ordinaire, elles ne peuvent que recourir à l'analogie que les réalités d'ici- bas présentent avec les réalités divines et transcendantes. D'où la nécessité, pour le philosophe, de tenter de saisir en elle- même, et d'analyser, cette notion sur laquelle reposent toutes nos entreprises individuelles. S'est ainsi constituée une science de l'analogie dont ce livre s'efforce de raconter l'histoire selon une marche régressive. Partant de son usage en théologie médiévale où s'en est élaborée la doctrine la plus rigoureuse, Jean Borella remonte à la racine platonicienne de l'analogie, "le plus beau des liens", dit Platon. Cela nous vaut, entre autres, une méditation assez surprenante sur le symbolisme de la Caverne. Au passage, on aura recueilli quelques enseignements fondamentaux sur 1'« ontologie » du Buisson ardent et la possibilité de l'Etre
Ce livre est, sous un nouveau titre, la réédition largement révisée, remaniée, augmentée et mise à jour de La charité profanée, publié pour la première fois en 1979, devenu un classique, mais introuvable depuis bien des années. A l'époque, l'idée première de cet ouvrage est née d'une stupéfaction, celle de voir, lors de l'immédiat "après-concile", théologiens et hommes d'Eglise mettre en question ou rejeter certains dogmes fondamentaux de la foi chrétienne, au nom de l'amour de l'humanité. L'idéologie humanitaire n'avait rien pour étonner — elle ne cesse d'étendre depuis deux cents ans son empire sur les esprits et parfois à bon droit. Mais qu'elle engage clercs et laïcs à rompre avec la foi du Credo choquait douloureusement. Il fallait tenter de montrer qu'il y avait là, au coeur de la passion d'amour qui animait une Eglise en révolution, une illusion et une perversion de la charité, non dans ses objets, éventuellement justifiés, mais dans sa nature même, à l'intime de son essence. Il fallait également rappeler qu'abandonner le souci de la vérité à la garde de la science matérialiste, c'était certainement ignorer ses limites et ses erreurs, et c'était aussi, et surtout, méconnaître les splendeurs doctrinales de la plus haute science théologique et métaphysique. D'où la nécessité, s'agissant du monde créé et de l'être humain, de présenter une conception, nouvelle dans sa forme, non dans son fond, qui offre à la foi le terreau où elle peut s'enraciner. Vaste projet, certes, qui, au-delà du domaine chrétien, a conduit son auteur à discerner les errements de l'homme moderne, et à retrouver, sous l'unique Lumière qui luise dans les ténèbres, le sens authentique de la charité chrétienne. Le Christ l'a dit : seule, la connaissance de la Vérité nous rendra libres.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.