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Penser l'analogie
Borella Jean
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296570122
En théologie comme en métaphysique, penser, c'est penser l'analogie. Dès lors, en effet, que ces deux sciences se proposent de parler de ce qui excède l'expérience ordinaire, elles ne peuvent que recourir à l'analogie que les réalités d'ici- bas présentent avec les réalités divines et transcendantes. D'où la nécessité, pour le philosophe, de tenter de saisir en elle- même, et d'analyser, cette notion sur laquelle reposent toutes nos entreprises individuelles. S'est ainsi constituée une science de l'analogie dont ce livre s'efforce de raconter l'histoire selon une marche régressive. Partant de son usage en théologie médiévale où s'en est élaborée la doctrine la plus rigoureuse, Jean Borella remonte à la racine platonicienne de l'analogie, "le plus beau des liens", dit Platon. Cela nous vaut, entre autres, une méditation assez surprenante sur le symbolisme de la Caverne. Au passage, on aura recueilli quelques enseignements fondamentaux sur 1'« ontologie » du Buisson ardent et la possibilité de l'Etre
Depuis une trentaine d'années, des amateurs d'orthodoxie dénoncent Jean Borella comme un partisan de la plus pernicieuse des hérésies chrétiennes : la gnose . Il répond ici à ses détracteurs, non pour réfuter leurs vaines accusations, mais pour mettre sous les yeux des lecteurs les pièces d'un dossier fort complexe. Il rétablit ainsi certaines données de l'histoire des idées religieuses, qui attestent le fondement scripturaire et la rigoureuse orthodoxie de ce que S. Paul lui-même appelle la gnose, une gnose cependant dégagée du gnosticisme qui en a usurpé le nom. Il la distingue également de certaines de ses expressions modernes qu'il soumet à l'examen critique le plus attentif. En fin de compte, il s'agit de ressaisir les conditions et la nature d'une connaissance véritablement sacrale. Ce livre vient à son heure, au moment où le pape Benoît XVI rappelle que la gnose authentique est un développement de la foi, suscité par Jésus-Christ dans l'âme qui est unie à Lui (audience du 18-04-07). . . Jean Borella, agrégé de l'Université, docteur ès Lettres, a enseigné la métaphysique et. l'histoire de la philosophie ancienne et médiévale à l'Université de Nancy Il jusqu'en 1995. Son oeuvre, dont certains titres ont été traduits en anglais, en italien et en roumain, entend conjuguer le souci de la philosophie avec celui de la foi chrétienne, de ses dogmes comme de ses expressions symboliques.
Entre la nécessaire abstraction de la scolastique, aujourd’hui assez injustement récusée, et le goût de notre temps pour une spiritualité fondée sur l’expérience concrète, ce livre tente d’ouvrir une autre perspective, celle de la théologie comme voie spirituelle, comme theognôsis, par la sanctification de l’intelligence. L’auteur pense en trouver la clé dans l’oeuvre énigmatique et fondatrice de «Denys L’Aréopagite», dont le hiéronyme renvoie au converti de Saint Paul. Il en poursuit les traces chez ses lointains continuateurs, Maître Eckhart et les mystiques rhénans.
Ce livre n'est pas un récit autobiographique. L'auteur y a principalement rassemblé les textes que deux événements l'ont amené à rédiger, événements qui ont déterminé la singularité de sa réflexion. Le premier est la rencontre avec les oeuvres de René Guénon et de Frithjof Schuon, qu'un ami parvint à lui faire lire malgré ses préventions vis-à-vis du rejet par Guénon de la tradition philosophique occidentale dont, pour sa part, il n'a jamais renié la légitimité. Le second événement qui le frappa brutalement dans sa fidélité à la tradition de la foi catholique, ce fut le concile Vatican II et la crise de l'Eglise qui s'y révéla quasi officiellement, en particulier dans la liturgie, le sens du surnaturel et du symbolisme sacré. Ces événements, de nature et d'importance très différentes, un philosophe se devait de les "penser". C'est ainsi que naquirent les textes ici publiés. Ils sont la mémoire et les témoins, avec les livres déjà parus, d'une méditation continue qu'une seule interrogation a orientée : qu'a voulu nous faire entendre Dieu en nous les donnant à connaître et à vivre au cours du dramatique XXe siècle ?
Ce livre, resté inédit pendant plus de quarante ans, est issu des réflexions qu'ont inspirées à l'auteur, d'une part certaines affirmations de René Guénon et de Frihjof Schuon sur les carences supposées de la théologie et de la métaphysique chrétiennes au regard de ce qui est à penser dans le christianisme, d'autre part la tendance inverse des théologiens contemporains à dévaluer le discours doctrinal, lequel s'adresse à l'intelligence, au profit d'une foi purement existentielle et antidoctrinale qui ne peut plus s'investir que dans le domaine de la morale et, singulièrement, de la morale sociale et politique. C'est pourquoi il lui a paru nécessaire d'abord de reprendre le problème général des rapports de la métaphysique sacrée — ou traditionnelle — et de la religion, ensuite de l'examiner plus particulièrement dans le cas du christianisme. Il espère ainsi montrer la richesse et la profondeur de la tradition métaphysique et théologique du christianisme, en même temps peut-être qu'éclairer certains points que la métaphysique sacrée elle-même n'a pas mis en évidence jusqu'ici. En résumé : il n'y a pas d'autre réponse au criticisme théologique des anti-doctrinaux que celle de l'intellectualité sacrée ; mais cette perspective peut dévier vers l'universalité abstraite du discours ; à quelles conditions ce risque peut-il être évité? Telle est la question à laquelle l'auteur s'est efforcé de répondre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.