Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La guérilla des poètes
Bonmort André
SULLIVER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782351220863
Un monde où faim ne s écrit plus que « malnutrition ». Où misère ne s écrit plus que « paupérisation ». Où travail s écrit «production », et amour « relation ». Un monde où l authenticité n a plus sa place, où la poésie n a plus droit de cité. Dans ce monde déshumanisé, la révolte des poètes couve, enfle, pour redonner aux mots leur véritable sens, pour rétablir la dignité. Dans nos subconscients, dans nos rêves, la résistance s organise. Puisque les jours leur sont interdits, des poètes, par milliers, prennent possession de nos nuits. Cette insurrection souterraine met ses pas dans les empreintes des grands aînés: Rimbaud, Césaire, Artaud... Elle dresse un portrait sans concession de notre temps et s ingénie à puiser de nouveau des mots à la source des émotions. S efforce de retisser notre lien avec le monde, qui s est tellement étiolé. Nous incite à reprendre possession de nos vies. « La chance enfin donnée au pan spolié de l esprit, la réhabilitation des sens comme instruments de connaissance. »
Domination brutale de la société marchande ; déliquescence du lien avec notre environnement et avec nos semblables ; médiocrité organisée cherchant à nous gagner à sa cause… C'est la musique si caractéristique de notre XXI e siècle au bord de la syncope, que ce texte dissident donne d'abord à entendre. Mais recréer la démesure frénétique et absurde d'un monde appliqué à cultiver nos faiblesses et à amplifier nos désarrois fait ressortir la fragilité toujours accentuée de notre bastion intime : la citadelle Espérance ne sera bientôt plus que ruine, sous les coups de boutoir d'une réalité qui dissimule sa violence sous le masque de la normalité. Nous n'échapperons pas à cette "entreprise de manipulation vaste et délibérée" sans en appeler à une autre grille de lecture du monde, sans nous affranchir des conventions narratives, prenant à contrepied la lecture passive, infusant la vivacité et l'impertinence de la poésie dans le grand corps trop dolent de la littérature… A ce prix – peut-être ! – pourrons-nous initier la reconquête de l'intégrité de nos territoires intérieurs et des ramifications nous reliant à la pluralité du vivant…
... Et le miroir glacé de la nuit est un huissier implacable, qui détaille mon visage décapé d'où a été effacée toute lueur de fraternité, mon regard lisse, où la source de la compassion a cessé de roucouler... Que reste-t-il en moi de ce beau nom d'humanité, dont mes enfants m'avaient baptisée ? ... " Douloureuse, éplorée, voyant les hommes renier le meilleur d'eux-mêmes, l'humanité les apostrophe, les fustige, les exhorte, les implore. "Le savez-vous, oui ou non, que la planète est partagée en deux singulières moitiés ? L'une cent fois mieux nourrie, l'autre dix fois plus peuplée ! Le savez-vous, oui ou non, que le profit à tout prix est devenu, dans votre cathédrale cathodique, la seule religion digne de foi ? " En ces temps sombres où "un matérialisme forcené s'est révélé le plus efficient antidote aux dérangeants ultimatums du rêve", elle guette "une fragile chaleur frissonnant sous la cendre", s'évertue désespérément à "essayer de redonner visage humain à l'homme défiguré"...
Quand faim ne s'écrit plus que malnutrition et misère paupérisation, quand travail s'écrit production, et amour relation, la poésie n'a plus droit de cité. " La pensée en ligne, l'information en boucle et les idées au carré sont les matériaux imposés pour la construction de la demeure intérieure. " Puisque les jours leur sont interdits, les poètes investissent nos nuits, décapent de leur regard acéré le portrait retouché d'un monde reflété par un miroir médiatique trop complaisant. "Monde interminablement bafouillé, gangue de mots, mixture d'idées. Monde bafoué, où la justice elle-même ne parvient plus à se justifier. Monde louche à vous en aveugler. " Et dans nos subconscients, dans nos rêves, sous la chape qui voulait les juguler, la révolte se répand sous le souffle de la parole revivifiée. "Dans la maîtrise retrouvée de nos multiples paumes la revigorante fraîcheur des multiples clés s'offrant à débarricader la poésie qu'ils avaient encadenassée ! " " La chance enfin donnée au pan spolié de l'esprit, la réhabilitation des sens comme instruments de connaissance. "
L'humanité s'observe dans le miroir, et ne se reconnaît plus. Qu'ont fait d'elle les hommes, ses enfants? À travers de brefs chapitres au rythme haletant, ce roman dérangeant dresse l'hallucinant inventaire des méfaits et misères d'une espèce engagée dans la spirale infernale de l'autodestruction. Tout en s'interrogeant : comment inverser ce mouvement qui ne cesse de s'accélérer? Comment aider l'homme à retrouver en lui sa part d'humanité?... Le cri de la conscience individuelle contre l'inconscience collective.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Peut se lire, entre autres, comme une réflexion sur l'art contemporain. On y découvre dans sa première partie l'?uvre inconnue d'un artiste, dont le dernier projet donne son titre à l'ouvrage. "Aujourd'hui, comme première trace de son ?uvre, et le terme par lui fut médité, on ne dispose guère que d'une courte correspondance éditée en annexe d'une biographie de Theo Tutmacher, fils d'un allemand de l'Est émigré aux Etats-Unis après la confiscation par le régime communiste de son entreprise de mécanique de précision et de façonnage des aciers spéciaux. L'histoire de Mathieu ben J. commence ainsi, signe des temps, dans celle du complexe militaro-industriel américain." Fiction constituée à partir de deux projets d'art expérimental, l'ouvrage explore la translation de la notion d'?uvre et la signification qu'elle tente de prendre dans le temps industriel disloqué. La voix d'un narrateur lentement s'élève qui raconte dans la seconde partie sa rencontre avec un autre peintre, aveuglé celui-là par son art. Les deux récits tracent deux lignes divergentes pour tenter de fixer la naissance de la beauté.
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.