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Bordeaux et la Gironde dans l'après-guerre. De l'armistice à la paix (novembre 1918-été 2021)
Bonin Hubert
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846545532
Bordeaux et la Gironde ont participé intensivement à l'effort de guerre. Mais il faut réorienter le système productif vers l'économie de paix, réintégrer les soldats démobilisés, gérer les nombreux réfugiés et renouer avec une politique sociale. Le départ des troupes américaines laisse derrière elles des installations (logements, industries) considérables. On discute de la compétitivité du port, de la réouverture internationale du négoce du vin et de la remise à niveau des services publics. Mais il faut d'abord renouveler le processus démocratique, d'où une série d'élections locales et nationales (avec une majorité clémenciste) et l'apparition de nouvelles figures (comme Mandel). Malgré l'épidémie de grippe espagnole, les responsables renouent avec une politique culturelle, tandis que l'Université redéfinit ses missions. Grâce à des fonds d'archives publics ou privés et à la presse, des approches novatrices enrichissent la perception de la confrontation entre l'histoire nationale et l'histoire locale, en donnant un sens aux initiatives girondines.
Le thème de la stratégie, de la combativité, de l'identité commerciales constitue un levier essentiel de la perception des banques dans leur mouvement compétitif, dans la construction de leur champ d'action depuis le dernier tiers du XIXe siècle. On appréhende les pulsations des initiatives destinées à prendre en compte les mutations de la société, des méthodes de communication, des savoir-faire bancaires. Chaque chapitre concerne à la fois l'histoire bancaire "pure" et la vie d'une entreprise et d'une organisation de firme dans son évolution à moyen terme. Une démarche comparative est sans cesse favorisée. La pénétration au plus intime de l'action commerciale, à tous niveaux, sert de tremplin à une représentation positive du corpus de méthodes des "agents" de la progression des positions commerciales. Les chapitres alimentent la compréhension des savoir-faire en publicité, en communication commerciale et en communication institutionnelle, avec des études de cas précises. La représentation de la firme, la cristallisation de son image de marque, la perception de son identité institutionnelle et commerciale sont autant de thèmes d'étude pour chaque période considérée. Cela permet de traiter des aspects de la réactivité et de la mobilité managériales, thèmes clés dans la perception des "vertus" d'une société. En sus de la lecture d'énormes fonds d'archives, une trentaine de témoignages ont été recueillis auprès d'acteurs récents, la presse professionnelle a été dépouillée, et des dizaines de documents publicitaires sont analysés.
Jusqu'à présent, on connaît de Bordeaux essentiellement la vie de son port, de ses négociants, de son Pavé des Chartrons, riche des grandes dynasties bourgeoises à cheval sur l'armement maritime, le négoce, le vin, le rhum des Antilles. Or cette cité-port a été aussi un pôle industriel, sans pour autant animer une région industrielle comme les grands ensembles français. Un système productif s'y est bel et bien constitué pendant la première révolution industrielle, en étroite liaison avec la vie du port, bien entendu. Il s'agit donc ici de jauger l'épaisseur de ce terreau industriel girondin ; d'apprécier comment des "jeunes pousses" y ont éclos, portées par l'importation de technologies ou enrichies d'innovations locales ; de mesurer les rythmes de croissance des différentes branches d'activité. Certes, la consommation des classes aisées a structuré une demande pour des productions spécifiques ; et les outre-mers, coloniaux ou non, ont alimenté plusieurs secteurs représentatifs de cette économie ouverte aux flux atlantiques. Mais des industries semi lourdes y ont animé le souffle de l'investissement, dans les chantiers navals, dans la métallurgie, dans la mécanique. Ici aussi, la machine à vapeur est devenue la reine de l'expansion ! Et l'agglomération s'est hérissée de cheminées, tandis que les usines se tapissaient dans le tissu des rues traditionnelles, avant de glisser vers des pôles à la périphérie. Grâce à des archives publiques inédites, à une mobilisation des publications des historiens et des érudits passionnés d'industrie, l'ouvrage bouleverse la perception de l'histoire économique et patrimoniale de Bordeaux. Chaque chapitre, enfin, est enrichi d'un corpus d'illustrations.
Tandis que les hommes, les matériels et les esprits sont mobilisés pour tenir bon face aux offensives ennemies, la rudesse des combats et de la vie quotidienne et les inquiétudes récurrentes quant au sort des armes expliquent des crises de moral. Les alcools de tous types sont eux aussi appelés en renfort, tel le "pinard des poilus". C'est un levier de résistance pour les combattants ou pour une partie des civils. Chaque camp a ses modes de consommation et ses boissons favorites. Une "guerre économique" des alcools et vins est menée. Il faut veiller aux récoltes de raisins ou produits de base, lutter contre les pénuries de produits chimiques, de main-d'oeuvre, de moyens de transport. Il faut préserver au mieux les qualités de chaque terroir. Tandis que nombre de débouchés de l'économie de marché sont ébranlés par les blocus ou la guerre sous-marine, une "économie administrée" ou "mixte" est supervisée par les armées et l'Etat. Faut-il vraiment encourager ou tolérer cette aspiration à consommer encore plus de vins et alcools ? Les militants de la prohibition mènent leur propre guerre et, parfois, gagnent (absinthe, Etats-Unis, Russie, etc.). Pourtant, en 1919-1920, la reconstruction des économies du vin, du champagne, du cognac, du rhum, symbolise l'ardeur à relancer les circuits de l'économie de marché et une bonne image de marque.
Les historiens mobilisés dans cet ouvrage collectif procurent des faits et des analyses qui viennent utilement compléter les études déjà disponibles. Les chapitres approfondissent tel ou tel parcours de Français partis exercer des responsabilités dans l'outre-mer colonial ; ils scrutent les mentalités et pratiques. D'autres sont plutôt synthétiques dans leur champ de réflexion et jaugent les processus qui ont permis de fournir les cadres de l'expansion et de la "mise en valeur" coloniale. Des chapitres vont jusqu'au temps présent, grâce à des cas d'étude consacrés au monde de l'entreprise dans des pays devenus indépendants mais ayant besoin d'investisseurs et de manageurs. Ce livre met en valeur les méthodes d'analyse des historiens des outre-mers, confronte des pistes analytiques et thématiques et met en valeur l'historiographie en marche.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.