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Vins et alcools pendant la première guerre mondiale (1914-1919)
Bonin Hubert
FERET
46,23 €
Épuisé
EAN :9782351562291
Tandis que les hommes, les matériels et les esprits sont mobilisés pour tenir bon face aux offensives ennemies, la rudesse des combats et de la vie quotidienne et les inquiétudes récurrentes quant au sort des armes expliquent des crises de moral. Les alcools de tous types sont eux aussi appelés en renfort, tel le "pinard des poilus". C'est un levier de résistance pour les combattants ou pour une partie des civils. Chaque camp a ses modes de consommation et ses boissons favorites. Une "guerre économique" des alcools et vins est menée. Il faut veiller aux récoltes de raisins ou produits de base, lutter contre les pénuries de produits chimiques, de main-d'oeuvre, de moyens de transport. Il faut préserver au mieux les qualités de chaque terroir. Tandis que nombre de débouchés de l'économie de marché sont ébranlés par les blocus ou la guerre sous-marine, une "économie administrée" ou "mixte" est supervisée par les armées et l'Etat. Faut-il vraiment encourager ou tolérer cette aspiration à consommer encore plus de vins et alcools ? Les militants de la prohibition mènent leur propre guerre et, parfois, gagnent (absinthe, Etats-Unis, Russie, etc.). Pourtant, en 1919-1920, la reconstruction des économies du vin, du champagne, du cognac, du rhum, symbolise l'ardeur à relancer les circuits de l'économie de marché et une bonne image de marque.
Cet ouvrage sépare nettement la crise conjoncturelle cyclique vécue par les banques de la crise d'adaptation structurelle qui s'impose aux organisations bancaires pour qu'elles redeviennent compétitives. Le contenu des métiers et des savoir-faire évolue ; les marchés deviennent plus concurrentiels (déréglementation, mondialisation, course aux clients) ; le personnel doit être profondément requalifié.
Chaque grand port a été riche de dynasties familiales qui ont créé et développé l'économie maritime et porté l'esprit d'entreprise et du profit sur les marchés ultramarins, coloniaux ou non. Bordeaux a bénéficié de plusieurs générations de familles qui ont défriché les territoires du négoce. Sans s'occuper de vin, en dehors de quelques vignobles, quatre à cinq générations de la famille Faure (avec leur maison Faure frères) sont devenus des acteurs de l'économie du rhum, du sucre, de l'océan Indien et des Antilles, ainsi que de l'armement maritime. Grâce à des archives de la famille, de banques et d'entreprise, leur parcours est reconstitué selon les règles de l'histoire d'entreprise (business history) avec sens critique et comparaisons. La position sociale des Faure sur la place de Bordeaux est également évaluée, par le biais des alliances matrimoniales et des croyances protestantes, des réseaux relationnels, des postes obtenus dans les institutions locales, en une contribution à l'histoire sociale du patronat et de la grande bourgeoisie régionale. La firme aura résisté aux nombreux soubresauts de la conjoncture, mais pas au krach des rhums qui frappe Bordeaux en 1931, et les efforts de reconversion auront manqué d'ampleur. Mais des Faure auront été ainsi mobilisés des années 1790 aux années 1950 en un beau cas d'étude du capitalisme familial européen. Et la famille a fourni une documentation iconographique qui illustre bien les étapes de cette histoire.
Les historiens mobilisés dans cet ouvrage collectif procurent des faits et des analyses qui viennent utilement compléter les études déjà disponibles. Les chapitres approfondissent tel ou tel parcours de Français partis exercer des responsabilités dans l'outre-mer colonial ; ils scrutent les mentalités et pratiques. D'autres sont plutôt synthétiques dans leur champ de réflexion et jaugent les processus qui ont permis de fournir les cadres de l'expansion et de la "mise en valeur" coloniale. Des chapitres vont jusqu'au temps présent, grâce à des cas d'étude consacrés au monde de l'entreprise dans des pays devenus indépendants mais ayant besoin d'investisseurs et de manageurs. Ce livre met en valeur les méthodes d'analyse des historiens des outre-mers, confronte des pistes analytiques et thématiques et met en valeur l'historiographie en marche.
Aux XIXe et XXe siècles, la France s'est affirmée comme une grande puissance coloniale (Maghreb, Afrique, Asie, Océanie). Elle a été marquée par une politique d'expansion inscrite dans son histoire politique, économique, culturelle. Cet ouvrage aborde les débats qu'elle a suscités : effets de ces politiques en Métropole et dans les pays colonisés, organisation, contrôle et exploitation de ces territoires, cultures ultramarines, interaction entre colonisateurs et colonisés, montée des mouvements d'indépendance... Ces questions montrent le poids d'un héritage toujours vivant où tabous, mémoires, identitarisme et troubles sociétaux n'en finissent pas de faire (re)vivre cette France colonisatrice. Afin de nourrir ces discussions et d'en apporter un écho, des parties thématiques confrontent les faits, leurs effets matériels, humains et culturels au cours de l'Histoire, et les héritages transmis au temps présent. Une large bibliographie est reliée à chaque chapitre, ce qui facilite son utilisation.
Le paysage viticole fait partie intégrante de la dimension culturelle du vin, il évoque en cela la part de rêve et d'esthétique qui est associée à tout vin de qualité. La nature est généreuse. Elle offre à celui qui les regarde, toutes sortes de paysages, qui le laissent rarement indifférent: ils sont doux, chatoyants, verdoyants, humides, plats, montagneux, ocrés, dorés... Leurs formes ont été façonnées au fil des ères géologiques par les éléments et n'en finissent pas de nous étonner. L'homme est apparu et l'a définitivement marqué de son empreinte. C'est ainsi, avec son désir de maîtriser, d'embellir, qu'est né le paysage viticole. Paré de ses caractéristiques géologiques, agronomiques et culturelles, il est sans doute la plus belle expression du terroir dans son acceptation la plus vaste. Il conjugue harmonieusement les facteurs naturels et les facteurs humains. Il est le reflet de la société qui l'a construit et mérite à ce titre d'être sauvegardé, conservé, protégé voire restauré. Ce n'est pas un hasard si l'Unesco a décidé de classer certains sites viticoles au titre du patrimoine mondial de l'humanité. Carine Herbin et Joël Rochard nous proposent un regard passionné sur les paysages viticoles: leur genèse, leur histoire, leur devenir lié aux décisions collectives tant sur le plan national que sur le plan international. Ils nous offrent un livre d'initiation et de réflexion pour l'ensemble des acteurs de la filière, vignerons, négociants..., mais également pour tous les responsables territoriaux et institutionnels. Les amateurs passionnés y trouveront l'une des clefs du vin/culture qui ne saurait être dissocié du vin/plaisir!
Entre nostalgie et modernité, les liqueurs riment avec une douceur et un art de vivre auxquels nous convie Jean-Pierre Maux. Les moments de consommation ont évolué avec les modes de vie. Aujourd'hui, les liqueurs se dégustent librement et s'affranchissent des traditions. Dans la journée, on les associe souvent à un moment de détente. L'été, en terrasse, on les aime désaltérantes, peu alcoolisées et naturelles. Le soir, elles se dégustent pures ou accompagnées de glaçons, allongées d'eau plate ou gazeuse, mais aussi de tonic ou de sodas et elles sont de plus en plus appréciées en long drink ou en cocktails. Qu'elles soient conçues à base de plantes, d'écorces, de fruits, voire d'épices, les liqueurs naissent de l'imagination des liquoristes. L'histoire veut que les herbes médicinales aient été les premiers constituants. De nos jours, leurs vertus thérapeutiques sont reléguées au second plan au profit de leurs arômes bien spécifiques. Avant d'être portées aux lèvres, les liqueurs expriment leurs senteurs faites de notes suaves ou délicieusement subtiles. Envoûtant, mystérieux, chatoyant, parfois enivrant, le parfum libéré réunit tous les ingrédients contenus: fruits, fleurs, sucre, épices... La cannelle, le gingembre, le genièvre ou encore le safran vous transportent sur le tapis volant des Mille et Une Nuits à destination de l'Orient. Les liqueurs à base de fraise, de mûre, de myrtille, de cassis, de framboise, de mandarine, de banane, d'abricot, d'orange ou encore de pêche, dévoilent des parfums terriblement gourmands et délicats. Les fruits exotiques, tels la mangue, le litchi, le kiwi, la noix de coco, offrent leurs senteurs tropicales désaltérantes et dépaysantes. Les liquoristes français ont, dans ce domaine, un talent inégalé et un degré d'expertise exceptionnel. Page après page, laissez-vous emporter. Il n'y a plus d'heure pour partager le plaisir d'une liqueur car c'est affaire de goûts, de couleurs et de découverte!
La baisse de consommation du vin en France est une réalité qui interpelle. L'augmentation de celle-ci dans d'autres parties du globe n'en reste pas moins vraie. La filière vitivinicole doit donc réfléchir à la place et au goût du vin aujourd'hui. Doit-on produire un vin de raison, en accord avec la demande, ou un vin de coeur, reflet du terroir ? Ce précis ne donne pas de solutions miracles pour vendre le vin, mais des pistes de réflexions sur le management technique de l'exploitation en lien avec les marchés qu'elle fournit. Il s'adresse à tous ceux, acteurs ou "on de la filière, qui souhaitent dépasser l'image d'Epinal du vin pour y porter un regard contemporain en phase avec l'époque, les contraintes et les opportunités de chacun.
Certains ouvrages sont incontestablement de merveilleux cadeaux, Carnet de vendanges est de ceux-là. Maurice Druon, l'un des tout premiers lecteurs de Nicolas Despagne, lui écrivait ces quelques mots d'encouragement: "J'ai vivement apprécié votre livre, insolite et particulier. Ce journal d'une récolte est un ouvrage de savoir, de tradition et de passion, ce qui a toutes raisons de me plaire... Aux amateurs qui, comme moi, ne connaissent du vin que sa dégustation, vous apprenez quels soins, quels actes, quelle mémoire, quels soucis réclame, jour à jour, la production de ce breuvage, depuis le début de la récolte jusqu'à la mise en barrique ou en bouteille." Nicolas Despagne nous livre ici bien plus qu'un simple carnet de vendanges. Il nous fait partager sa philosophie de vie. Il défend avec enthousiasme une éthique consacrée à préserver l'environnement, la qualité du vin et son authenticité. Son style direct et très vivant rend l'ouvrage particulièrement pertinent. En cette période où les valeurs les plus élémentaires sont parfois écornées, ce livre sincère nous apporte une grande bouffée d'air pur. Pour tous les amoureux de la vie, tout simplement.