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La littérature nazie en Amérique
Bolaño Roberto ; Amutio Robert
BOURGOIS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782267018172
Ce roman est constitué d'une trentaine de biographies traitant d'auteurs du XXe siècle ayant en commun leur fascination pour le fascisme ou le nazisme. On trouvera ainsi la biographie d'une famille d'admirateurs argentins d'Adolf Hitler, celle d'un prédicateur poète nord-américain, celle d'un Guatémaltèque absolument inculte qui écrit de la science-fiction "aryenne", celle d'un Chilien d'origine allemande dont l'?uvre gravite autour des plans de camps de concentration, celle d'un Cubain, cryptographe, anti-castriste et pro-nazi... Mais cette parodie grinçante s'en prend aussi à certaines réalités sud-américaines, et ne constitue pas un simple exercice de vertige littéraire. Biographie: Roberto Bolaño est né en 1953 au Chili. Après avoir vécu au Mexique il retourne dans son pays d'origine au moment du coup d'Etat de Pinochet. Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique, il fonde "l'infraréalisme", groupe littéraire d'avant-garde, héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres. Vers la fin des années 70, il s'installe en Espagne où il exerce divers métiers, tels que vendeur de bijoux, ou veilleur de nuit dans un camping. Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son ?uvre soit reconnue et qu'il soit perçu comme l'une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine contemporaine. Roberto Bolaño est mort à Barcelone le 15 juillet 2003.
Udo Berger, vingt-cinq ans, est passionné par les jeux de guerre jusqu?à l?addiction. En compagnie de sa fiancée, il part quelques jours sur la Costa Brava. C?est la première fois qu?ils passent leurs vacances ensemble. Dans leur chambre d?hôtel, Udo cherche de nouvelles stratégies pour Le Troisième Reich, un jeu de plateforme dont il est spécialiste. Bientôt, le couple rencontre deux autres Allemands puis de mystérieux locaux, le Loup, l?Agneau et le Brûlé. Personne ne sait comment ce dernier a été défiguré. Initié par Udo, il se révèle un adversaire redoutable au Troisième Reich. Mais quel est le véritable enjeu de leur partie ? Avec ce roman rédigé en 1989, Roberto Bolaño nous offre une ?uvre fascinante au charme vénéneux. L?auteur de 2666 y explore les formes prises par le mal et la folie et développe une réflexion passionnante sur les liens entre la culture - le jeu ou la littérature - et la réalité.
Etoile distante est une sorte de roman noir, qui mêle Histoire, politique, art et horreur.Un certain Alberto Ruiz-Tagle, jeune homme séduisant et mystérieusement lointain, se présente dans un atelier d'écriture que suivent le narrateur et son ami Bibiano O'Ryan, dans une ville provinciale du Chili. Le coup d'Etat de Pinochet donne l'occasion à cet étrange artiste - qui désormais s'appelle Carlos Wieder - de mettre en pratique sa conception radicale de l'art de la cruauté en assassinant quelques femmes de sa connaissance dans des circonstances que le lecteur, comme le narrateur, ne peuvent qu'imaginer. Ce lointain disciple de Dorian Gray élève ses cauchemars au rang d'une esthétique de la cruauté.Pendant les années suivantes, Wieder (ou Octavo Pacheco, Masanobu, Juan Sauer, entre autres noms) poursuit sa carrière artistique (créateur de wargames, réalisateur de snuff movies) jusqu'à ce que, 20 ans plus tard, poursuivi par un détective privé payé par des famille des "disparues", il soit finalement tué dans les environs de Barcelone.Mais Etoile distante, c'est aussi une prolifération tourbillonnante d'histoires qui accompagnent ce récit sur la démence et le mal. Histoires folles, invraisemblables, traversées de rumeurs invérifiables, comme autant de visions égarées de ceux que l'Histoire du Chili a brisés, d'épisodes cruels et pathétiques où l'espace de quelques pages des monstres terriblement (in)humains s'ébrouent : destins picaresques et tragiques de Lorenzo ou Lorenza, "gay" chilien handicapé, de Juan Stein, poète, professeur de littérature et guerrillero au Nicaragua, de Diego Soto, traducteur de Georges Perec, de Raoul Delorme, ancien légionnaire, devenu concierge et écrivain barbare... Autant de vies où se bousculent l'horreur, le comique, la dérision, la parodie...
Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Il a déferlé sur la scène littéraire en publiant La Littérature nazie en Amérique puis Les Détectives sauvages. Il a reçu, entre autres, le prix Herralde en 1998 et le prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Poète et romancier, héritier de Borges, Cortazar, Schwob, il saisit à bras le corps l'histoire de sa génération et jongle entre les registres, les situations, les personnages. Roberto Bolano est mort en 2003 à Barcelone. Née en 1958 en Norvège, Anne Holt été journaliste, avocate et ministre de la Justice. Avec La Déesse aveugle, elle est devenue un auteur de romans policiers à succès. La plupart de ses romans sont disponibles en Points
On entre dans Les détectives sauvages de Roberto Bolaño un 2 novembre, le jour des Morts. Un jeune homme, Juan García Madero, tient son journal d'apprenti poète à Mexico. Il y consigne ses premiers brouillons sentimentaux, ses emballements érotiques, son apprentissage intellectuel. Il croise par hasard la trajectoire d'une bande de poètes, les réal-viscéralistes. Ces héritiers autoproclamés d'un mouvement d'avant-garde d'après la Révolution Mexicaine ont à leur tête deux personnages énigmatiques et fascinants : Ulises Lima et Arturo Belano, tous deux obsédés par le destin de Cesárea Tinajero, mère des réal-viscéralistes, auteur d'un seul poème (que les lecteurs d'Anvers reconnaîtront), partie vers l'état de Sonora, au nord du Mexique, à la fin des années 20, et dont on n'a plus rien su. Lima, Belano, Lupe - une jeune prostituée poursuivie par son maquereau- et le poète Garcia Madero, se lancent à la recherche de Cesárea Tinajero. Nous sommes le 31 décembre 1975. À peine cette quête a-t-elle commencé qu'elle s'interrompt pour céder la place à une autre poursuite, une autre enquête qui va durer vingt ans et dont Lima et Belano sont les objets. Il s'agit d'une véritable explosion narrative : l'unique voix du journal disparaît et est remplacée par une cinquantaine de personnages qui, interrogés par un enquêteur dont on ignore à peu près tout, prennent la parole, racontent ce qu'ils savent ou croient savoir sur Lima ou Belano. Le journal de García Madero reprend alors, le 1er janvier 1976. Cette dernière partie revient à cette recherche de la poéte perdue dans les déserts du Sonora, jusqu'au moment où, au terme de leur enquête, Lima, Belano, Lupe et le poète García Madero se séparent, se dirigeant vers un avenir dont nous avons lu déjà des fragments dans la deuxième partie du roman.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.