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Bolaño Roberto ; Amutio Robert
BOURGOIS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782267019759
Un vieil écrivain argentin exilé en Espagne, rongé par la disparition de son fils, survit à force de concours littéraires. Une ancienne star du porno agonisante dans une clinique de Nîmes, se souvient de son amour pour Jack, atteint du sida. Un adolescent un peu marginal rencontre à Mexico un homme énigmatique, qui pourrait être un tueur, et se lie d'amitié avec lui. Un engagé espagnol, envoyé sur le front russe lors de la Seconde Guerre mondiale, se fait capturer par les partisans et, sous la torture, découvre que l'art sauve. Un écrivain sans talent, que tout semblait destiner à la collaboration, sauve de la déportation des hommes de lettres qui l'ignorent. En quatorze récits, fragments de biographies, d'autobiographie ou d'auto-fiction, Roberto Bolano compose un puzzle drôle et émouvant où nous est rappelé le caractère énigmatique de la condition humaine Biographie: Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Il a déferlé sur la scène littéraire en publiant La Littérature:unie en Amérique puis Les Détectives sauvages. II a reçu, entre autres, le prix Herralde en 1998 et le prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Poète et romancier, héritier de Borges, Cortazar, Schwob, il saisit à bras le corps l'histoire de sa génération et jongle entre les registres, les situations, les personnages. Roberto Bolano est mort en 2003 à Barcelone
Ce roman est constitué d'une trentaine de biographies traitant d'auteurs du XXe siècle ayant en commun leur fascination pour le fascisme ou le nazisme. On trouvera ainsi la biographie d'une famille d'admirateurs argentins d'Adolf Hitler, celle d'un prédicateur poète nord-américain, celle d'un Guatémaltèque absolument inculte qui écrit de la science-fiction "aryenne", celle d'un Chilien d'origine allemande dont l'?uvre gravite autour des plans de camps de concentration, celle d'un Cubain, cryptographe, anti-castriste et pro-nazi... Mais cette parodie grinçante s'en prend aussi à certaines réalités sud-américaines, et ne constitue pas un simple exercice de vertige littéraire. Biographie: Roberto Bolaño est né en 1953 au Chili. Après avoir vécu au Mexique il retourne dans son pays d'origine au moment du coup d'Etat de Pinochet. Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique, il fonde "l'infraréalisme", groupe littéraire d'avant-garde, héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres. Vers la fin des années 70, il s'installe en Espagne où il exerce divers métiers, tels que vendeur de bijoux, ou veilleur de nuit dans un camping. Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son ?uvre soit reconnue et qu'il soit perçu comme l'une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine contemporaine. Roberto Bolaño est mort à Barcelone le 15 juillet 2003.
L'univers inquiétant et fantaisiste de ces cinq nouvelles est du meilleur Bolano. Des lapins sauvages et féroces investissent la pampa; des rats s'entretuent; des poètes tristes errent dans la nuit tandis qu'un écrivain argentin plagié se rend à Paris sur les traces du coupable, qui est aussi son meilleur lecteur. Dans cet univers entre onirisme, humour noir et violence latente, des doubles et des triples de l'auteur se combattent dans des jeux de miroirs déformés. Figurent aussi deux conférences où Bolano parle de lui, de sa mort, de son amour violent de la littérature et de la vie: deux textes magnifiques et émouvants, "Littérature + Maladie = Maladie" et "Les mythes de Chtulhu', où il cingle la littérature récente, les écrivains qui déshonorent leur art. Drôle, cruel, polémique et émouvant, ce recueil, remis à son éditeur quelques jours avant sa mort, nous montre Bolano au sommet de son art Biographie: Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Il a déferlé sur la scène littéraire en publiant La Littérature nazie en Amérique puis Les Détectives sauvages. Il a reçu, entre autres, le prix Herralde en 1998 et le prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Poète et romancier, héritier de Borges, Cortazar, Schwob, il saisit à bras le corps l'histoire de sa génération et jongle entre les registres, les situations, les personnages. Roberto Bolano est mort en 2003 à Barcelone"
On entre dans Les détectives sauvages de Roberto Bolaño un 2 novembre, le jour des Morts. Un jeune homme, Juan García Madero, tient son journal d'apprenti poète à Mexico. Il y consigne ses premiers brouillons sentimentaux, ses emballements érotiques, son apprentissage intellectuel. Il croise par hasard la trajectoire d'une bande de poètes, les réal-viscéralistes. Ces héritiers autoproclamés d'un mouvement d'avant-garde d'après la Révolution Mexicaine ont à leur tête deux personnages énigmatiques et fascinants : Ulises Lima et Arturo Belano, tous deux obsédés par le destin de Cesárea Tinajero, mère des réal-viscéralistes, auteur d'un seul poème (que les lecteurs d'Anvers reconnaîtront), partie vers l'état de Sonora, au nord du Mexique, à la fin des années 20, et dont on n'a plus rien su. Lima, Belano, Lupe - une jeune prostituée poursuivie par son maquereau- et le poète Garcia Madero, se lancent à la recherche de Cesárea Tinajero. Nous sommes le 31 décembre 1975. À peine cette quête a-t-elle commencé qu'elle s'interrompt pour céder la place à une autre poursuite, une autre enquête qui va durer vingt ans et dont Lima et Belano sont les objets. Il s'agit d'une véritable explosion narrative : l'unique voix du journal disparaît et est remplacée par une cinquantaine de personnages qui, interrogés par un enquêteur dont on ignore à peu près tout, prennent la parole, racontent ce qu'ils savent ou croient savoir sur Lima ou Belano. Le journal de García Madero reprend alors, le 1er janvier 1976. Cette dernière partie revient à cette recherche de la poéte perdue dans les déserts du Sonora, jusqu'au moment où, au terme de leur enquête, Lima, Belano, Lupe et le poète García Madero se séparent, se dirigeant vers un avenir dont nous avons lu déjà des fragments dans la deuxième partie du roman.
Texte dévasté, sorte de saison en enfer, apocalypse et acte de naissance sombre et désespérée, Anvers a été écrit en Espagne en 1980 dans le dénuement et l?illégalité. S?y concentrent les éléments qui se déploieront dans les oeuvres ultérieures de Bolaño: la violence et l'humour noir, le désir et la mort, la peur et la pitié, la parodie et l'hommage. On trouve, dans ce thriller sans solution, des cadavres et des flics, des scènes sado-masochistes, des plages balayées par l'automne méditerranéen, des campings déserts comme celui où un clandestin chilien écrit ce roman, des hallucinations, des transcriptions de cauchemars, les premiers détectives fantômes qui dérivent. Cadavre, policier, enquête, atmosphère poisseuse, suspects : tous les codes du roman policier classique sont respectés. Mais tout y est outré et bouffon, halluciné, pareil à la retranscription de cauchemars qu'on ferait des nuits durant. Un meurtre a été commis, semble-t-il, sur la côte méditerranéenne, et on pourrait croire que le récit s'attellerait à la résolution du crime, mais les éléments au lieu de s'articuler les uns aux autres et finir par donner un sens, se soulèvent, s'engloutissent sous la poussée violente de l'écriture, qui désarticule, violente, redéploie dans un nouvel ordre et redéfinit le genre noir. Il n'y a aucune concession à la recréation du sens après-coup, l'énigme reste entière, comme un immense corps qu'éclairerait de manière intermittente des éclairs, un orage violent, mais dont à la fin le lecteur finirait par admettre qu'il ne peut le saisir dans sa totalité, et qui le laisserait seul dans la tourmente et la nuit, tourné comme le récit vers le nord. Prose convulsée sur la rage de la littérature, la mémoire, la mort, la mort violente, et l'amour, Anvers est aussi le récit beau et poignant de l'exil et de la solitude, le compte rendu d'un face à face entre Roberto Bolaño et l'abîme.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.