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Peintures murales et stucs d'époque romaine. Une archéologie du décor
Boislève Julien ; Dardenay Alexandra ; Monier Flor
AUSONIUS
45,00 €
Épuisé
EAN :9782356131713
Ce volume constitue les actes du 29e colloque de l'AFPMA qui s'est tenu à Toulouse en novembre 2014, en lien avec l'exposition de peintures murales antiques L'Empire de la couleur, de Pompéi au Sud des Gaules, au Musée Saint-Raymond. Comme tous les ans, cette rencontre, moment attendu et privilégié d'échanges entre étudiants, amateurs et professionnels de la toichographologie, de l'archéologie, accordait une large place à l'actualité de la recherche. La première partie rassemble de nouvelles découvertes mais également plusieurs synthèses sur les décors de Narbonnaise et Aquitaine. L'occasion était aussi offerte de confronter spécifiquement les décors provinciaux provenant de divers horizons (Germanie, Hispanie, Gaule Belgique, Lyonnaise) à ceux du Sud des Gaules, et même aux ensembles italiens puisque quelques articles mettent en valeur des sites d'Italie septentrionale et centrale. Une partie "iconographie, reprises d'archives et découvertes anciennes" fait écho aux dernières synthèses réalisées sur des thèmes aussi riches et variés que les décors de jardin, les imitations de marbre ou les images épiques dans la peinture antique. Outre les problématiques stylistiques et iconographiques, sont enfin discutées les questions de méthodologie, d'expérimentation et d'analyses, de conservation et de restauration, de mise en valeur de ce riche patrimoine.
Ce huitième volume de Pictor constitue les actes du 30e colloque annuel de l'AFPMA, tenu au musée départemental Arles antique, à l'invitation du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la ville d'Arles. Il conduit le lecteur à travers l'actualité de la recherche archéologique sur le patrimoine peint et stuqué de l'Antiquité romaine. Au fil des articles, le spécialiste, l'amateur, le curieux... découvriront les apports de la toichographologie à la connaissance de ces décors muraux, et des édifices qui les accueillent ; à la perception des techniques de mise en oeuvre et des gestes des artisans qui les ont réalisés ; à la compréhension des compositions ornementales, des motifs ornementaux et de leur signification ; et plus largement à l'histoire des lieux et des mentalités Trente-trois contributions illustrent "tout en couleur" ces recherches et l'interdisciplinarité des équipes qui les mènent. L'actualité offre un parcours de plusieurs siècles à travers la Gaule et les provinces occidentales de l'empire, depuis Arles et les spectaculaires découvertes du site de la Verrerie ; Murviel-lès-Montpellier, Martigues, Panossas, Bordeaux, Bourges et Annecy-le-Vieux, aux décors souvent expliqués pour la première fois ; au-delà des Alpes, Avenches, Kalnach, Orbe-Boscéaz ; au Luxembourg, la riche villa de Schieren ; Bilbilis en Espagne, ou Braga au Portugal. L'Italie est largement représentée par les études sur des sites emblématiques comme Pompéi, Baïes ou Rome, tout comme sur le nord de l'Italie - Modène, Rimini et les villae du lac de Garde - et la Sicile. L'analyse iconographique de quelques représentations peintes permet de mieux cerner le sens d'images aussi complexes qu'énigmatiques parfois : un bras levé tenant un récipient à Metz, un peintre au travail dans la cuve d'un sarcophage à Kertch, et une femme peintre sur le mur d'une maison pompéienne, ou encore le traitement de la rencontre amoureuse autour de la déesse Vénus. Quelques dossiers sont réexaminés sous différents angles. A l'échelle de la cité de Lyon, une première synthèse sur le motif du candélabre tente d'en suivre l'évolution, tandis que l'étude, jusqu'ici très chaotique, mais plus que nécessaire, des enduits peints de Villards-d'Héria devrait reprendre. A Pompéi, les peintures de jardin des maisons de Salluste et du Poète tragique, totalement effacées depuis leur dégagement au début du XIXe siècle, sont restituées grâce à l'étude minutieuse des archives, dessins de voyageurs et autres croquis, et à la confrontation des indices les plus ténus. Enfin, à une époque où les images, les données, etc. sont versées dans des bases informatisées, comme la base Fabvlvs, devenues outils indispensables de la recherche, le lecteur de Pictor 8 pourra toujours se plonger dans quelques romans de la littérature des XIXe et XXe siècles dont la peinture et les peintres romains sont parfois les héros.
Résumé : Ce neuvième volume de Pictor, collection de l'AFPMA, constitue les actes du trente-et-unième colloque annuel de l'Association française pour la peinture murale antique qui s'est tenu la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière, à Troyes, à l'invitation de l'association Les Passeurs de fresques. Au fil des vingt-cinq contributions de cet ouvrage, le lecteur suivra l'actualité des recherches touchant la peinture romaine, qu'il s'agisse d'études toichographologiques, d'analyses iconographiques ou encore de travaux de recherche sur les techniques et les matériaux. Selon l'habitude de ces rencontres, le volume explore les travaux effectués en France avec des découvertes toutes récentes, à Bretteville-l'Orgueilleuse, Evreux, Allonnes, Chartre, Bernolsheim, Charleville-Mézières... Des découvertes plus anciennes sont également réexaminées comme à Poitiers et Villards-d'Héria. La présentation d'exemples étrangers, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et jusqu'au Liban contribue a mettre en perspective ces peintures de Gaule avec le reste du monde romain. En matière d'iconographie, le cadre offert par la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière mérite bien une synthèse sur la représentation des outils dans la peinture romaine. Une nouvelle étude consacrée au corps a découvert poursuit l'analyse de la représentation de la rencontre amoureuse, amorcée dans les précédents volumes de Pictor. L'envers du décor apporte aussi son lot d'informations à travers les analyses fines des matériaux employés, de la couche picturale au mortier, en passant par la riche feuille d'or rarement observée sur des stucs. Toutes ces observations archéologiques sur les enduits peints ont pu être confrontées à la réalité du geste, de la pratique, lors d'un atelier expérimental proposé aux participants et dont les organisatrices proposent un compte-rendu détaillé. Ce trente-et-unième colloque fut enfin l'occasion d'un hommage à Ali, Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, dont la longue carrière a contribué à faire émerger, en France et à l'étranger, la toichographologie, chaque jour un peu mieux prise en compte dans le cadre des opérations archéologiques. Ce volume lui est dédié.
La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.