Ce neuvième volume de Pictor, collection de l'AFPMA, constitue les actes du trente-et-unième colloque annuel de l'Association française pour la peinture murale antique qui s'est tenu la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière, à Troyes, à l'invitation de l'association Les Passeurs de fresques. Au fil des vingt-cinq contributions de cet ouvrage, le lecteur suivra l'actualité des recherches touchant la peinture romaine, qu'il s'agisse d'études toichographologiques, d'analyses iconographiques ou encore de travaux de recherche sur les techniques et les matériaux. Selon l'habitude de ces rencontres, le volume explore les travaux effectués en France avec des découvertes toutes récentes, à Bretteville-l'Orgueilleuse, Evreux, Allonnes, Chartre, Bernolsheim, Charleville-Mézières... Des découvertes plus anciennes sont également réexaminées comme à Poitiers et Villards-d'Héria. La présentation d'exemples étrangers, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et jusqu'au Liban contribue a mettre en perspective ces peintures de Gaule avec le reste du monde romain. En matière d'iconographie, le cadre offert par la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière mérite bien une synthèse sur la représentation des outils dans la peinture romaine. Une nouvelle étude consacrée au corps a découvert poursuit l'analyse de la représentation de la rencontre amoureuse, amorcée dans les précédents volumes de Pictor. L'envers du décor apporte aussi son lot d'informations à travers les analyses fines des matériaux employés, de la couche picturale au mortier, en passant par la riche feuille d'or rarement observée sur des stucs. Toutes ces observations archéologiques sur les enduits peints ont pu être confrontées à la réalité du geste, de la pratique, lors d'un atelier expérimental proposé aux participants et dont les organisatrices proposent un compte-rendu détaillé. Ce trente-et-unième colloque fut enfin l'occasion d'un hommage à Ali, Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, dont la longue carrière a contribué à faire émerger, en France et à l'étranger, la toichographologie, chaque jour un peu mieux prise en compte dans le cadre des opérations archéologiques. Ce volume lui est dédié.
Présentation de l'éditeur Non, la cuisine ch tie ne se résume pas aux moules frites ni au filet américain, cette variante du steak tartare dont on se régale dans les bistrots du Nord... Oui, la cuisine ch tie est subtile et pleine de surprises...Elle accommode avec la même aisance les fruits de la terre et les produits de la mer, le sucre et le sel, l amer et le doux. Chez elle, point de chichi, mais du ch ti. Du goût. Du tempérament. L endive se déguste braisée, nappée de fromage ou fondue dans un velouté. Le gigot se parfume de genièvre et le gratin de chou-fleur de mimolette extra-vieille. Le chou rouge et la bière, la vergeoise et l oignon, le coq et la chicorée : pas un mariage que la cuisine du Nord n ose, pas une audace qu elle se refuse. La carbonade flirte avec le salé sucré ; le waterzoï marche sur les plates-bandes de la bouillabaisse.Côté fromages, le plat pays atteint des sommets. Accompagnés d un morceau de faluche ou de pain boulot, maroilles, monts-des-cats, boulette d Avesnes ou gris de Lille, tous surprennent par leur odeur puissante et leur finesse au palais. Arrosés d une bonne bière, blonde ou ambrée, ils vous entraînent en douceur au pays des desserts. Crêpes, couques, tartes, clafoutis, gaufres ou sablés : chaque ville décline avec fierté ses spécialités. Et n allez pas dire que la cramique de Valenciennes ressemble au craquelin de Lille : ce serait plus qu une faute de goût.
Ce onzième volume de Pictor, collection de l'AFPMA, constitue les actes du trente-deuxièrne colloque annuel de l'Association française pour la peinture murale antique qui s'est tenu au musée de la Romanité à Nîmes. L'ouvrage accorde une large place à l'actualité des découvertes, essentiellement en France, à Uzès, Sainte-Colombe, Lyon, Rennes, Langrolay-sur-Rance, Chartres, Reims, Metz, mais également en Espagne et en Suisse. Des dossiers plus anciens sont également étudiés comme la villa de Saint-Cyr-sur-Mer. Notre présence à Nîmes était l'occasion de (re)-découvrir l'exceptionnel corpus de graffitis livrés par la ville antique et dont l'interprétation laisse entendre toute la vivacité des discussions entre habitants de l'antique Nemausus. L'étude technique, l'analyse des matériaux et les enjeux de la conservation, de la restauration et plus largement de la valorisation muséographique de ces décors ont toujours leur place dans nos rencontres. Les pigments ont été à l'honneur avec une enquête photographique et archéométrique sur l'emploi du bleu égyptien dans les peintures de Chartres et des réflexions autour de la conservation du rouge cinabre à Arles et ailleurs. C'est également la couleur qui est au centre de travaux portant sur les albâtres du Moyen Age : comment l'étudier et la restituer ? Les réflexions livrées par une équipe interdisciplinaire, bien qu'éloignées des thèmes habituels de nos rencontres, ouvrent de précieuses pistes méthodologiques. L'iconographie n'est pas en reste. L'exploration de la rencontre amoureuse dans la peinture pompéienne, désormais fil rouge de nos rencontres, se poursuit par une évocation des ruses de l'amour. Si les masques de théâtre dans la peinture sont biens étudiés maintenant, en revanche les présentoirs destinés à les ranger et à les mettre en valeur n'avaient encore jamais été scrutés ainsi dans toute leur complexité. Enfin, si la photographie est présente dans toutes les pages de ce livre, à toutes les étapes des études toichographologiques, la présentation de "Décors antiques", archives de plus de quinze mille clichés, rassemblés depuis les années 1960, montre combien une base de données en ligne est indispensable pour diffuser ces vestiges antiques auprès des spécialistes comme du grand public.
Boislève Julien ; Dardenay Alexandra ; Monier Flor
Ce volume constitue les actes du 29e colloque de l'AFPMA qui s'est tenu à Toulouse en novembre 2014, en lien avec l'exposition de peintures murales antiques L'Empire de la couleur, de Pompéi au Sud des Gaules, au Musée Saint-Raymond. Comme tous les ans, cette rencontre, moment attendu et privilégié d'échanges entre étudiants, amateurs et professionnels de la toichographologie, de l'archéologie, accordait une large place à l'actualité de la recherche. La première partie rassemble de nouvelles découvertes mais également plusieurs synthèses sur les décors de Narbonnaise et Aquitaine. L'occasion était aussi offerte de confronter spécifiquement les décors provinciaux provenant de divers horizons (Germanie, Hispanie, Gaule Belgique, Lyonnaise) à ceux du Sud des Gaules, et même aux ensembles italiens puisque quelques articles mettent en valeur des sites d'Italie septentrionale et centrale. Une partie "iconographie, reprises d'archives et découvertes anciennes" fait écho aux dernières synthèses réalisées sur des thèmes aussi riches et variés que les décors de jardin, les imitations de marbre ou les images épiques dans la peinture antique. Outre les problématiques stylistiques et iconographiques, sont enfin discutées les questions de méthodologie, d'expérimentation et d'analyses, de conservation et de restauration, de mise en valeur de ce riche patrimoine.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".