Ce onzième volume de Pictor, collection de l'AFPMA, constitue les actes du trente-deuxièrne colloque annuel de l'Association française pour la peinture murale antique qui s'est tenu au musée de la Romanité à Nîmes. L'ouvrage accorde une large place à l'actualité des découvertes, essentiellement en France, à Uzès, Sainte-Colombe, Lyon, Rennes, Langrolay-sur-Rance, Chartres, Reims, Metz, mais également en Espagne et en Suisse. Des dossiers plus anciens sont également étudiés comme la villa de Saint-Cyr-sur-Mer. Notre présence à Nîmes était l'occasion de (re)-découvrir l'exceptionnel corpus de graffitis livrés par la ville antique et dont l'interprétation laisse entendre toute la vivacité des discussions entre habitants de l'antique Nemausus. L'étude technique, l'analyse des matériaux et les enjeux de la conservation, de la restauration et plus largement de la valorisation muséographique de ces décors ont toujours leur place dans nos rencontres. Les pigments ont été à l'honneur avec une enquête photographique et archéométrique sur l'emploi du bleu égyptien dans les peintures de Chartres et des réflexions autour de la conservation du rouge cinabre à Arles et ailleurs. C'est également la couleur qui est au centre de travaux portant sur les albâtres du Moyen Age : comment l'étudier et la restituer ? Les réflexions livrées par une équipe interdisciplinaire, bien qu'éloignées des thèmes habituels de nos rencontres, ouvrent de précieuses pistes méthodologiques. L'iconographie n'est pas en reste. L'exploration de la rencontre amoureuse dans la peinture pompéienne, désormais fil rouge de nos rencontres, se poursuit par une évocation des ruses de l'amour. Si les masques de théâtre dans la peinture sont biens étudiés maintenant, en revanche les présentoirs destinés à les ranger et à les mettre en valeur n'avaient encore jamais été scrutés ainsi dans toute leur complexité. Enfin, si la photographie est présente dans toutes les pages de ce livre, à toutes les étapes des études toichographologiques, la présentation de "Décors antiques", archives de plus de quinze mille clichés, rassemblés depuis les années 1960, montre combien une base de données en ligne est indispensable pour diffuser ces vestiges antiques auprès des spécialistes comme du grand public.
Résumé : Ce neuvième volume de Pictor, collection de l'AFPMA, constitue les actes du trente-et-unième colloque annuel de l'Association française pour la peinture murale antique qui s'est tenu la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière, à Troyes, à l'invitation de l'association Les Passeurs de fresques. Au fil des vingt-cinq contributions de cet ouvrage, le lecteur suivra l'actualité des recherches touchant la peinture romaine, qu'il s'agisse d'études toichographologiques, d'analyses iconographiques ou encore de travaux de recherche sur les techniques et les matériaux. Selon l'habitude de ces rencontres, le volume explore les travaux effectués en France avec des découvertes toutes récentes, à Bretteville-l'Orgueilleuse, Evreux, Allonnes, Chartre, Bernolsheim, Charleville-Mézières... Des découvertes plus anciennes sont également réexaminées comme à Poitiers et Villards-d'Héria. La présentation d'exemples étrangers, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et jusqu'au Liban contribue a mettre en perspective ces peintures de Gaule avec le reste du monde romain. En matière d'iconographie, le cadre offert par la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière mérite bien une synthèse sur la représentation des outils dans la peinture romaine. Une nouvelle étude consacrée au corps a découvert poursuit l'analyse de la représentation de la rencontre amoureuse, amorcée dans les précédents volumes de Pictor. L'envers du décor apporte aussi son lot d'informations à travers les analyses fines des matériaux employés, de la couche picturale au mortier, en passant par la riche feuille d'or rarement observée sur des stucs. Toutes ces observations archéologiques sur les enduits peints ont pu être confrontées à la réalité du geste, de la pratique, lors d'un atelier expérimental proposé aux participants et dont les organisatrices proposent un compte-rendu détaillé. Ce trente-et-unième colloque fut enfin l'occasion d'un hommage à Ali, Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, dont la longue carrière a contribué à faire émerger, en France et à l'étranger, la toichographologie, chaque jour un peu mieux prise en compte dans le cadre des opérations archéologiques. Ce volume lui est dédié.
Résultat du cheminement et du regard de Serge Crampon, plasticien et photographe, Port Couleurs est un ouvrage sur qui nous entraîne au c?ur d'un port grumier. Cet étonnant festival de marques exhibe un inattendu trésor, ébauche d'un monde d'une extrême plasticité. Pochoirs multicolores sur des essences aux couleurs chaudes, marques sur les coques, tags sur les bâtiments, tout est prétexte à une explosion de couleurs venues d'ailleurs. Livre d'art, livre de photos, livre de voyage, Port Couleurs a sa place dans toutes les bibliothèques et fascinera les amateurs de ces différents thèmes.
Le génie des bistrots parisiens, c'est de venir d'ailleurs. D'Auvergne, du Pays basque, des Pays de la Loire, de Provence, de Bourgogne, de Normandie, d'Alsace, bref, de tous les coins de France où l'on sait ce que manger veut dire. Joyeuse, inventive et goûteuse, cette cuisine vénère les grands classiques pour mieux s'en amuser. Sans complexe. Ainsi, au hasard d'une balade ou d'un rendez-vous, on redécouvre des saveurs oubliées, le goût du hachis parmentier, d'une blanquette ou d'un paris-brest. Nostalgie sur le zinc. Deux rues plus loin, c'est l'aventure. La langue de chat rend hommage au Périgord, la joue de porc se poudre de cacao et la lisette s'acoquine avec le fenouil?
Ce huitième volume de Pictor constitue les actes du 30e colloque annuel de l'AFPMA, tenu au musée départemental Arles antique, à l'invitation du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la ville d'Arles. Il conduit le lecteur à travers l'actualité de la recherche archéologique sur le patrimoine peint et stuqué de l'Antiquité romaine. Au fil des articles, le spécialiste, l'amateur, le curieux... découvriront les apports de la toichographologie à la connaissance de ces décors muraux, et des édifices qui les accueillent ; à la perception des techniques de mise en oeuvre et des gestes des artisans qui les ont réalisés ; à la compréhension des compositions ornementales, des motifs ornementaux et de leur signification ; et plus largement à l'histoire des lieux et des mentalités Trente-trois contributions illustrent "tout en couleur" ces recherches et l'interdisciplinarité des équipes qui les mènent. L'actualité offre un parcours de plusieurs siècles à travers la Gaule et les provinces occidentales de l'empire, depuis Arles et les spectaculaires découvertes du site de la Verrerie ; Murviel-lès-Montpellier, Martigues, Panossas, Bordeaux, Bourges et Annecy-le-Vieux, aux décors souvent expliqués pour la première fois ; au-delà des Alpes, Avenches, Kalnach, Orbe-Boscéaz ; au Luxembourg, la riche villa de Schieren ; Bilbilis en Espagne, ou Braga au Portugal. L'Italie est largement représentée par les études sur des sites emblématiques comme Pompéi, Baïes ou Rome, tout comme sur le nord de l'Italie - Modène, Rimini et les villae du lac de Garde - et la Sicile. L'analyse iconographique de quelques représentations peintes permet de mieux cerner le sens d'images aussi complexes qu'énigmatiques parfois : un bras levé tenant un récipient à Metz, un peintre au travail dans la cuve d'un sarcophage à Kertch, et une femme peintre sur le mur d'une maison pompéienne, ou encore le traitement de la rencontre amoureuse autour de la déesse Vénus. Quelques dossiers sont réexaminés sous différents angles. A l'échelle de la cité de Lyon, une première synthèse sur le motif du candélabre tente d'en suivre l'évolution, tandis que l'étude, jusqu'ici très chaotique, mais plus que nécessaire, des enduits peints de Villards-d'Héria devrait reprendre. A Pompéi, les peintures de jardin des maisons de Salluste et du Poète tragique, totalement effacées depuis leur dégagement au début du XIXe siècle, sont restituées grâce à l'étude minutieuse des archives, dessins de voyageurs et autres croquis, et à la confrontation des indices les plus ténus. Enfin, à une époque où les images, les données, etc. sont versées dans des bases informatisées, comme la base Fabvlvs, devenues outils indispensables de la recherche, le lecteur de Pictor 8 pourra toujours se plonger dans quelques romans de la littérature des XIXe et XXe siècles dont la peinture et les peintres romains sont parfois les héros.
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.