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J'appelle depuis l'enfance
Bocholier Gérard
COOPERATIVE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791095066330
Ce nouveau recueil de Gérard Bocholier n'est pas seulement une évocation de l'enfance du poète, écrite à l'heure de prendre congé d'une maison familiale qu'ont désertée les présences aimées d'autrefois. C'est aussi une question anxieuse adressée, depuis l'heure présente, à l'enfant qu'il fut : lui est-il demeuré fidèle ? A-t-il su répondre à ses attentes de jadis ? C'est cette vérité intime que la poésie aura pour tâche un jour de clarifier et de purifier, au plus près de la prière, pour la transformer en offrande. Les lecteurs familiers de l'oeuvre de Gérard Bocholier reconnaîtront dans les 33 poèmes de la troisième partie, tous composés de deux quatrains, un prolongement des trois livres de Psaumes qu'il a publiés ces dernières années. Ces "Chants pour la fin", au terme de ce chemin rétrospectif, font ainsi figure de préparation à la rencontre avec l'éternité : "Veilleur dans un paysage / De tristesses apaisées / J'avance vers le sommet / D'où tous les morts nous regardent".
Résumé : Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance, Gérard Bocholier propose dans Le poème exercice spirituel une série de méditations sur l'écriture poétique. Le poème devient un exercice spirituel dans la mesure où le travail de la langue est aussi travail sur soi-même, dans le sens aussi où, plus ou moins confusément, le poète sait qu'il doit s'effacer devant quelque chose - ou quelqu'un - de plus grand et de plus fort que lui. "Qu'il soit croyant ou non, tout poète sent l'existence de la Présence, de ce qu'il hésite parfois à nommer quelqu'un et qui n'est autre que tout l'invisible qui le dépasse" . Ni pure transparence, ni expression détournée de soi, le poème découvre ce qui est déjà là, mais oublié. La poésie, "achèvement de la philosophie" comme le pense Heidegger - c'est-à-dire dévoilement de l'originaire ? Gérard Bocholier le dit à sa manière : "Tout est inscrit, déjà, au plus intime. Tout est donné. Une seule mission : restituer". Gérard Bocholier est le fondateur de la revue Arpa. Son dernier recueil, Psaumes de l'espérance (Ad Solem, 2012), préfacé par Philippe Jacottet, a été couronné par le prix de poésie François Coppée de l'Académie française.
Pour quetu m'ouvres ta porte Je cherchele mot de passe Celui quelisent les anges Sur lamargelle du ciel. Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance, Psaumes de la foi vive vient conclure letriptyque poétique de Gérard Bocholier. Dire ce qui ne peut pas se voir encoremais qui se vit déjà. Les poèmes de ce nouveau recueil constituent comme unemargelle donnant sur l'infini. Ils ne décrivent pas : ils trans-crivent cemoment où les choses se rendent transparentes à la Présence qui les porte. Lafoi vive est une épuration : poétiquement, elle se traduit par unretournement de la parole, qui cherche moins à dire quelque chose sur ce quevise la foi que de se rendre à son tour transparent à Celui qui se donne commeen se retirant. Ne plusêtre que réponse A tesappels quand ma chambre Regardeses murs qui tombent Les mortssortir sous le ciel Ne plusêtre que retour A lamaison des offrandes Une notede lumière Dans tasymphonie de gloire Gérard Bocholier a enseignéla littérature française à Clermont-Ferrand et dirige la revue poétique Arpa.
Résumé : La nuit était de plus en plus épaisse. De lourds oiseaux nocturnes passaient avec un froissement d'ailes dans le noir ; la lune avait commencé à baisser et sa clarté s'était voilée derrière des nuages. Aurore ne voyait plus bien où elle mettait les pieds. Elle trébucha à plusieurs reprises, poussant un cri chaque fois qu'une branche venait à lui griffer le visage. La nuit semblait interminable, le matin encore bien lointain. Aurore avait maintenant très soif et s'aperçut quelle n'avait même pas songé à emporter de quoi boire ; la gorge sèche, elle eut l'impression qu'elle allait mourir là, sans avoir découvert le secret des larmes. ? Hélas ! ma mère, mon père bien-aimés, s'écria Aurore, que n'êtes-vous auprès de moi pour me guider ? Où êtes-vous à présent ? Voyez-vous votre fille qui cherche sans la trouver la fée présidant à toute naissance ? Ne pouvez-vous me faire un signe pour me mettre sur le chemin Que ne donnerais-je pour pouvoir verser une larme ! Et comme j'ai soif !
Résumé : C'est un livre qui ne ressemble à aucun autre, gorgé d'images, de paroles glanées au fil des lectures, jalonné de rencontres. Un livre d'errance ou de transhumance, un livre d'émerveillement aussi, dont les quatre parties se composent de chapitres longs ou brefs, écrits dans une langue vibrante et passionnée, où viennent s'insérer tout naturellement quelques poèmes. De Hanoï à Budapest, de Berlin à Jérusalem, de la guerre du Vietnam à la France d'aujourd'hui, Mireille Gansel a fait de chacun des textes de ce livre le mémorial d'un moment inoubliable, la trace d'une rencontre. On y croisera Yehudi Menuhin, Imre Kertész, Claude Vigée, Aharon Appelfeld, Blaga Dimitrova ou Reiner Kunze (dont elle est la traductrice), ses amis vietnamiens poètes, peintres ou philosophes, mais aussi un vieux berger, un facteur... et beaucoup d'enfants. Ce ne sont pas des portraits qui les transformeraient en personnages, mais une série d'instantanés qui cernent au plus près le mystère de leur présence : magie du surgissement d'un visage, force d'un geste ou d'une parole qui sont bien souvent des actes de résistance. Du reste, pour Mirelle Gansel, du Baal Chem Tov à Kafka, de Rachi à Nelly Sachs, les grands esprits du passé sont eux aussi pleinement vivants. C'est pourquoi son livre est une admirable leçon de vie.
Résumé : Créé au tout début du XIXe siècle par le marionnettiste Laurent Mourguet (1769-1844), Guignol fut pendant plus d'un siècle le porte-parole du petit peuple de Lyon, et surtout des "canuts", les ouvriers de la soierie. Au plus fort de leur popularité, jusque dans les années 1950-60, Guignol et son inséparable ami Gnafron furent au coeur d'une intense production théâtrale, due à de très nombreux auteurs. En 1925, la société des Amis de Guignol édita à Lyon, à tirage très limité, un choix des meilleures pièces écrites au cours des soixante années précédentes, pour compléter le premier répertoire "classique" rassemblé par Jean-Baptiste Onofrio en 1865. C'est ce recueil rarissime, plein d'inventions savoureuses, que nous rééditons aujourd'hui.
Ce livre a été écrit à l’aube des années 1980, par un jeune homme de vingt et un et vingt-deux ans. Les Sonnets de Germont inaugurent la publication aux éditions de la Coopérative d’une oeuvre qui a pris au fil du temps une ampleur considérable, touchant à des genres très divers - poésie, roman, théâtre. Ce recueil de sonnets en vers libres assonances constitue un itinéraire en’ trois étapes : initiation de la jeunesse à la beauté, à l’amour et à la mort. Le poète qui découvre le monde dans sa nouveauté et part à la recherche de son double amoureux est aussi une âme ancienne, où revivent des figures immémoriales dans l’attente et la certitude de la résurrection.