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Psaumes de la foi vive
Bocholier Gérard
AD SOLEM
17,35 €
Épuisé
EAN :9782372981095
Pour quetu m'ouvres ta porte Je cherchele mot de passe Celui quelisent les anges Sur lamargelle du ciel. Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance, Psaumes de la foi vive vient conclure letriptyque poétique de Gérard Bocholier. Dire ce qui ne peut pas se voir encoremais qui se vit déjà. Les poèmes de ce nouveau recueil constituent comme unemargelle donnant sur l'infini. Ils ne décrivent pas : ils trans-crivent cemoment où les choses se rendent transparentes à la Présence qui les porte. Lafoi vive est une épuration : poétiquement, elle se traduit par unretournement de la parole, qui cherche moins à dire quelque chose sur ce quevise la foi que de se rendre à son tour transparent à Celui qui se donne commeen se retirant. Ne plusêtre que réponse A tesappels quand ma chambre Regardeses murs qui tombent Les mortssortir sous le ciel Ne plusêtre que retour A lamaison des offrandes Une notede lumière Dans tasymphonie de gloire Gérard Bocholier a enseignéla littérature française à Clermont-Ferrand et dirige la revue poétique Arpa.
Ce nouveau recueil de Gérard Bocholier n'est pas seulement une évocation de l'enfance du poète, écrite à l'heure de prendre congé d'une maison familiale qu'ont désertée les présences aimées d'autrefois. C'est aussi une question anxieuse adressée, depuis l'heure présente, à l'enfant qu'il fut : lui est-il demeuré fidèle ? A-t-il su répondre à ses attentes de jadis ? C'est cette vérité intime que la poésie aura pour tâche un jour de clarifier et de purifier, au plus près de la prière, pour la transformer en offrande. Les lecteurs familiers de l'oeuvre de Gérard Bocholier reconnaîtront dans les 33 poèmes de la troisième partie, tous composés de deux quatrains, un prolongement des trois livres de Psaumes qu'il a publiés ces dernières années. Ces "Chants pour la fin", au terme de ce chemin rétrospectif, font ainsi figure de préparation à la rencontre avec l'éternité : "Veilleur dans un paysage / De tristesses apaisées / J'avance vers le sommet / D'où tous les morts nous regardent".
Résumé : Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance, Gérard Bocholier propose dans Le poème exercice spirituel une série de méditations sur l'écriture poétique. Le poème devient un exercice spirituel dans la mesure où le travail de la langue est aussi travail sur soi-même, dans le sens aussi où, plus ou moins confusément, le poète sait qu'il doit s'effacer devant quelque chose - ou quelqu'un - de plus grand et de plus fort que lui. "Qu'il soit croyant ou non, tout poète sent l'existence de la Présence, de ce qu'il hésite parfois à nommer quelqu'un et qui n'est autre que tout l'invisible qui le dépasse" . Ni pure transparence, ni expression détournée de soi, le poème découvre ce qui est déjà là, mais oublié. La poésie, "achèvement de la philosophie" comme le pense Heidegger - c'est-à-dire dévoilement de l'originaire ? Gérard Bocholier le dit à sa manière : "Tout est inscrit, déjà, au plus intime. Tout est donné. Une seule mission : restituer". Gérard Bocholier est le fondateur de la revue Arpa. Son dernier recueil, Psaumes de l'espérance (Ad Solem, 2012), préfacé par Philippe Jacottet, a été couronné par le prix de poésie François Coppée de l'Académie française.
Accueillir le jour comme on recueille une promesse. Un double mouvement anime ce nouveau recueil de Gérard Bocholier : attente et anamnèse. Comme si le Jour qui vient se donnait déjà dans ceux que la mémoire recueille. Le poème dit aujourd'hui cette conjugaison de ce qui passe et qui vient. Il s'agit moins de décrire une présence que d'ouvrir la page comme on ouvre son coeur. Pour accueillir les mots que trace la main devenue consentante - aimantée par l'amour.
Etrange titre que celui-là : ce chant qui depuis toujours se fait entendre, de qui est-il ? Qui chante, qui parle, qui se tait ? Le tutoiement du poème liminaire le laisse pressentir : " Depuis toujours ton silence / Ton souffle pourtant ne cesse / De courir parmi les prêles [...] // Depuis toujours le poème / Que ton vent écrit efface / Qu'ici veilleur je recueille " Gérard Bocholier aime considérer le poète comme un " veilleur ". C'est déjà sous le titre de Veille qu'il a publié en 2000 un recueil et c'est sous comme des " Chroniques du veilleur " qu'il publie ses notes de lecture. Le mot réapparaît dans le présent recueil : " Nous sommes de cette âme / Qui veillait sous la pierre / Et qui a tressailli / A la voix bien aimée ". Si le poète veille, c'est qu'il est entouré par la nuit, enfermé dans la pierre : et c'est parce qu'il sait que sa patience ne sera pas en vain. Il sait qu'une voix se fera entendre, qu'une parole s'élèvera. Cette voix qu'évoque ici un autre poème : " La voix plus profonde / Cachée dans un souffle / Sa courte visite / Inscrite à jamais ". Cachée toujours, en effet, cette voix : fidèle mais discrète. Secrète, même (et c'est le titre d'un recueil de 1995 : Secrète voix). Mais le poète sait la reconnaître : " Ta voix cherche en chaque épreuve / A toucher ma nuit d'un souffle / A glisser comme aux fissures / Un rayon de ta lumière. " Et, fuyant les clartés aveuglantes, son écriture sait mieux qu'aucune autre accueillir cette douce lumière
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).