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Laissées-pour-compte
Bober Robert
POL
17,76 €
Épuisé
EAN :9782846820882
Y'a pas d'printemps", "Un monsieur attendait" et "Sans vous" sont trois titres de chansons. Mais ce sont aussi les noms donnés à trois vestes fabriquées au début de l'année 1949 dans un atelier de prêt-à-porter de la rue de Turenne, à Paris. Comme tout vêtement, les vestes, on le sait, sont faites pour être portées. Si leur histoire est ici racontée, c'est parce qu'il semble que ces trois vestes-là n'étaient pas faites pour ça. Laissées-pour-compte, mais vivantes, serrées l'une contre l'autre, comme si elles avaient été désignées, laissées là, accrochées, à seule fin d'apprendre et transmettre l'histoire de ceux qui leur avaient donné le jour. Veillant à n'être pas séparées, elles apprirent à écouter le moindre bruit que faisait la vie:les murmures et les éclats de voix, les histoires de guerre et les recettes de cuisine, les histoires de bal du dimanche et les histoires de ciel bleu. Elles furent témoins de passion et de haines, d'illusions, de déceptions. Elles connurent la tristesse, l'anxiété, les désespoirs. Elles apprirent encore la clairvoyance, l'ironie, la patience, la tranquillité et la joie. Et le chagrin. Et l'indignation... Alors, fallait-il qu'un corps les habite pour exister?
C'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme. Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile. « As-tu lu le livre d'où a été tiré le film? » Non, il ne l'avait pas lu. « J'aimerais bien le lire », lui a-t-elle dit et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents. Cette histoire de Jules et Jim et Catherine - un pur amour à trois, avait dit François Truffaut - était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu. Ainsi, il avait fallu un film pour qu?elle lui parvienne enfin. « Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel. »
C'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra. Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver. "As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu."J'aimerais bien le lire", lui,a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents. Cette histoire de Jules et Jim et Catherine - un pur amour à trois, avait dit François Truffaut - était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu. Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire - un peu de son histoire - lui parvienne enfin. "Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."
Résumé : Quoi de neuf sur la guerre ? En principe rien, puisqu'elle est finie. Nous sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de Turenne, à Paris. Il y a là M. Albert, le patron, et sa femme, Léa. Leurs enfants Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice, rescapé d'Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Et il y a l'histoire de leurs relations et de leur prétention au bonheur. Dans l'atelier de M.Albert, on ne parle pas vraiment de la guerre. On tourne seulement autour même si parfois, sans prévenir, elle fait irruption. Alors, " ceux qui ont une idée juste de la vie " proposent simplement un café ou un verre de thé avec, au fond, un peu de confiture de fraises. 1981-1982. Trente-cinq ans après, quoi de neuf sur la guerre ? Rien de neuf sur la guerre. Parce que, comme le disait M.Albert en 1945 : " Les larmes c'est le seul stock qui ne s'épuise jamais ".
C'est l'après-guerre dans l'atelier de M. Albert. On coud, on plie, on presse, et on commente les petites choses de la vie, qui reprend comme elle peut. Les grandes personnes réapprennent à rire, y compris des douleurs qui les ont blessées; les petits consolent leurs chagrins adultes et peinent à rêver des rêves enfantins. La guerre est passée par là, et avec elle des événements inconcevables. Au travers d'anecdotes marquantes, l'univers des meurtris se reconstruit. L'accompagnement pédagogique s'attache à la polyphonie et aux aspects autobiographiques du roman (oralité, place du narrateur, intervention de l'Histoire). L'humour fait l'objet d'une analyse et est proposé comme sujet de réflexion: quelles sont ses vertus et ses limites? Une longue interview de Robert Bober met en lumière l'élaboration de ce premier roman.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "