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On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux
Bober Robert
POL
17,25 €
Épuisé
EAN :9782818006061
C'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra. Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver. "As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu."J'aimerais bien le lire", lui,a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents. Cette histoire de Jules et Jim et Catherine - un pur amour à trois, avait dit François Truffaut - était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu. Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire - un peu de son histoire - lui parvienne enfin. "Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."
Résumé : Au commencement, il y avait Wolf Leib Fränkel, mon arrière-grand-père. Après, sont venus Max Ophuls et Martin Buber. Et Joseph Roth, Arthur Schnitzler, Stefan Zweig, Franz Kafka, d'autres encore. Bien plus tard, Georges Perec, Thomas Bernhard, Paul Celan. Entre-temps, il y a eu la montée du national-socialisme. Avant, bien avant, Menahem-Mendel de Kotzk disait que ne manquer de rien était la pire des malédictions. Mais lorsque le monde s'obscurcit, pensait Wolf Leib Fränkel, est-ce mieux ?
C'est l'après-guerre dans l'atelier de M. Albert. On coud, on plie, on presse, et on commente les petites choses de la vie, qui reprend comme elle peut. Les grandes personnes réapprennent à rire, y compris des douleurs qui les ont blessées; les petits consolent leurs chagrins adultes et peinent à rêver des rêves enfantins. La guerre est passée par là, et avec elle des événements inconcevables. Au travers d'anecdotes marquantes, l'univers des meurtris se reconstruit. L'accompagnement pédagogique s'attache à la polyphonie et aux aspects autobiographiques du roman (oralité, place du narrateur, intervention de l'Histoire). L'humour fait l'objet d'une analyse et est proposé comme sujet de réflexion: quelles sont ses vertus et ses limites? Une longue interview de Robert Bober met en lumière l'élaboration de ce premier roman.
Y'a pas d'printemps "," Un monsieur attendait. "et" Sans vous "sont trois titres de chansons. Mais ce sont aussi les noms donnés à trois vestes fabriquées au début de l'année 1949 dans l'atelier de Monsieur Albert. Laissées-pour-compte, mais vivantes, serrées l'une contre l'autre, elles apprirent à écouter le moindre bruit que faisait la vie: les murmures et les éclats de voix, les histoires de guerre et les recettes de cuisine, les histoires de bal du dimanche et les histoires de ciel bleu. Témoins de passions et de haines, elles connurent la tristesse, l'anxiété, les désespoirs et apprirent la clairvoyance, l'ironie, la patience, la tranquillité et la joie. Et le chagrin. Et l'indignation... Les tribulations de ces vestes permettent à Robert Bober d'évoquer, avec le talent qu'on lui connaît, le Paris d'autrefois, les métiers, la chanson, les hommes et les femmes, et de parler de l'identité, de l'exclusion, de la mémoire et de l'oubli. Un livre chargé d'une humanité pleine de chaleur et de fraternité."
Résumé : Quoi de neuf sur la guerre ? En principe rien, puisqu'elle est finie. Nous sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de Turenne, à Paris. Il y a là M. Albert, le patron, et sa femme, Léa. Leurs enfants Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice, rescapé d'Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Et il y a l'histoire de leurs relations et de leur prétention au bonheur. Dans l'atelier de M.Albert, on ne parle pas vraiment de la guerre. On tourne seulement autour même si parfois, sans prévenir, elle fait irruption. Alors, " ceux qui ont une idée juste de la vie " proposent simplement un café ou un verre de thé avec, au fond, un peu de confiture de fraises. 1981-1982. Trente-cinq ans après, quoi de neuf sur la guerre ? Rien de neuf sur la guerre. Parce que, comme le disait M.Albert en 1945 : " Les larmes c'est le seul stock qui ne s'épuise jamais ".
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."