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Concepts en histoires
Blumenberg Hans ; Buhot de Launay Marc
ECLAT
29,00 €
Épuisé
EAN :9782841624157
De 1985 à 1990, le philosophe Hans Blumenberg a fait paraître dans le feuilleton littéraire de la Frank/urter Allgemeine Zeitung une série de billets, d'une très grande ironie et magnifiquement ciselés, constituant le cour de ces Concepts en histoires qui s'ouvrent sur un souvenir d'enfance en forme de métaphore. Tout comme le motif apparaissait lentement sur le papier trempé au bain du révélateur, quand le jeune flans assistait son père, photographe amateur, le concept surgit des histoires et des anecdotes que Blumenberg glane au gré de ses déambulations dans le livre de la vie. Ces instantanés au quotidien, qui accompagnent une ouvre philosophique aussi exigeante qu'inclassable, en font ainsi l'un des tout premiers prosateurs du second XXe siècle allemand, aux côtés, par exemple, d'un W. G. Sebald, avec qui il partage, outre le goût pour les chambres noires, le sentiment que les mots ont une histoire à laquelle adhèrent inévitablement celle de leurs emplois les plus terrifiants par l'idéologie et la méthode méticuleuse de reconstruction d'une mémoire, face aux maquillages qui ont cherché à effacer, en Allemagne précisément, les traces nazies de cette histoire.
Résumé : Dans cet écrit posthume, Hans Blumenberg étudie le sens et les variations d'une " métaphore directrice " dans la pensée occidentale, celle de la "vérité nue". Il en dégage des usages paradigmatiques : Nietzsche insiste surtout sur les dangers du dévoilement et sur le danger qu'il y aurait à contempler la vérité nue, tandis que Freud confère à la découverte de celle-ci une vertu thérapeutique. La théorie de Pascal, qui souligne la nécessité sociale des apparences, est confrontée à celles de penseurs des Lumières qui se divisent sur les vertus de la mise à nu. Des thèmes marquants de la réflexion de Blumenberg, comme celui du déploiement de la curiosité et des attentes déçues du savoir, du besoin humain de consolation voire d'illusion, apparaissent au fil des pages. On y voit réalisé sur un cas précis le projet "métaphorologique" : à travers l'exploration d'une image, faire apparaître à la fois les mutations de longue durée de la pensée, les déplacements de sens et les trouvailles des philosophes.
Philosophe étonnant, déroutant, anti-systématique, Hans Blumenberg est l auteur d une uvre immense. Cet ouvrage en restitue l une des principales lignes directrices: la « métaphorologie », où l image se montre comme la racine de toute pensée conceptuelle. L étude porte ici sur le « naufrage » comme métaphore de l existence humaine, de ses périls, de ses limites. Naufrage qui ne prend son sens qu au regard d un spectateur, fasciné ou contemplatif, distancié ou impliqué, dans le spectacle de la faillite des aventures humaines, du désordre de l Histoire. Une image très simple que celle du naufrage. Blumenberg, à sa manière inimitable, en déploie toute la richesse, convoquant ceux qui l ont travaillée, déplacée, retournée. De Lucrèce à Nietzsche, en passant par Voltaire, Goethe et d autres, il nous invite à une véritable traversée du sens.
Ce livre d?Hans Blumenberg (1920-1996) est l?un des classiques du débat contemporain sur les origines de la modernité et sur les conditions de formation de la rationalité scientifique qui en constitue le coeur. Initialement paru en 1966, il est traduit ici d?après la deuxième édition de 1988 qui intègre les discussions qu?il a suscitées. L?investigation se déploie selon quatre axes : 1. Une critique de la catégorie de "sécularisation" mise en vogue par Eric Voegelin, Karl Löwith ou Carl Schmitt. 2. Une analyse du rôle de l? "absolutisme théologique" de la fin du Moyen-Âge : ou comment la radicalisation de la transcendance divine conduit à la découverte de l?absolu immanent. 3. Une histoire de la curiosité à l?égard des secrets de la nature. 4. L?examen de deux auteurs illustrant "deux manières de rapporter au seuil d?une époque" : Nicolas de Cues, avant Copernic, et Giordano Bruno, après Copernic. Foisonnant, subtil, imaginatif : un ouvrage à lire !
A une époque où, dans le monde entier, des dizaines de milliers de personnes peuvent écouter, sous les formes les plus diverses et dans les conditions les plus extravagantes, La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach, Blumenberg s'interroge sur ce que peut entendre et comprendre l'auditeur contemporain. Deux cent cinquante ans seulement se sont écoulés depuis la création de ce chef-d'oeuvre, et pourtant le monde a profondément changé. Mais en dehors des considérations techniques, au sens large du terme, se pose la difficulté de comprendre la Passion du Christ, la passion du Dieu de Jean-Sébastien Bach, le Dieu d'Augustin et de Martin Luther King. Appliquant les catégories de la phénoménologie, convoquant également la théologie, la psychanalyse et l'herméneutique, Blumenberg confronte les Evangiles, le livret de l'oeuvre de Bach et les textes de la tradition théologique pour mesurer la distance qui sépare l'auditeur d'aujourd'hui de la "communauté" pour laquelle Bach composait.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle soufie. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Eclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru à L'éclat en 2002. Sont traduits ici : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur stupéfait ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I et II.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.