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La Passion selon saint Matthieu
Blumenberg Hans
L ARCHE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782851813817
A une époque où, dans le monde entier, des dizaines de milliers de personnes peuvent écouter, sous les formes les plus diverses et dans les conditions les plus extravagantes, La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach, Blumenberg s'interroge sur ce que peut entendre et comprendre l'auditeur contemporain. Deux cent cinquante ans seulement se sont écoulés depuis la création de ce chef-d'oeuvre, et pourtant le monde a profondément changé. Mais en dehors des considérations techniques, au sens large du terme, se pose la difficulté de comprendre la Passion du Christ, la passion du Dieu de Jean-Sébastien Bach, le Dieu d'Augustin et de Martin Luther King. Appliquant les catégories de la phénoménologie, convoquant également la théologie, la psychanalyse et l'herméneutique, Blumenberg confronte les Evangiles, le livret de l'oeuvre de Bach et les textes de la tradition théologique pour mesurer la distance qui sépare l'auditeur d'aujourd'hui de la "communauté" pour laquelle Bach composait.
Blumenberg Hans ; Schlegel Jean-Louis ; Monod Jean
L?idée de « réalité », le partage entre le possible et le réel, nous semblent des données évidentes de notre relation au monde, et nous comprenons immédiatement ce que veut dire un romancier lorsqu?il parle de son ambition de « dévoiler une dimension du réel » ou lorsqu?un homme politique accuse son concurrent d?« irréalisme ».Pourtant de telles expressions renvoient à un concept de réalité historiquement déterminé; dans le premier cas, le roman apparaît comme une forme esthétique qui assigne à la fiction des ambitions qui n?auraient eu aucun sens dans le cadre de la vision antique de l?art comme « imitation » ou dans la pratique de l?épopée; dans le second cas, la politique moderne est l?héritière d?une volonté de « réalisme » que l?on peut faire remonter à Machiavel, qui s?oppose moins à l?« utopie » au sens moderne qu?à un certain idéalisme platonicien. C?est dire que le concept de réalité, et son emploi dans les champs artistique et politique, ont une histoire, mais une histoire difficile à saisir, parce qu?elle se situe à l?arrière-plan des ?uvres et de la conscience des auteurs. Dans les deux articles ici réunis, Hans Blumenberg s?attache ainsi à dégager une typologie des grands « concepts de réalité » qui se sont succédé et parfois superposé dans l?histoire occidentale, afin de comprendre aussi bien la place fondamentale du roman dans la conscience moderne que les liens entre une rhétorique du « réalisme » et une politique de la puissance. Préface de Jean-Claude Monod.
« Philosophe cultivant le secret, volontairement éloigné de la place publique, Hans Blumenberg bénéficie d un capital de sympathie de la part de ceux qui ne l ont pas encore lu mais en ont entendu parler... On dit qu il est un des plus importants penseurs allemands contemporains, on dit que sa réflexion philosophique est à la hauteur de sa discrétion, on dit beaucoup de choses le concernant... Avec Le souci traverse le fleuve, les on-dit deviennent des certitudes. » (Thierry Paquot, La Quinzaine littéraire)
De 1985 à 1990, le philosophe Hans Blumenberg a fait paraître dans le feuilleton littéraire de la Frank/urter Allgemeine Zeitung une série de billets, d'une très grande ironie et magnifiquement ciselés, constituant le cour de ces Concepts en histoires qui s'ouvrent sur un souvenir d'enfance en forme de métaphore. Tout comme le motif apparaissait lentement sur le papier trempé au bain du révélateur, quand le jeune flans assistait son père, photographe amateur, le concept surgit des histoires et des anecdotes que Blumenberg glane au gré de ses déambulations dans le livre de la vie. Ces instantanés au quotidien, qui accompagnent une ouvre philosophique aussi exigeante qu'inclassable, en font ainsi l'un des tout premiers prosateurs du second XXe siècle allemand, aux côtés, par exemple, d'un W. G. Sebald, avec qui il partage, outre le goût pour les chambres noires, le sentiment que les mots ont une histoire à laquelle adhèrent inévitablement celle de leurs emplois les plus terrifiants par l'idéologie et la méthode méticuleuse de reconstruction d'une mémoire, face aux maquillages qui ont cherché à effacer, en Allemagne précisément, les traces nazies de cette histoire.
Peu après la publication de son étude monumentale sur la Légitimité des Temps modernes, en 1966, Hans Blumenberg s'est lancé dans l'élaboration d'une philosophie du mythe qui a donné lieu à deux grands livres, en 1979 et en 1989, et dont cet ouvrage constitue une présentation d'ensemble. S'il rejette le rêve romantique d'un retour au monde enchanté de la mythologie antique, Blumenberg se refuse àconsidérer le mythe comme un phénomène archaïque, relégué aux oubliettes de l'histoire. Il garde le pouvoir de nous affecter encore. Il continue de vivre dans la littérature et dans l'art, mais aussi dans le savoir. Freud n'en reprend-il pas la forme?C'est que sa fonction est intacte. Loin de représenter une forme déficiente de rationalité, la prolifération extravagante des images mythiques et la mise en récit des conflits souvent dérisoires entre divinités constituent une stratégie efficace pour permettre à une existence humaine fragile de s'émanciperdes contraintes pesantes de sa condition. "Le mythe ne tend pas vers l'absolu, mais plutôt dans ladirection opposée aux catégories qui déterminent la religion et la métaphysique." Son manque de sérieux constitutif lui permet de contourner l'abîme des interrogations métaphysiques. Nietzsche sera parmi les premiers à discerner ce potentiel antithéologique.L'immense savoir historique de Blumenberg fait de ce résumé de sa philosophie du mythe une traversée du panthéon de la culture occidentale, de Platon et Epicure à André Gicle, en passant par Casanova et Schelling.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.