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La vérité nue
Blumenberg Hans ; Launay Marc de
SEUIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782021477993
Dans cet écrit posthume, Hans Blumenberg étudie le sens et les variations d'une " métaphore directrice " dans la pensée occidentale, celle de la "vérité nue". Il en dégage des usages paradigmatiques : Nietzsche insiste surtout sur les dangers du dévoilement et sur le danger qu'il y aurait à contempler la vérité nue, tandis que Freud confère à la découverte de celle-ci une vertu thérapeutique. La théorie de Pascal, qui souligne la nécessité sociale des apparences, est confrontée à celles de penseurs des Lumières qui se divisent sur les vertus de la mise à nu. Des thèmes marquants de la réflexion de Blumenberg, comme celui du déploiement de la curiosité et des attentes déçues du savoir, du besoin humain de consolation voire d'illusion, apparaissent au fil des pages. On y voit réalisé sur un cas précis le projet "métaphorologique" : à travers l'exploration d'une image, faire apparaître à la fois les mutations de longue durée de la pensée, les déplacements de sens et les trouvailles des philosophes.
Ce livre d?Hans Blumenberg (1920-1996) est l?un des classiques du débat contemporain sur les origines de la modernité et sur les conditions de formation de la rationalité scientifique qui en constitue le coeur. Initialement paru en 1966, il est traduit ici d?après la deuxième édition de 1988 qui intègre les discussions qu?il a suscitées. L?investigation se déploie selon quatre axes : 1. Une critique de la catégorie de "sécularisation" mise en vogue par Eric Voegelin, Karl Löwith ou Carl Schmitt. 2. Une analyse du rôle de l? "absolutisme théologique" de la fin du Moyen-Âge : ou comment la radicalisation de la transcendance divine conduit à la découverte de l?absolu immanent. 3. Une histoire de la curiosité à l?égard des secrets de la nature. 4. L?examen de deux auteurs illustrant "deux manières de rapporter au seuil d?une époque" : Nicolas de Cues, avant Copernic, et Giordano Bruno, après Copernic. Foisonnant, subtil, imaginatif : un ouvrage à lire !
Résumé : "Dans les cavernes qui ont été ses premiers abris, l'homme dessine sur les parois les objets de son désir et de sa lutte pour la vie. Le concept surgit dans la vie d'êtres qui sont chasseurs et nomades. Sans doute peut-on montrer le plus clairement ce dont un concept est capable lorsque l'on songe à la fabrication d'un piège : il est en tous points conçu en fonction de l'aspect, des mesures, du comportement et de la démarche d'un objet qui est seulement espéré, qui n'est pas présent et qu'il faut d'abord amener à être capturé et appréhendé. Cet objet est à son tour lié à des besoins qui ne sont pas ceux du jour même, qui ont donc une dimension temporelle. Une théorie anthropologique du concept est un réquisit urgent, car elle seule permet de prendre en compte sur un mode fonctionnel aussi bien la performance d'un concept que son déficit face à des exigences qui ne procèdent pas d'une forme de vie nomade, mais présupposent le loisir du sédentarisme. Car l'état de choses étonnant est que, certes, le concept est un produit de la vie des chasseurs et des nomades, mais la théorie, qui semble le condensé de ce que permettent de réaliser les concepts, a pour condition la sédentarité urbaine et la division du travail. "
Peu après la publication de son étude monumentale sur la Légitimité des Temps modernes, en 1966, Hans Blumenberg s'est lancé dans l'élaboration d'une philosophie du mythe qui a donné lieu à deux grands livres, en 1979 et en 1989, et dont cet ouvrage constitue une présentation d'ensemble. S'il rejette le rêve romantique d'un retour au monde enchanté de la mythologie antique, Blumenberg se refuse àconsidérer le mythe comme un phénomène archaïque, relégué aux oubliettes de l'histoire. Il garde le pouvoir de nous affecter encore. Il continue de vivre dans la littérature et dans l'art, mais aussi dans le savoir. Freud n'en reprend-il pas la forme?C'est que sa fonction est intacte. Loin de représenter une forme déficiente de rationalité, la prolifération extravagante des images mythiques et la mise en récit des conflits souvent dérisoires entre divinités constituent une stratégie efficace pour permettre à une existence humaine fragile de s'émanciperdes contraintes pesantes de sa condition. "Le mythe ne tend pas vers l'absolu, mais plutôt dans ladirection opposée aux catégories qui déterminent la religion et la métaphysique." Son manque de sérieux constitutif lui permet de contourner l'abîme des interrogations métaphysiques. Nietzsche sera parmi les premiers à discerner ce potentiel antithéologique.L'immense savoir historique de Blumenberg fait de ce résumé de sa philosophie du mythe une traversée du panthéon de la culture occidentale, de Platon et Epicure à André Gicle, en passant par Casanova et Schelling.
Blumenberg Hans ; Schlegel Jean-Louis ; Monod Jean
L?idée de « réalité », le partage entre le possible et le réel, nous semblent des données évidentes de notre relation au monde, et nous comprenons immédiatement ce que veut dire un romancier lorsqu?il parle de son ambition de « dévoiler une dimension du réel » ou lorsqu?un homme politique accuse son concurrent d?« irréalisme ».Pourtant de telles expressions renvoient à un concept de réalité historiquement déterminé; dans le premier cas, le roman apparaît comme une forme esthétique qui assigne à la fiction des ambitions qui n?auraient eu aucun sens dans le cadre de la vision antique de l?art comme « imitation » ou dans la pratique de l?épopée; dans le second cas, la politique moderne est l?héritière d?une volonté de « réalisme » que l?on peut faire remonter à Machiavel, qui s?oppose moins à l?« utopie » au sens moderne qu?à un certain idéalisme platonicien. C?est dire que le concept de réalité, et son emploi dans les champs artistique et politique, ont une histoire, mais une histoire difficile à saisir, parce qu?elle se situe à l?arrière-plan des ?uvres et de la conscience des auteurs. Dans les deux articles ici réunis, Hans Blumenberg s?attache ainsi à dégager une typologie des grands « concepts de réalité » qui se sont succédé et parfois superposé dans l?histoire occidentale, afin de comprendre aussi bien la place fondamentale du roman dans la conscience moderne que les liens entre une rhétorique du « réalisme » et une politique de la puissance. Préface de Jean-Claude Monod.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.