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L'Imitation de la nature et autres essais esthétiques
Blumenberg Hans ; Buhot de Launay Marc ; Kalinowsk
HERMANN
31,40 €
Épuisé
EAN :9782705668822
Extrait de l'introduction Il y a plus d'un monde - voilà une formule qui, dès Fontenelle, a stimulé les Lumières. Avant même le recours à des modèles cosmogoniques, elle est apparue comme la manière la plus puissante de contredire la métaphysique théologique, qui, contrainte de déduire l'unité du monde de la notion de Création, pouvait alors se réclamer de Platon et d'Aristote, parce qu'ils avaient vu et combattu dans la démultiplication du cosmos, chez Démocrite, une destruction de la raison universelle. Lorsque, par son coup de génie précoce, l'idée d'une «histoire naturelle du ciel», Kant rétablit l'unité de l'univers, il forge également, à titre de compromis, l'expression «monde de mondes». Nous vivons dans plus d'un monde est la devise de découvertes qui ont produit le choc philosophique de ce siècle. On peut la lire comme une métaphore absolue des difficultés que nous rencontrons de plus en plus pour rattacher à la réalité quotidienne de notre expérience et de nos capacités de compréhension ce qui se «réalise» dans les régions devenues autonomes de la science, des arts, de la technique, de l'économie, de la politique, du système éducatif et des institutions confessionnelles, et qui est «offert» à un sujet à la fois pris dans un monde vécu et limité par la durée d'une vie pour lui permettre de saisir, tout simplement, dans quelle mesure il «en fait partie», d'emblée et absolument.
Philosophe étonnant, déroutant, anti-systématique, Hans Blumenberg est l auteur d une uvre immense. Cet ouvrage en restitue l une des principales lignes directrices: la « métaphorologie », où l image se montre comme la racine de toute pensée conceptuelle. L étude porte ici sur le « naufrage » comme métaphore de l existence humaine, de ses périls, de ses limites. Naufrage qui ne prend son sens qu au regard d un spectateur, fasciné ou contemplatif, distancié ou impliqué, dans le spectacle de la faillite des aventures humaines, du désordre de l Histoire. Une image très simple que celle du naufrage. Blumenberg, à sa manière inimitable, en déploie toute la richesse, convoquant ceux qui l ont travaillée, déplacée, retournée. De Lucrèce à Nietzsche, en passant par Voltaire, Goethe et d autres, il nous invite à une véritable traversée du sens.
A une époque où, dans le monde entier, des dizaines de milliers de personnes peuvent écouter, sous les formes les plus diverses et dans les conditions les plus extravagantes, La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach, Blumenberg s'interroge sur ce que peut entendre et comprendre l'auditeur contemporain. Deux cent cinquante ans seulement se sont écoulés depuis la création de ce chef-d'oeuvre, et pourtant le monde a profondément changé. Mais en dehors des considérations techniques, au sens large du terme, se pose la difficulté de comprendre la Passion du Christ, la passion du Dieu de Jean-Sébastien Bach, le Dieu d'Augustin et de Martin Luther King. Appliquant les catégories de la phénoménologie, convoquant également la théologie, la psychanalyse et l'herméneutique, Blumenberg confronte les Evangiles, le livret de l'oeuvre de Bach et les textes de la tradition théologique pour mesurer la distance qui sépare l'auditeur d'aujourd'hui de la "communauté" pour laquelle Bach composait.
De 1985 à 1990, le philosophe Hans Blumenberg a fait paraître dans le feuilleton littéraire de la Frank/urter Allgemeine Zeitung une série de billets, d'une très grande ironie et magnifiquement ciselés, constituant le cour de ces Concepts en histoires qui s'ouvrent sur un souvenir d'enfance en forme de métaphore. Tout comme le motif apparaissait lentement sur le papier trempé au bain du révélateur, quand le jeune flans assistait son père, photographe amateur, le concept surgit des histoires et des anecdotes que Blumenberg glane au gré de ses déambulations dans le livre de la vie. Ces instantanés au quotidien, qui accompagnent une ouvre philosophique aussi exigeante qu'inclassable, en font ainsi l'un des tout premiers prosateurs du second XXe siècle allemand, aux côtés, par exemple, d'un W. G. Sebald, avec qui il partage, outre le goût pour les chambres noires, le sentiment que les mots ont une histoire à laquelle adhèrent inévitablement celle de leurs emplois les plus terrifiants par l'idéologie et la méthode méticuleuse de reconstruction d'une mémoire, face aux maquillages qui ont cherché à effacer, en Allemagne précisément, les traces nazies de cette histoire.
Peu après la publication de son étude monumentale sur la Légitimité des Temps modernes, en 1966, Hans Blumenberg s'est lancé dans l'élaboration d'une philosophie du mythe qui a donné lieu à deux grands livres, en 1979 et en 1989, et dont cet ouvrage constitue une présentation d'ensemble. S'il rejette le rêve romantique d'un retour au monde enchanté de la mythologie antique, Blumenberg se refuse àconsidérer le mythe comme un phénomène archaïque, relégué aux oubliettes de l'histoire. Il garde le pouvoir de nous affecter encore. Il continue de vivre dans la littérature et dans l'art, mais aussi dans le savoir. Freud n'en reprend-il pas la forme?C'est que sa fonction est intacte. Loin de représenter une forme déficiente de rationalité, la prolifération extravagante des images mythiques et la mise en récit des conflits souvent dérisoires entre divinités constituent une stratégie efficace pour permettre à une existence humaine fragile de s'émanciperdes contraintes pesantes de sa condition. "Le mythe ne tend pas vers l'absolu, mais plutôt dans ladirection opposée aux catégories qui déterminent la religion et la métaphysique." Son manque de sérieux constitutif lui permet de contourner l'abîme des interrogations métaphysiques. Nietzsche sera parmi les premiers à discerner ce potentiel antithéologique.L'immense savoir historique de Blumenberg fait de ce résumé de sa philosophie du mythe une traversée du panthéon de la culture occidentale, de Platon et Epicure à André Gicle, en passant par Casanova et Schelling.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.