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RAISON ET DISCOURS
BLANCHE
VRIN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782711600748
Raison et discours s'inscrit dans la continuité du projet initié par l'ouvrage publié un an auparavant sous le titre de Structures intellectuelles. Réfléchissant sur la portée de son hexagone logique, dont il vient d'exposer la théorie, Robert Blanché prétend y trouver une preuve en faveur d'une logique développée par réflexion sur les opérations même de la raison, qu'il oppose à une logique obtenue par analyse des résultats de ces opérations dans le discours. Il s'efforce par là de justifier la légitimité d'une approche réflexive ou philosophique des activités logiques de l'esprit, logique réflexive que les philosophes, abandonnant la logique aux mathématiciens comme une spécialité curieuse, semblaient alors délaisser. La réflexion sur la logique opératoire ne condamne nullement à tomber dans le psychologisme : il ne s'agit aucunement ici de décrire des processus mentaux, mais bien d'expliciter et d'étudier, dans ses diverses applications, une structure objective et intemporelle. Bien plus qu'un compromis entre logique formelle et pensée modale, le projet de Robert Blanché vise une articulation efficace de la philosophie et des mathématiques.
Après "Dans mon coeur chantent les étoiles, retrouvez Alice, Héléna, Lucie, Denise et toute la joyeuse bande du chemin des bleuets. Des gens (extra)ordinaires en pagaille, un bar à sauver, des histoires d'amour comme s'il en pleuvait et bien sûr, tout ce qui était prévu et qui n'arrivera pas ! "Nos vies en Rose" raconte nos rêves, nos quêtes de sens. Un romans qui célèbre la magie de la solidarité et le pouvoir de l'amour.
Ouvre posthume d'un logicien humaniste, cette étude se présente avant tout comme un bilan analytique, tout en s'alimentant à l'expérience personnelle de l'auteur. Robert Blanché pose d'abord un problème de recensement et de classement. L'esthétique n'est pas plus la science exclusive du beau que la zoologie n'est la science exclusive du cheval : le sublime, le gracieux, le poétique, d'autres catégories encore l'encadrent et forment système avec lui, s'organisant en couples antithétiques, en triades, à la limite en rosaces (classique, romantique) intercalées l'une dans l'autre. Revenant sur les catégories majeures, Blanché les considère ensuite une à une, chacune ayant sa problèmatique propre. Le beau, défini avant tout par la netteté d'une forme, maîtrise (quand il s'y allie) la dimension de l'affectif et du " voluptuaire ". A l'inverse, le poétique n'a ni forme géométrique, ni lisibilité immédiate et synoptique. Sa forme (son anti-forme) est le vague, le vaporeux. Son lieu d'élection est le temps. Vient ensuite le decrescendo qui nous conduit du sublime, dont Blanché rappelle l'essence paradoxale, à la grâce, catégorie de l'aisance irénique, puis au joli, où la dimension voluptuaire, le chatouillement des sens, prend toute la place, côtoyant à sa limite inférieure la sensibilité protopathique. Blanché s'interroge enfin sur le rapport entre style et catégorie. Un style est un fait historique, localisé et daté ; une catégorie, au contraire, est un mode permanent d'appréciation esthétique.
Dans Structures intellectuelles, ouvrage paru en 1966, Robert Blanché expose une théorie de l'hexagone logique qui se veut une généralisation du carré d'Apulée. Explorant les multiples illustrations dont son hexagone est susceptible, il l'applique avec succès à la logique modale d'Aristote, et ébauche par là une conciliation avec les nouvelles logiques. Robert Blanché fut en effet l'un des premiers universitaires de son temps à s'intéresser aux philosophes contemporains anglo-saxons et à les faire connaître au public étudiant français. Les auteurs des nouvelles logiques les présentent d'ordinaire comme des logiques alternatives, susceptibles de remplacer avantageusement des logiques traditionnelles. Soulevant des questions cruciales sur le statut des nouvelles logiques - Ne sont-elles qu'autant d'aberrations par rapport à la logique absolue et universelle ? Ou bien leur apparition marque-t-elle un assouplissement et un enrichissement de notre équipement intellectuel ? La raison est-elle assujettie à la Logique au singulier, ou bien a-t-elle la liberté de choisir entre plusieurs et d'en construire à sa guise ? - Robert Blanché s'efforce d'y apporter une réponse originale, permettant ainsi à la pensée logique de retrouver, à sa source même, une certaine unité.
« On voit quelles attitudes philosophiques l'axiomatique contrarie, quelles elle favorise. Elle répugne à un dogmatisme de la synthèse, au rêve d'un point de départ absolu qui assurerait à la déduction une sécurité définitive. C'est à la totalité de la science qu'elle étend maintenant la forme hypothético-déductive. Comme la méthode expérimentale avait discrédité l'espoir cartésien d'une physique démonstrative, aujourd'hui le logicisme, l'idée d'une science rationnelle qui ne présupposerait plus rien, se voit démenti par la régression axiomatique qui, si loin qu'elle pousse, trouve toujours devant soi un antérieur non assimilé. Mais pas plus qu'ils ne s'imposent par une évidence intrinsèque, pas davantage les axiomes ne résultent de décrets arbitraires. » (Robert Blanché)
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.