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COLLOQUE MALLARME
BILOUS D
NOESIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782914645904
En des temps où se célébrait un peu partout un Mallarmé-tel-qu'en-lui-même-enfin..., l'idée d'un Mallarmé " tel qu'en les autres aussi... " a paru s'imposer. Le sort (fortuna) d'un écrivain majeur est peut-être de donner sa chance à l'avenir, en le dotant d'un capital qu'il appartient à d'autres d'exploiter, d'augmenter ou de brûler. Pour désigner " l'après " d'une œuvre, ce vieux mot de fortune est peut-être le moins calamiteux, malgré (?) ses connotations économistes. Il suffit, pour le comprendre, de lui comparer " influence ", " héritage ", " école ", " filiation " ou encore " postérité ". Loin des affaires de famille mais près des œuvres, l'on s'est proposé, au Colloque de Tournon (24-27 octobre 1998) d'interroger les théories et les pratiques de ceux qui, lisant Mallarmé, en ont tiré quelque profit ou conséquence dans leur travail, des voies nouvelles que l'on se devait d'explorer tant sur le front de l'écriture, poétique, romanesque, critique ou mixte, que du côté d'autres arts (musique, peinture). Le Colloque a réuni des chercheurs, théoriciens, écrivains, venus d'horizons multiples : Thierry Alcoloumbre, Michel Beyrand, Marcel Bénabou, Jany Berretti, Nicole Biagioli, Daniel Bilous, Jean-Pierre Bobillot, Eric Clemens, Didier Coste, Pascal Durand, Vincent Kaufmann, Mireille Ribière, Jean Ricardou, Léon Robel et Bernardo Schiavetta. Plus que de commémorer un écrivain qui disait " n'existe[r], et si peu, que sur du papier, préférablement blanc ", il s'est agi, pour ceux-là, de prolonger sa réflexion et son travail, sans se dissimuler le caractère inexorablement inachevé de l'entreprise. Au reste, pour laisser au poète l'avant-dernier mot, " un livre ne commence ni ne finit. Tout au plus fait-il semblant ". Daniel Bilous
Résumé : Ce colloque international réunit écrivains, chercheurs, enseignants, tous animateurs d'ateliers, pour faire le point et témoigner de ce qui se fait en France mais aussi ailleurs en matière d'ateliers d'écriture littéraire (Algérie, Brésil, Etats-Unis, Italie, Liban, Pologne, Québec). Sont publiés leurs communications (suivies de discussions) et les comptes rendus des ateliers d'écriture qu'ils ont animés tout au long du colloque. L'accent est mis sur les questions théoriques et sur les renouvellements créatifs permis, à tous les niveaux, par ces pratiques d'écriture artistique, en ce qui concerne l'approche des textes objets d'art, la didactique de la littérature, le rapport au langage, à soi et aux autres. On peut voir la diversité des voies empruntées par une démarche de plus en plus reconnue grâce aux luttes obstinées menées par ses défricheurs depuis plus de quarante ans (y prennent part Anne Roche, les représentants d'Elizabeth Bing, le GFEN, l'Oulipo, Claudette Oriol-Boyer pour la France, Cole Swensen pour les Etats-Unis) puis par leurs successeurs (y participent les directrices de deux colloques universitaires récents, sur des sujets apparentés : Carole Bisenius-Penin, colloque 50 ans d'Oulipo, mai 2010, universités de Paris 4/Metz, et Violaine Houdart-Mérot, colloque Pratiques d'écriture littéraire à l'université, décembre 2010, université de Cergy-Pontoise). Ce colloque de Cerisy, qui a eu lieu en juillet 2011, s'inscrit dans la suite de deux autres, organisés également à Cerisy, par Claudette Oriol-Boyer : celui de 1983, le premier jamais consacré aux ateliers d'écriture, et celui de 1988, centré sur La réécriture, enjeu majeur de ces pratiques.
Résumé : Conçue en 1847 aux Etats-Unis, la devinette est notoire : un poulet est au bord d'une route, qu'il traverse. Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?? Pour aller de l'autre côté? ! La réponse fut un jour assignée à René Descartes, en suscitant d'autres, attribuées à Platon, Aristote, Darwin, Marx, Freud et une foule d'autres penseurs, savants, célébrités, voire personnages fictifs, la supposition d'auteur ajoutant expressément une dimension, l'imitation du style de chacun. Or, sauf pour de brefs mots d'auteurs, peu d'artistes du langage s'étaient vus proposer cette énigme. Pour enrichir les Belles-Lettres d'un chapitre inédit, il fallait donc changer d'échelle, inventer des textes. Dans une sorte de kaléidoscope du style, le pasticheur fait ici répondre - quelques lignes, plusieurs pages - cinquante écrivains français (de François Villon à l'Oulipo), deux étrangers et quinze voix non livresques.
En 1962 Sergueï Dovlatov prend ses fonctions de garde dans le camp à régime spécial d'Oust-Vymsk, au Kazakhstan, un camp de prisonniers de droit commun. Dans une atmosphère multiethnique où les rôles principaux se redistribuent entre simples soldats, gradés et prisonniers en tout genre, l'auteur relate les événements qui accompagnent la vie du camp, sous la forme d'épisodes singuliers. La Zone est un témoignage romancé du monde concentrationnaire, de son langage et de ses lois propres. Tout en maniant l'ironie, qui caractérisera son style dans ses écrits postérieurs, Dovlatov relate la violence et l'amour, l'absurdité et la loi, dans un univers où la parole, à l'instar de la langue littéraire, demeure peut-être l'unique moyen de transformer la réalité du camp. La Zone est le premier livre de Dovlatov, qui tentera vainement de le faire publier en URSS et qui devra attendre d'émigrer aux Etats-Unis pour le voir édité en 1982. Il décide alors de jalonner son texte de "Lettres à l'éditeur" pour expliquer clairement sa vision des camps et défendre la singularité de son point de vue.
Le 400 000e habitant de Tallinn vient de naître ! " proclame l'article de Sergueï Dovlatov, mais derrière cet entrefilet faussement enthousiaste, se cache une histoire absurde et cocasse. L'auteur raconte ainsi les coulisses de douze articles publiés dans des journaux estoniens de langue russe. Ces récits témoignent du bras de fer permanent auquel le journaliste doit se livrer face à la censure soviétique. Avec tendresse et son inégalable goût pour l'ironie, Dovlatov nous emmène derrière la façade idéologique, dans les tragi-comédies du quotidien. Ceux qui se laissent encore et malgré tout guider par l'amour de la littérature et de la vérité y survivent comme ils peuvent face aux injonctions du Parti. Certains ploient, d'autres se rebellent, la plupart s'abîment dans la vodka.
Fatema Hal. Après avoir étudié la littérature arabe et l'ethnologie, elle ouvre son restaurant, le Mansouria (Paris - XIe) en 1984. Elle s'attache aujourd'hui à transmettre les richesses de la cuisine marocaine dont elle est l'une des grandes spécialistes en France. Elle est également l'auteur de: Les saveurs et les gestes, Le livre du couscous et Le grand livre de la cuisine marocaine.Erick Bonnier. Passionné par le monde arabe, il parcourt depuis plus de quinze ans des pays tels que l'Irak, la Syrie ou la Libye. Ses photos donnent lieu à de nombreuses expositions. Il a par ailleurs publié Souks et La cuisine des souks.
Formules, dont Le Monde avait écrit qu'il était " urgent de se reporter à l'éditorial du premier numéro ", est devenue au fil des ans " LA revue des littératures à contraintes " (France Culture, Les Jeudis Littéraires). ArtPress a mis en relief qu'elle " réexamine le statut des littératures à contraintes, le défi qu'elles jettent au jugement esthétique " et La Quinzaine Littéraire a loué son " exceptionnelle puissance créatrice ". Quelques livres récents en parlent avec faveur : Le Dictionnaire de la Contestation au XXe siècle (Larousse) ou Salut les Anciens, Salut les Modernes de Christian Prigent (P.O.L), et d'autres s'en offusquent : le Dictionnaire de la poésie française de Jacques Charpentreau (Fayard) ou Célébration de la Poésie de Henri Meschonnic (Verdier). Formules. au début de sa deuxième décennie, adopte une nouvelle devise. S'occupant toujours de contraintes. mais aussi de programmes, comme dans sa dernière livraison sur le numérique, ou de procédés comme dans ce numéro sur le surréalisme, la revue continuera à explorer les " créations formelles ". toutes les créations formelles. bien au delà de la seule littérature. dans les domaines de l'art et de la réflexion esthétique.