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Le kaléidostyloscope ou pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? Pastiches
Bilous Daniel
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336434216
Conçue en 1847 aux Etats-Unis, la devinette est notoire : un poulet est au bord d'une route, qu'il traverse. Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?? Pour aller de l'autre côté? ! La réponse fut un jour assignée à René Descartes, en suscitant d'autres, attribuées à Platon, Aristote, Darwin, Marx, Freud et une foule d'autres penseurs, savants, célébrités, voire personnages fictifs, la supposition d'auteur ajoutant expressément une dimension, l'imitation du style de chacun. Or, sauf pour de brefs mots d'auteurs, peu d'artistes du langage s'étaient vus proposer cette énigme. Pour enrichir les Belles-Lettres d'un chapitre inédit, il fallait donc changer d'échelle, inventer des textes. Dans une sorte de kaléidoscope du style, le pasticheur fait ici répondre - quelques lignes, plusieurs pages - cinquante écrivains français (de François Villon à l'Oulipo), deux étrangers et quinze voix non livresques.
Résumé : Imaginez un roman dont le personnage principal serait le Père-Forêt, l'esprit de la nature qui engendra les hommes, un être immortel, cruel, généreux, mais désemparé face à ses enfants humains. L'arbre, comme père et mère d'une humanité qui n'a pas été créée par Dieu et qui ne cesse de se débattre dans les souffrances du siècle dernier : la Révolution, la famine, les camps allemands et les camps soviétiques, le Mal absolu d'une science devenue folle. C'est cette parabole de l'homme, enfant prodigue de la nature, que nous propose Anatoli Kim, l'un des écrivains les plus originaux de la littérature russe, dans ce livre étrange et fascinant. Touffu, inextricable comme les forêts de Sibérie.
En des temps où se célébrait un peu partout un Mallarmé-tel-qu'en-lui-même-enfin..., l'idée d'un Mallarmé " tel qu'en les autres aussi... " a paru s'imposer. Le sort (fortuna) d'un écrivain majeur est peut-être de donner sa chance à l'avenir, en le dotant d'un capital qu'il appartient à d'autres d'exploiter, d'augmenter ou de brûler. Pour désigner " l'après " d'une œuvre, ce vieux mot de fortune est peut-être le moins calamiteux, malgré (?) ses connotations économistes. Il suffit, pour le comprendre, de lui comparer " influence ", " héritage ", " école ", " filiation " ou encore " postérité ". Loin des affaires de famille mais près des œuvres, l'on s'est proposé, au Colloque de Tournon (24-27 octobre 1998) d'interroger les théories et les pratiques de ceux qui, lisant Mallarmé, en ont tiré quelque profit ou conséquence dans leur travail, des voies nouvelles que l'on se devait d'explorer tant sur le front de l'écriture, poétique, romanesque, critique ou mixte, que du côté d'autres arts (musique, peinture). Le Colloque a réuni des chercheurs, théoriciens, écrivains, venus d'horizons multiples : Thierry Alcoloumbre, Michel Beyrand, Marcel Bénabou, Jany Berretti, Nicole Biagioli, Daniel Bilous, Jean-Pierre Bobillot, Eric Clemens, Didier Coste, Pascal Durand, Vincent Kaufmann, Mireille Ribière, Jean Ricardou, Léon Robel et Bernardo Schiavetta. Plus que de commémorer un écrivain qui disait " n'existe[r], et si peu, que sur du papier, préférablement blanc ", il s'est agi, pour ceux-là, de prolonger sa réflexion et son travail, sans se dissimuler le caractère inexorablement inachevé de l'entreprise. Au reste, pour laisser au poète l'avant-dernier mot, " un livre ne commence ni ne finit. Tout au plus fait-il semblant ". Daniel Bilous
Zeytounian-Beloüs Christine ; Slavnikova Olga ; He
La poésie russe connaît depuis quelques années un essor spectaculaire. Une nouvelle génération émerge, pour laquelle la période soviétique relève des souvenirs d'enfance, même si elle reste assez souvent une source d'inspiration. Cette anthologie rassemble une cinquantaine de poètes, tous lauréats ou finalistes du prix "Début", créé en 2000 par une fondation privée, qui a permis de découvrir et de promouvoir nombre de jeunes talents, choisis par un jury prestigieux parmi plusieurs dizaines de milliers de manuscrits affluant de tous les coins - parfois fort reculés - de Russie et d'ailleurs (le prix a notamment récompensé des poètes russophones d'Ukraine et du Kazakhstan). Aujourd'hui, les plus âgés viennent seulement d'atteindre la quarantaine, et ce sont des auteurs désormais reconnus dont beaucoup ont déjà publié plusieurs recueils et reçu d'autres prix littéraires. Leurs styles sont extrêmement variés et vont du minimalisme au baroque, en passant par l'ironie, l'absurde et le slam ; certains honorent la prosodie classique, d'autres jouent avec les formes et les sons, optent pour le vers libre ou la prose poétique, mais toutes ces voix nouvelles, différentes et originales, témoignent de la vitalité sans cesse renouvelée de la poésie russe, qui a toujours été le nerf et le coeur de toute la culture d'un pays où les mots, dans leur splendeur ou leur dénuement, continueront encore longtemps à l'emporter sur les choses.
Résumé : Witold Gombrowicz, Czeslaw Milosz et Gustaw Herling, trois écrivains polonais majeurs du xxe siècle, ont cherché à transcender par leurs oeuvres l'exil géopolitique imposé par l'histoire. Que ce soit sous la forme d'une réunion des contraires étendant le périmètre de la contrée natale à l'univers entier, à travers l'idée d'un "noyau inentamable" en l'homme, ou bien par le moyen d'une "déviation" systématique des codes établis, ces trois projets littéraires explorent le lien entre condition d'exilé et modernité.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.