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Deux oranges pour le fils d'Alexandre Lévy
Bielski Nella
MERCURE DE FRAN
7,90 €
Épuisé
EAN :9782715211698
J'aimais Paul, quand j'avais vingt ans. C'est ce qui, plus que les piqûres, me permit de tenir tête aux interrogatoires des séides du Parti, place du Manège, après qu'en réunion des komsomols j'eus pris la défense d'Alexandre Lévy, mon camarade de Faculté, qui s'était inventé de toutes pièces une épouse et un fils. Alexandre Lévy ne faisait de mal à personne, ses imaginations l'aidaient à vivre, c'est tout, et la déception que je ressentis de ne plus pouvoir lui remettre pour son fils David les deux oranges que j'avais apportées à son intention dans mon cartable n'était rien en comparaison de ce qu'Alexandre Lévy devait souffrir pour s'inventer, jusqu'à ce point, un monde supportable. Il était juif, et moi je ne l'étais pas. Il savait déjà, sur ce qui se passait chez nous, mille choses que je n'appris que plus tard. Il était plus désespéré que moi, il avait de quoi l'être, il était bien plus intègre que moi, peut-être. Je ne m'énonçai pas tout cela pendant la réunion des komsomols, rien en moi n'était conscient, je fus portée par une violence qui me venait de très loin, la même qui quinze années plus tard allait m'inciter à faire la valise de Paul, un soir d'octobre".
Résumé : " C'est dans une nuit comme celle-là, où l'on se sent comme un radeau perdu au large d'un océan, que j'ai pu aller à ta rencontre, que j'effeuillais tes Élégies, Rainer, que je piétinais dans ton Weltinnenraum. Parfois, je pleurais comme toi, comme cela t'arrivait de pleurer, le visage pris entre les mains. Et c'était pour moi comme un dénouement, comme un fruit qui tombe. Ne disais-tu pas que les pleurs sont les frères cadets de la joie, mais inversés, comme penchés ? " Cet ouvrage est le " récit d'une expérience en Rilke " autant qu'il est un essai sur l'?uvre et la personnalité du grand poète de langue allemande, c'est une étude brillante autant qu'un hymne vibrant de passion. C'est un livre, unique en son genre, de critique amoureuse - où Nella Bielski se montre l'égale de ses s?urs spirituelles Tsvetaeva, Lou Andreas-Salomé...
1942: la barbarie nazie est à l'?uvre en Europe. L'Allemagne a quasiment défait tout le continent et menace la Russie. Dans Paris occupé. Karl Bazinger, officier de la Wehrmacht, réalise qu'il ne peut plus ignorer ce qu'est cette guerre. Aventurier, voyageur, parfait gentleman, Karl a jusqu'alors toujours privilégié la vie à la politique mais désormais il s'interroge sur le régime qu'il sert. En Allemagne, son ami de la Luftwaffe, Hans Bielenberg, a trouvé la réponse dont il sait avec certitude qu'elle le conduira à la mort. A Kiev, la doctoresse et guérisseuse Katia Zvesdny prend soin de ce qui reste de sa famille, décimée à la fois par le goulag et le massacre de babi Yar. Dans un style lumineux et sur le ton de l'élégie, Nella Bielski entremêle, dans ce roman très russe, les destins de vies prises dans les soubresauts de l'Histoire.
Comment organiser une soirée dans un petit appartement ? Telle était la question que se posait Kurt Gainsbarre, ce jeune toulousain fraichement débarqué à Bordeaux, avec sa petite amie, pour s'installer rue du Parlement Sainte Catherine. Mais suite à sa rupture à la terrible rupture d'avec sa brune sculpturale, la divine question continua à se poser, mais cette fois, de façon plus intense. Recevoir vingt personnes ou plus, dans un petit espace, sans que cela ne dégénère ? Cette question, se l'était-il assez bien posé pour imaginer les évènements graves qui allaient se produire ? Sa rencontre avec un certain Pascal Bielskis allait-elle lui éviter le pire ? A savoir, sa mise sous emprise d'un étrange personnage, venu de contrées lointaines pour lui faire découvrir, à la fois, un nouvel art de vivre, mais surtout, la substance mystérieuse qui bouleversera les moeurs du protagoniste de ce récit lunaire.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...