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Art et sciences. Approches sémiotiques et philosophiques des images
Beyaert-Geslin Anne ; Dondero Maria Giulia
PULG
35,00 €
Épuisé
EAN :9782875620392
Les images artistiques et scientifiques se ressemblent en de nombreux points parce qu'elles questionnent les formes et les instruments de la créativité, prennent position devant la tradition et visent la découverte. Cet ouvrage s'appuie sur la sémiotique et la philosophie pour dépasser les distinctions sommaires et affiner la comparaison. Il s'attache à quelques cas exemplaires d'images qui mettent en crise les distinctions commodes. Il leur offre un espace de transformation permettant de passer d'un monde à l'autre, ce qui permet d'apercevoir les modifications superficielles qu'implique le déplacement du sens mais aussi les obstacles qui les empêchent. Une première partie envisage l'importation des modèles et pratiques scientifiques par l'art. Déplaçant le point de vue, la seconde aborde l'esthétisation et le devenir artistique de l'image scientifique. L'observation de ces passages permet d'interroger les conditions de l'interprétation des images, c'est-à-dire les instruments théoriques et épistémologiques qui autorisent l'interrogation mutuelle. On découvre ainsi comment arts et sciences ne cessent de dialoguer au travers de leurs images, de s'interpeller mutuellement, d'interroger réciproquement leur rapport à la connaissance en réexaminant continument leurs différences. L'emprunt mutuel des modèles et procédures artistiques et scientifiques procède d'une démarche épistémique et introduit une possibilité de distanciation, une plasticité vis-à-vis du croire. Il permet d'interroger les paramètres d'évaluation de la découverte et de réexaminer le rapport à la connaissance de chacun des domaines.
Il suffit d'une odeur pour ressusciter parfois de façon soudaine des souvenirs très anciens que l'on croyait perdus. En référence à la description que Marcel Proust donne des souvenirs qu'évoquait chez lui le parfum des madeleines trempées dans le thé, les psychologues ont donné à ce phénomène de mémoire olfactive le nom de " Syndrome de Proust ". Mes travaux font appel à différents supports : édition, photo, sculpture, vidéo et installation mais tous ont un point commun : la parole. Parce que les mots sont des générateurs d'énergie. L'ouverture du langage sur la culture, les idées et les sentiments collectifs mènent à voir dans les signes du langage des outils pour s'exprimer et pour communiquer, pour révéler la vérité et pour mentir, pour séduire et pour insulter, pour convaincre et pour égarer. Ces mots, nous croyons nous en servir, alors que ce sont eux qui nous entraînent. "
Objet d'études très diverses, le portrait est ici abordé sous un angle original, celui de la sémiotique. L'ouvrage reconstitue les règles fondamentales du genre, les méthodes de la signification qui dépassent la diversité des supports, des époques et des styles. La sémiotique dialogue ici avec la philosophie, les sciences de l'information et de la communication et les théories de l'art, notamment, pour saisir un double mouvement d'extraction par lequel le monde se transforme en un fond tandis que le visage devient une figure offerte à l'observation. Cinq approches sont successivement adoptées : la figuralité, la figurativité, la présence, l'énonciation et la réflexivité. Chacune débouche sur une analyse de corpus contemporains : des portraits d'adolescents, des photos de presse et de paparazzi, des portraits électoraux et des photos officielles, des autoportraits peints et des selfies. Le genre du portrait est donc envisagé dans ses formes les plus actuelles et rapporté à diverses pratiques sociales. Au-delà des lieux communs (les questions de ressemblance, de présence...), l'ouvrage permet de faire dialoguer les deux principaux supports du portrait - la peinture et la photographie - en distinguant leurs effets de sens et leurs contributions à l'effet de vie. Car derrière la mise en place d'un protocole d'extraction, ce qui est en jeu dans le portrait, c'est la possibilité de prêter vie à ce qui n'est après tout qu'une figure de papier.
L'Institut royal pour sourds et aveugles (IRSA) a été fondé en 1835 par les Soeurs de la Charité de Jésus et de Marie. Tout au long de ses 175 années d'existence, l'IRSA a offert aux enfants atteints de troubles de la vue, de l'ouïe, du langage ou instrumentaux un cadre de vie et un accès à l'éducation, bien avant que l'enseignement spécialisé ne fasse l'objet d'une reconnaissance légale. L'institution a aussi veillé à l'intégration de la personne handicapée au sein de la société. Grâce à ses trois écoles, son Centre de services (CdS), son Centre pour handicapés sensoriels (CHS), ses services "Triangle" et la crèche "Le Petit Prince", l'IRSA propose aujourd'hui ses services et sa compétence à près de mille enfants et adultes souffrant d'un handicap sensoriel. Cet ouvrage propose une synthèse entre le travail scientifique mené par Constance Decock pour son master en histoire à l'UCL sous la supervision du professeur Guy Zelis et les apports et témoignages des acteurs de l'IRSA qui relatent leurs expériences et leurs perspectives d'avenir.
De nombreux types d'écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu'il s'agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d'écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d'un savoir peu accessible au travers des sources littéraires. S'inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d'un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s'efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l'utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L'ensemble s'articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
Pourquoi certaines cultures rejettent-elles la chair du porc ? Les Grecs se posaient déjà la question, qui n'a cessé de revenir au devant de la scène. Etudier le porc en Egypte ancienne est une manière de mettre cette problématique à l'épreuve. En effet, depuis que les Grecs s'y sont intéressés, l'Egypte pharaonique se retrouve dans ce débat anthropologique puisque le porc, dit-on, n'y aurait pas été vraiment en odeur de sainteté. Viande malsaine ? Animal infâme ? Bête "taboue" ? L'objet de ce livre est de comprendre ce discours et de voir sur quoi il se fonde, en offrant une approche historique et anthropologique du cochon en Egypte ancienne. Le portrait de l'animal au sein de la culture pharaonique émerge très contrasté d'une analyse qui permet de réfléchir à la genèse des interdits religieux, aux discours qui s'y rapportent et aux choix culturels et identitaires qu'ils véhiculent. Ce véritable "roman du cochon" entend ainsi contribuer à une anthropologie de l'alimentation, tout comme à une histoire des relations entre les hommes et les animaux.