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Dimanche et autres essais d'Edmond Bernhard
Smolders Olivier
YELLOW NOW
15,00 €
Épuisé
EAN :9782873405052
L'oeuvre d'Edmond Bernhard tient en une seule séance de cinéma, environ deux heures, essentiellement composée de cinq courts métrages majeurs, tous réalisés entre 1954 et 1972. Ensuite le cinéaste n'insista pas, tenant petit commerce de scapulaires et autres articles religieux tout en distillant son enseignement à l'Insas, grande école bruxelloise fondée en 1962, où sa pédagogie exigeante, inventive et malicieuse irrigua dans la discrétion le meilleur du cinéma belge francophone pendant au moins deux décennies. Etrange personnage en vérité, une énigme pour certains, une curiosité pour d'autres et, dans tous les cas, le lumineux hasard belge d'un cinéma possible, affranchi de toute soumission au théâtre ou au roman. Dandy aux cheveux verts, coauteur d'une Apologie du jazz, rétif à toute forme de notoriété et indifférent à sa propre postérité, il semblait s'être promis de n'être jamais assez rien du tout, ce qui reste le plus sûr moyen de gagner sa liberté. Son désastreux ratage social, chèrement acquis, durement conquis, fit de lui un observateur sardonique de son temps, un badaud sédentaire, presque immobile, un peu comme dans ses films où tout se déplace sans avoir l'air de bouger, imperceptiblement, de l'intérieur, par en dessous, par infiltration. Entre expérimentation autodidacte et plaisir de l'artisanat, Edmond Bernhard fut un cinéaste-alchimiste, un laborantin transfigurant le réel en objets poétiques et concrets. Si l'essai d'Olivier Smolders, qui fut par ailleurs son élève, propose une analyse érudite et minutieuse de chacun des films du cinéaste, il se double d'une vibrante enquête biographique,visant à éclairer le paradoxe " Edmond Bernhard ",tout en veillant scrupuleusement à ne jamais l'élucider totalement, pour mieux lui rendre hommage.
Olivier Smolders représente un des visages les plus novateurs et les plus cohérents du cinéma belge contemporain. Spécialiste du court-métrage, marqué par l'esprit de dérision comme par le goût du fantastique, Smolders est aussi, dans la grande tradition de Chris Marker, Godard ou Tarkovski, un véritable écrivain. Poursuivant sa réflexion sur les arts et le cinéma, Olivier Smolders rassemble dans cet essai un florilège de fragments et de notes de travail qui ont accompagné la réalisation de Voyage autour de ma chambre, un film qui interroge d'une façon poétique la difficulté de chacun à trouver sa juste place au sein du monde. Le plaisir d'écrire avec des images et des sons s'est donc doublé de celui qui consiste à déplier parallèlement le thème du voyage selon un rythme, une structure et une économie propres à l'espace littéraire. Chemin faisant, ce livre, abondamment illustré, emprunte de nombreux sentiers de traverse qui autorisent autant de lectures diagonales.
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.
Kemp Philip ; Alkofer Stéphanie ; Canal Denis-Arma
Résumé : Quel est le premier film parlant ? Comment se caractérise le néo-réalisme italien ? Comment les premiers effets spéciaux furent-ils réalisés ? Quelles oeuvres du XXIe siècle peuvent-elles être déjà considérées comme majeures ? Vingt-cinq historiens du cinéma, critiques, auteurs et enseignants ont participé à l'élaboration de cet ouvrage unique pour nous aider à mieux comprendre l'évolution du cinéma mondial, depuis ses balbutiements jusqu'aux dernières réalisations en 3D.
Le chef d'oeuvre incontesté Premier film à avoir fait connaître le nom de Miyazaki auprès d'un large public, Princesse Mononoke est l'un de ces films qui ont changé l'Histoire, en démontrant aux yeux de tous que les films d'animation n'étaient pas seulement destinés aux enfants. Après Mon Voisin Totoro et Le Voyage de Chihiro, c'est donc au tour de ce chef d'oeuvre mythique de rejoindre cette collection Ghibli, où vous pourrez découvrir les plus grandes oeuvres du studio initié par Miyazaki, via de splendides art books, des anime comics et également des pictures books disponibles dans la collection Glénat jeunesse.
Résumé : Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo déambulant sur les Champs-Elysées dans A bout de souffle, Jean-Pierre Léaud fuyant son enfance délinquante sur une plage de Normandie dans Les Quatre Cents Coups : autant d'images qui incarnent la mythologie de la Nouvelle Vague. La liberté scandaleuse de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme avait ouvert la voie en 1956. Entre 1959 et 1962, de jeunes cinéastes - François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer... - changent le visage du cinéma français. Ils imposent à l'écran, stylisés, des gestes, des attitudes, des apparences, des manières d'être, d'aimer, dans lesquels se reconnaissent d'emblée les spectateurs de leur génération. Mouvement de cinéma, mouvement de jeunesse : c'est ce moment unique de l'histoire culturelle française que retrace et analyse Antoine de Baecque.
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