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Graffitis Nelson
Berkowitz Nadine
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343150963
Qu'y a-t-il de commun entre la rue du Petit Musc, dans le Marais, et les terrains vagues de Nanterre - lieux de nulle part où ont échoué de vieux wagons désaffectés, non loin des ruines d'une gare dont les murs sont souillés de graffitis sanglants ? Qu'y a-t-il de commun entre la vie cossue d'une fille de notaire et l'existence de cette autre fillette qui vit avec sa grand-mère, non loin des bidonvilles ? Ce qui réunit ces deux mondes opposés, c'est d'abord et avant tout la magie de l'enfance, qui ne connaît pas les barrières sociales. Elles se dresseront cependant, telles les tours menaçantes de La Défense qui poussent inexorablement. Et elles conduiront au drame dont sera victime l'artiste adoré par Viviane, et abhorré par Hélène, prisonnière de sa jalousie... Nelson, le berger malinois que l'on voit s'éloigner de ce nouveau quartier de l'Ouest parisien pour rejoindre le 4e arrondissement, ne jouera pas un rôle mineur dans ce conte qui se situe à la charnière de deux genres, et de deux époques. Souvenir et avenir, en quelque sorte, que ces deux univers poétiques dont le contraste est bien mis en valeur par l'auteur.
Résumé : Quelque part dans l'inachevé... Comment mieux saisir que par cette phrase de Rilke, l'insaisissable Jankélévitch. Un philosophe qui ressemble à un poète. Un écrivain qui est un musicien. Stimulé par les questions de Béatrice Berlowitz, il entrouvre enfin son domaine ; celui de l'impalpable, de l'étincelle fugace, du vague à l'âme, de la nostalgie ; il laisse s'épancher le monde secret qui habite au coeur de son o-euvre. On parle d'amour et d'humour, de musique et de silence, de morale et de politique, de réminiscences et d'innocence. Le lecteur s'apercevra vite que ces entretiens, ce dialogue, sont tout le contraire de ce que produit de nos jours le magnétophone, instrument trop précis, trop fidèle et pour tout dire vulgaire. Il s'agit d'un livre écrit, ce qui garantit une plus haute fidélité, et peut-être bien une oeuvre d'art.
Un soir glacial de novembre 1942, à Bruxelles, la maison où vit la famille de Mindele, alors âgée de 4 ans, est investie par la Gestapo. Son père s'enfuit avec elle par les toits. Sa mère, ses frères et soeurs sont arrêtés puis déportés vers les camps de la mort dont ils ne reviendront pas. Mindele est recueillie et protégée dans un couvent puis à la campagne chez trois soeurs. A la fin de la guerre, il y aura les retrouvailles, difficiles, avec un père qu'elle a oublié et dont elle ne comprend plus la langue, le yiddish. Quelques années plus tard, ils partent pour l'Amérique. Mindele a 12 ans. Une nouvelle vie commence, d'abord dans la misère et le désarroi absolu. Elle connaîtra ensuite l'explosion de liberté - avec ses pièges et ses désillusions - qui caractérise un New York en pleine effervescence. Plus tardivement dans sa vie, elle entreprendra des recherches sur sa propre famille qui la mèneront au Brésil et en Israël, et la feront retourner en Belgique sur les lieux de son enfance. L'ouvrage décrit le processus, long, périlleux, douloureux, chaotique souvent, de la construction de soi. Ce récit, que tissent les réminiscences, l'imagination aussi bien que les données objectives, raconte la difficulté à trouver sa place dans l'Europe d'après-guerre ainsi qu'à New York dans les années 50, pour les personnes déracinées, puis l'ouverture des possibles. Il dit le sentiment insondable de la perte et l'inextinguible volonté de vivre.
Les Tribulations d'une Parisienne font suite à Des Frontières et des rêves. On retrouve ainsi les trois personnages dont les existences se rejoignent dans celle de l'auteur : le beau légionnaire italien, le distingué amant d'origine anglaise, et enfin le médecin aventurier au sang russe. Si Nadine Berkowitz fait confluer avec talent ces trois destins, elle sait aussi restituer le contexte social et historique des années 1961 à 1971.
Cela ressemble d'abord à une méprise. A un grain de sable qui vient troubler le rituel immuable et nocturne des joueurs de poker. Un mécanisme qui tue et semble se nourrir de sa propre violence... Pierre Barski n'y comprend rien. Il est dans l'oeil d'un cyclone qui semble défier la logique et décimer ses proches. Là où l'on jouait tranquillement aux cartes sur tapis vert, d'autres pratiques s'instaurent. Les cadavres s'accumulent. Pierre Barski se doit de comprendre. Pas facile lorsqu'il faut en plus, le jour, s'occuper d'un enfant de quatre ans. Daniel Berkowicz est également l'auteur de Furies freudiennes, paru chez Denoël sous le pseudonyme de Henri Borce.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.